Willy Borsus : « CETA : La majorité PS-cdH joue un jeu politicien dangereux au détriment de notre économie »

Le Ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l’Agriculture et de l’Intégration sociale Willy BORSUS s’étonne de la décision de la Région wallonne en ce qui concerne le CETA : « Le traité commercial avec le Canada est l’accord le plus abouti du genre à ce jour. Il s’agit d’un accord extrêmement intéressant. Il contribuera à générer de la croissance et des emplois en stimulant les exportations, en réduisant le coût des importations dont les entreprises ont besoin pour fabriquer leurs produits, en offrant un choix plus large aux consommateurs tout en maintenant les normes strictes de l’UE. La Majorité PS-cdH joue avec le feu et utilise ce dossier à mauvais escient et isole ainsi la Belgique au niveau européen. Un jeu politique très dangereux qui va mettre en difficulté nos propres entreprises, nos agriculteurs, et tous les Belges en général. »

La Région wallonne dit craindre pour ses appellations d’origine contrôlées… Or le fédéral n’a reçu de la Région wallonne AUCUNE demande pendant les négociations. Une preuve de plus qu’il s’agit d’un dossier politique instrumentalisé pour de mauvaises raisons.

Et le Ministre d’ajouter : « Vendre des armes à l’Arabie saoudite via la FN d’Herstal que la Région wallonne détient à 100%, ok, mais développer nos exportations avec un pays ami où les missions économiques parlementaires et gouvernementales se bousculent et se succèdent depuis ces 30 dernières années, c’est non ? Quelle est la logique ? »

Le CETA est primordial pour nos PME

Croissance et emplois : le CETA contribuera à générer de la croissance et des emplois en stimulant les exportations, en réduisant le coût des importations et en offrant un choix plus large aux consommateurs.
Suppression des droits de douane : le CETA va éliminer la quasi-totalité (+ 99%) des droits à l’importation, ce qui devrait permettre aux exportateurs européens d’économiser quelque 500 millions d’euros par an.
Services : les PME européennes pourront accéder au marché canadien des services et des investissements. Elles pourront fournir des services postaux, des services de télécommunications et des services de transport maritime.
Accès aux marchés publics : l’accord permettra aux entreprises européennes de participer à des marchés publics au Canada, à tous les niveaux de gouvernement, fédéral, provincial et local/municipal et l’on sait que les niveaux provinciaux et locaux représentent une large part des dépenses publiques au Canada. Les entreprises européennes seront les premières à obtenir un tel niveau d’accès aux marchés publics canadiens. Aucun autre accord international conclu par le Canada n’offre de telles possibilités. Il s’agit donc là d’une grande victoire européenne.

Pour rappel, le commerce bilatéral UE/Canada représente 63.5 milliards € en 2015… Il s’agit d’une source d’opportunité indéniable pour nos entreprises et pour certains secteurs agricoles.

Nos normes pas en cause

Beaucoup de désinformation circule au sujet des normes. Or ce qui est interdit aujourd’hui le restera demain et nous resterons maitres d’en interdire d’autres. Il sera impossible de reconnaitre des normes techniques canadiennes qui sont contraires à nos législations et ce d’autant plus que les mécanismes européens de surveillance visant à garantir l’application de nos législations resteront d’application

Le CETA, ce n’est pas le TTIP

Dans le cadre du CETA, nous disposons d’un document de 1.500 pages. Les négociations sur le CETA sont finalisées et terminées sous la précédente législature (septembre 2014) alors que le TTIP est actuellement au stade très laborieux des rounds de négociations. Les contextes et réalités du CETA et d’un éventuel TTIP sont totalement différents.

Rappelons enfin que l’AWEX s’est prononcée favorablement au CETA. Ce n’est pas étonnant vu que pour l’UE, le Canada est le 12ème partenaire commercial et le 4ème investisseur étranger…
3.230 entreprises belges exportent vers le Canada et 2.102 entreprises manifestent des signes d’intérêt pour ce marché.

Willy Borsus conclut : « Pour nos entreprises, nos PME et pour l’emploi, la Région wallonne se tire aujourd’hui une balle dans le pied. »

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