« Exploration du Monde »: « La Passion d’Angkor », jusqu’au 11 Décembre

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Après l’Amérique du Sud, objet d »un récent article, pourquoi ne pas nous rendre en Asie, par la magie d’ « Exploration du Monde », qui, dans son cycle « Découvertes », nous propose: « La Passion d’Angkor / Cambodge – Thaïlande – Laos », une ciné-conférence deFrançois Picard, jusqu’au 11 décembre.

 

 

Succédant à un duo de Canadiens, voici donc un français, qui nous présente partiellement une ancienne colonie française, … l’Indochine, dont l’actuel Cambodgefaisait partie, à l’opposé du Prathet Thaï (Royaume de Thaïlande, depuis 1939), qui, quoique pays frontalier, a toujours pu protéger son indépendance de tout pays européen, différents Royaumes se succédant, tels ceux de Sukkothaï ou d’Ayuttaya, l’appellation « Siam » n’ayant jamais été, historiquement, acceptée par lesThaïlandais, vu qu’elle avait été créée par leurs ennemis khmers. Par ailleurs, notons que c’est le Royaume d’Ayuttaya qui, en 1431, fit tomber Angkor. Pour autant, lacivilisation khmère survit, éblouissante, et bien au delà des vestiges monumentaux, comme nous le démontre si bien François Picard.

Après des études en économie à la Sorbonne, il poursuit sa formation à l’école de journalisme du « CELSA » Paris-Sorbonne, axée sur le développement des compétences culturelles et professionnelles, avant de réaliser nombre de reportages, notamment en Géorgie, en Irak et au Kosovo, et de tourner des documentaires, aujourd’hui coproduits par des télévisions françaises, dans différentes régions de l’Asie, au Brésil, en Russie et en Ukraine.

 

Mais revenons à Angkor, qui, au 13è siècle, fut reconnue comme étant la plus grande ville du monde, ses religions, ses arts et sestraditions rayonnant alors sur une vaste région. Abandonnée à la jungle, durant un demi millénaire, ce sont des explorateurs français qui découvrirent ses ruines au 19ème siècle.

 

Le film dévoile à quel point la richesse des vestiges de l’Empire khmer est à la mesure de l’orgueil de ses rois … Découvrons donc, avec François Picard, les mystères qui entourent encore cette brillante civilisation.

Partons donc, sur l’écran, à la rencontre des archéologues, architectes ouhydrauliciens qui s’attachent à lui redonner toute sa splendeur et à en révéler la puissance, en n’oubliant pas qu’à l’époque, le royaume khmer allait bien au delà des frontières d’Angkor…

Angkor Vat (Temple d’Angkor, en français), plus grand édifice religieux au monde, principal site archéologique du Cambodge – sis près de la ville de Siem Reap, dans les forêts au nord du lac de Tonlé Sap -, nous devons plutôt parler du Bayon (du pâli Véjayant, désignant le « palais céleste du dieu Indra », dont il se veut être le reflet terrestre), le temple central de l’ancienne ville d’Angkor Thom, capitale des souverains khmers, le Roi Jayavarman VII (1120-1218) ayant commandé sa construction au début du 13ème siècle.

 

Sa décoration est d’une exceptionnelle richesse, à l’apogée de l’art bouddhique mahayana, sachant que ce temple, d’abord dédié à Bouddha, le fut ensuite à l’hindouisme, vers 1350. Flanqué de ses 50 tours recouvertes de visages, il restera à jamais le joyau de l’Empire khmer, figurant, depuis 1992, sur la « Liste du Patrimoine mondial de l’ UNESCO ».

Depuis que des explorateurs du 19è siècle ont découvert ses temples en partie abandonnés à la jungle, l’Occident est envoûté par cette fabuleuse civilisation.  Naissance, apogée lumineux, déclin mystérieux: revivons sa fascinante histoire et succombons nous aussi à la passion d’Angkor !

 

Richesse de lastatuaire, grandeur de l’architecture, mystère d’immenses tours à visages… tous ceux qui s’intéressent au legs de ceroyaume succombent à la passion qu’il suscite. En outre, s’attachant au présent, ce reportage nous montre comment, au milieu des ruines, lesBouddhistes redonnent vie aux pierres lors de cérémonies religieuses. Aussi, au sud du Laos, une tradition pré-angkorienne renaît de ses cendres: le théâtre d’ombres, qui nous montre une fois encore combien l’Empire d’Angkorcontinue de rayonner par tout ce qu’il a légué. Les siècles ont passé mais lapassion, elle, demeure.

Suivons donc François Picard, qui nous fait partager l’émotion des premiers explorateurs et sillonne son territoire où l’eau, le grès et la végétation s’étreignent ou s’entre-tuent parfois. À travers ses rencontres, il redonne vie aux forêts de pierre et met en lumière nombre de traditions héritées des temps glorieux, tentant de lever le voile sur les mystères qui entourent encore cette brillante civilisation.

Dernières séances prévues, en novembre, à la « Salle paroissiale » d’Andenne, le vendredi 18, à 15h.; au « Centre Culturel » de Jette, le jeudi 17, à 14h.30; à la « Ferme d’Holleken » de Linkebeek, le vendredi 25, à 16h. & 20h.30; à la « Cité Culture » de Laeken, le dimanche 27, à 15h.; à l’ « Espace Cadol » de Koekelberg, le mercredi 30, à 14h.30; ainsi qu’en décembre, à la « Salle des Mariages » de Mont-St.-Guibert, le dimanche 04, à 15h.; au « Centre Culturel » de  Woluwe St.-Pierre, le dimanche 11, à 15h. Pour la programmation complète et tout renseignement sur l’actuelle saison, consultez le site:  http://www.explorationdumonde.be. Pour en connaître davantage sur Angkor, rendez-vous sur le site:  http://www.angkor-planet.com.

Yves Calbert, avec des extraits de textes d’ « Exploration du Monde » / Photos: (c) Cécile Clocheret & François Picard.

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