Vingt ans de la Convention pour l’interdiction des armes chimiques

Vingt ans de la Convention pour l’interdiction des armes chimiques : Didier Reynders appelle les quatre États restants à adhérer à la convention
La Convention pour l’interdiction des armes chimiques est entrée en vigueur le 29 Avril 1997. Vingt ans plus tard, elle reste la seule convention qui rend illicite une catégorie entière d’armes de destruction massive tout en faisant vérifier cette interdiction par l’entremise d’un régime de vérification. A ce jour, 192 pays ont rejoint la convention.

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders appelle les quatre États restants (Corée du Nord, Soudan du Sud, Egypte et Israël) à adhérer à la convention et à détruire, sous un contrôle international, leurs éventuels stocks d’armes chimiques. Les armes chimiques ne peuvent pas être utilisées : par personne, en aucun cas et sous aucun prétexte.

Les résultats de la convention sont impressionnants. 95% des armes chimiques déclarées ont été détruites. Le respect de la convention est contrôlé par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, qui peut effectuer des inspections dans des entreprises du secteur chimique ainsi que dans d’autres installations. L’Organisation a reçu le prix Nobel pour la paix en 2013.

Malheureusement, la tâche reste inachevée. Des armes chimiques ont été utilisées ces dernières années en Irak et en Syrie. Didier Reynders estime qu’il est inacceptable que le gouvernement syrien, qui a adhéré à la convention en 2013, aie depuis lors – comme démontré par l’enquête des Nations Unies et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques- utilisé des armes chimiques contre son propre peuple. Le ministre soutient la continuation des enquêtes de ces organisations, y compris celle sur l’attaque au gaz sarin du 4 avril dans Khan Sheikhoun. Les responsables de ces crimes barbares doivent être traduits en justice.

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