“Qu’est-ce qu’on attend?”, à Bruxelles, Charleroi, Liège et Namur

Ce lundi 22 mai, au “Caméo”, à Namur, et ce mardi 23, au “Cinéma Le Parc”, à Liège, à 20h, projections, en avant-première, d’un long-métrage soutenu par près de 60 partenaires en Wallonie et à Bruxelles:Quest-ce qu’on attend?” (Marie-Monique Robin/ Fra./2016/119′), suivies d’une rencontre avec la réalisatrice. A noter que, dès 19h, tant à Namur qu’à Liège (où un apéritif de bienvenue sera offert par “Al’Binète”), les spectateurs auront accès à divers stands associatifs, dans le hall des deux cinémas. Soulignons encore que deux autres avant-premières sont programmées, à Bruxelles, au “Cinéma Vendôme”, le mercredi 24, à 20h15, en présence (probable) de la réalisatrice et du Maire d’Ungersheim, ainsi qu’à Charleroi, au “Cinéma Quai 10”, le mecredi 31, à 20h30, une projection qui sera suivie d’un débat intitulé: “N’ayez pas peur! Bienvenue en transition …”, animé par François-Olivier DEVAUX, de l’asbl « Réseau Transition »

 Synopsis“Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ?
C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. ‘Qu’est ce qu’on attend?’ raconte comment
une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole, en décidant de réduire son empreinte écologique. Le processus politique et la manière d’atteindre le changement de société sont au coeur du film.”
(c) Pierre Kroll
Pour “Les Grignoux”, qui distribue, ici, son premier film, il s’agissait d’offrir une suite à l’expérience extraordinaire vécue avec “Demain” (Cyril Dion & Mélanie Laurent/Fra./2015/118′).

Réalisatrice du documentaire “Le monde selon Monsanto” (Fra.-All.-Canada/2008/108′),  Marie-Monique Robin s’est intéressée, dans “Qu’est-ce qu’on attend?”, au village d’Ungersheim, déjà connu au-delà des frontières de l’Alsace pour son autonomie énergétique et sa démarche volontariste vers la transition.

Tourné durant les quatre saisons de 2015, année cruciale ayant vu l’aboutissement de la quasi totalité d’un programme de transition, ce film – rendant hommage à des élus locaux, habités d’une vision, qui savent mobiliser l’enthousiasme de leurs concitoyens – peut inspirer chaque territoire (communes rurales ou quartiers urbains). De la transition au quotidien, ce documentaire montre le bonheur et la fierté d’agir ensemble pour cette grande cause universelle qu’est la protection de la planète.

Rob Hopkins, enseignant britannique, fondateur du mouvement des villes en transition, auteur de quatre ouvrages s’y référant, déjà présent dans “Demain”, nous revient, ici, pour évoquer cette commune, à l’ “expérience unique au monde”, championne des initiatives, nous racontant comment ce village d’Alsace, de 2 200 habitants, s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole, en décidant de réduire son empreinte écologique. À l’initiative de sa municipalité, Ungersheim a lancé en 2009 un programme

Réalisatrice du documentaire “Le monde selon Monsanto” (Fra.-All.-Canada/2008/108′),  Marie-Monique Robin s’est intéressée, dans “Qu’est-ce qu’on attend?”, au village d’Ungersheim, déjà connu au-delà des frontières de l’Alsace pour son autonomie énergétique et sa démarche volontariste vers la transition.

Tourné durant les quatre saisons de 2015, année cruciale ayant vu l’aboutissement de la quasi totalité d’un programme de transition, ce film – rendant hommage à des élus locaux, habités d’une vision, qui savent mobiliser l’enthousiasme de leurs concitoyens – peut inspirer chaque territoire (communes rurales ou quartiers urbains). De la transition au quotidien, ce documentaire montre le bonheur et la fierté d’agir ensemble pour cette grande cause universelle qu’est la protection de la planète.

Rob Hopkins, enseignant britannique, fondateur du mouvement des villes en transition, auteur de quatre ouvrages s’y référant, déjà présent dans “Demain”, nous revient, ici, pour évoquer cette commune, à l’ “expérience unique au monde”, championne des initiatives, nous racontant comment ce village d’Alsace, de 2 200 habitants, s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole, en décidant de réduire son empreinte écologique. À l’initiative de sa municipalité, Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé «  21 actions pour le 21ème siècle », englobant tous les aspects de la vie quotidienne: l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école.

Mais comment évoquer ce village, situé à 15 km de Mulhouse, dans le sud de l’Alsace, sans commencer par décrire celui qui y porte le projet de transition, leur Maire, depuis 1989, Jean-Claude Mensch? Fils de mineur, il a rejoint la mine à 17 ans et y a passé 35 années de sa vie professionnelle. Durant sa carrière d’ouvrier, alors militant au sein du syndicat français “CGT” (“Confédération générale du Travail”), il s’est toujours opposé, pour le bien commun, aux grands projets inutiles envisagés dans sa région. Ayant mené le   combat contre la centrale nucléaire de Fessenheim, il   n’est affilié, aujourd’hui, à aucun parti politique, même si l’écologie, confie-t-il, « c’est toute ma vie ». Visionnaire – aimant citer Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948): « L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul » –, il sait rassembler et motiver, étant considéré comme le «  père  » du programme de transition.

Avec l’engagement  de ses concitoyens, il a réussi à relocaliser la production alimentaire, réduisant ainsi la dépendance au pétrole, assurant la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, créant une centaine d’emplois. Aussi, depuis 2005, la commune a économisé 120.000€, en frais de fonctionnement et réduit ses émissions directes de gaz à effet de serre de 600 tonnes par an, sans jamais eu à devoir augmenter ses impôts locaux, l’économie locale étant soutenue par une monnaie complémentaire, créée en 2013, adossée à l’Euro, dénommée: le “radis”Son utilisation dans les commerces ou les entreprises locales permet de stimuler l’économie de la commune, en encourageant la consommation et la production de proximité, les familles utilisant cette unité monétaire pour payer les activités en centres de loisirs ou parascolaires bénéficiant d’une réduction de 25% sur les prix affichés. Quant aux producteurs et commerçants locaux, ils offrent une réduction de 10% aux habitants payant en “radis”.

Ces économies commencèrent avec “Richelieu”, … un cheval, solide Hongre de Trait Comtois, rejoint, en 2015, par “Kosak”, coqueluches des enfants, assurant le transport scolaire (économisant, ainsi, 4.600 kms en voiture), des travaux agricoles, l’arrosage des pelouses, la collecte des sacs et des déchets recyclables, la présence active de ces deux chevaux ayant créé deux emplois.

Devenue la plus grande centrale photovoltaïque d’Alsace, installée sur une friche industrielle de quatre hectares, avec une capacité de 5,3 mégawatts, elle fournit, aujourd’hui, de l’électricité, hors chauffage, pour 10.000 habitants.

Pour arriver à de pareils résultats, dès 2009, ce village instaure la démocratie participative, pierre angulaire du programme de transition d’Ungersheim. Ainsi, quelque quatre-vingts habitants se réunissent régulièrement pour envisager ensemble le « village de demain ». On y parle de « pic pétrolier », de « dépendance énergétique », de « réchauffement climatique », d’ « emplois », et de « résilience », c’est-à-dire l’autonomie et la capacité à réagir aux crises. Pour déterminer et suivre les projets, la municipalité a créé des commissions consultatives, composées de citoyens et d’élus, qui orientent la politique de la commune. C’est ainsi que le contrat qui liait le village à la “Lyonnaise des Eaux” a été interrompu, pour créer une “Régie municipale”, ce qui a entraîné une baisse de la facture de 20% pour les usagers.

Marie-Monique Robin
(c) Solène Charasse

Marie-Monique Robin, répondant aux questions d’un collègue des “Grignoux”, confiait aux lecteurs de leur site: “J’ai réalisé, pour ‘Arte’ , ‘Sacrée Croissance’ (Fra./2013/93’/ndlr), un documentaire questionnant sur le dogme de la croissance économique illimitée, tourné dans sept pays, mais  qui n’incluait pas la France. Dès lors,  informée de l’existence de l’initiative de la municipalité d’Ungersheim, j’ai décider d’y consacrer un long-métrage. Par mon dernier documentaire, ‘Qu’est-ce qu’on attend?’,  j’ai envie de convier les citoyens et citoyennes à venir voir et entendre ce conte des temps modernes, qui montre que tout n’est pas perdu et qu’une autre voie est possible ici et maintenant. J’ai envie aussi de les inviter à s’enfoncer dans un fauteuil et l’obscurité pour plonger littéralement dans ce récit porté non plus par mon commentaire, mais par la voix même de ceux et celles qui écrivent ce que pourrait être le futur et que j’appelle les ‘lanceurs d’avenir’.”

A voir, assurément! Sites: www.grignoux.be/questcequonattend et www.mairie-ungersheim.fr/villageen-transition/les-21-actions … Et pour poursuivre notre réflexion, signalons la publication d’un livre éponyme, édité par “La Découverte”.

Yves Calbert (avec de larges extraits de textes des “Grignoux”).

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