Un Saxophone géant de Dinant à la Nouvelle Orléans

 

 

Le Saxophone géant offert
à New Orleans                          (c) « L’Avenir »

Le 5 avril 2018, à l’occasion du tricentenaire de sa ville, le Maire de La Nouvelle-Orléans, Mitchell J. Landrieu, a reçu un saxophone géant, de plus de trois mètres de long, réplique de ceux qui ornent le pont Charles de Gaulle, à Dinant.

Le Saxophone Souvenir offert au Maire
(c) « La Province »

… Et si bien peu d’Américains savent que le saxophone fut créé par un Dinantais, Adolphe Sax (Dinant 1814- Paris 1894), son instrument étant breveté à Paris, le 21 mars 1846, le Maire de la Ville où naquit le jazz, tint à souligner, au micro, devant une vingtaine de personnalités politiques belges, que « La forme d’art originale que nous avons amené est le jazz mais cela n’aurait pas été possible sans l’intervention d’autres personnes. Sans Adolphe Sax, il n’y aurait jamais eu Lee Allen, Herb Hardesty, John Coltrane, Charlie Parker, et bien d’autres. Cela nous a permis de devenir ce que nous sommes. Merci la Belgique, nous vous sommes reconnaissants et nous serons toujours amis. »

R. Fournaux, D. Mathen & M. Prévot                  (c) « L’Avenir »

De son côté, Denis Mathen, Gouverneur de la Province de Namur, rappela aux invités : « C’est une idée qui est née en avril 2015 et elle est aujourd’hui devenue réalité », Maxime Prévot, Bourgmestre de la Capitale de la Wallonie (jumelée avec une autre ville Louisianaise, La Fayette) déclarant : « Il ne faut pas oublier notre culture francophone en Louisiane… C’est un lien de connexions et d’émotion… En plus d’être un excellent partenaire de la Wallonie, la Louisiane a ainsi contribué à offrir ses lettres de noblesse au saxophone à travers le jazz… »

Bien sûr, Richard Fournaux, Bourgmestre de Dinant, se devait d’être présent, ayant ses bons mots, à l’égard de son collègue namurois : « Namur est une petite ville du bord de Meuse par laquelle on passe pour aller à Dinant, disait Victor Hugo… », ajoutant qu’il serait heureux d’accueillir ses «amis louisianais» dans la cité des Copères, à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau saxophone géant, qui sera décoré aux couleurs de La Nouvelle-Orléans.

Le « Musical Legends’ Park »                                  (c) « L’Avenir »

Quant au saxophone géant offert à New Orleans, il côtoie, désormais, des statues de jazmen américains, dont Fats Domino (1928-2017), dans l’enceinte du « Musical Legends’ Park », sis au sein du Quartier français, sur la célèbre Bourbon Street.

Réalisé à Houyet, à l’image de la Louisiane, de Namur et d’Adolphe Sax, ce saxophone – commandé par l’ « Association internationale Adolphe Sax », sur une idée de l’échevine namuroise Anne Barzin – est l’oeuvre de Dimitri Perpète, décorateur de tous les saxophones géants présents à Dinant, sur le pont Charles De Gaulle.

(c) « La Province »

Pour décorer le présent saxophone géant, Dimitri Perpète, davantage habitué à décorer des casques de coureurs automobile, consacra une soixantaine d’heures de travail, sachant que le saxophone géant étant en bois, il dût le  poncer, avant de le peindre avec des pochoirs, chaque couleur devant sécher avant qu’il ne puisse apposer la suivante et les couches de vernis. En outre, il est l’auteur des fidèles répliques, de 50 cm de hauteur, qui furent offertes, en souvenirs de l’événement, notamment à Mitchell J. Landrieu, lMaire de La Nouvelle Orléans.

Frédéric Laloux, directeur exécutif de « NEW » (« Namur-Europe-Wallonie »), nous confiait, avant l’envoi de ce  saxophone géant : « Il est transporté en deux parties dans un coffrage en bois spécialement préparé pour répondre aux imposantes dimensions de cet instrument et préserver sa sécurité durant son transport. »

Frédéric Laloux et Dimitri Perpète                      (c) « RTBF »

De fait l’ancien Secrétaire d’Etat namurois, Président de l’asbl « Namur-Lafayette« , était en charge tant de la logistique du bref séjour de la délégation belge à New Orleans, que de l’acheminement de cet instrument statufié, d’un poids de 50 kilos (90 kilos en incluant son coffrage), de Houyet jusqu’à l’aéroport de Liège, avant son envol pour La Nouvelle Orléans.

Adolphe Sax
Steve Houben (c) « ORCW »

 

 

 

 

 

 

Soulignons encore qu’au sein de la délégation belge, nous trouvions le Liégeois Steve Houben, qui, ayant étudié au « Berklee College of Music », de Boston, dans les années ’70, créa un séminaire de jazz, au « Conservatoire royal de Liège », qu’il dirigea de 2012 à 2015, après avoir été élu à l’ « Académie royale de Belgique », en 2010. Ayant joué au sein de différents groupes, il s’était déjà produit au « Festival de Jazz », à Lafayette, mais se produisait pour la première fois dans la capitale mondiale du jazz, apportant une touche musicale contemporaine belge à cet événement tout à la gloire du saxophone et de son créateur, le Dinantais Adolphe Sax

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

au moins une fois par an, je me retrouve à jouer du Dixieland dans le cadre du lætare de Stavelot. Je ne suis pas un spécialiste du genre mais j’en mesure suffisamment la force. La force des origines.

 

 

Vous-même, vous avez donné une master class, soit une leçon de musique, ici à La Nouvelle-Orléans.

Oui, c’était pour les élèves de l’école Nocca (NDLR New Orleans Center for Creative Arts). Ayant été prof à Bruxelles, j’apprécie ce genre d’expérience, ces échanges pédagogiques. Mais je n’ai bien sûr rien à expliquer aux Américains. Le jazz reste leur musique.

 

MAGALI VERONESI

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire