Système de pension à points du gouvernement Michel



Système de pension à points du gouvernement Michel : l’incertitude sur toute la ligne
A l’occasion du Comité national des pensions (CNP) de ce 15 septembre, 1200 militants de la FGTB se sont réunis afin de faire entendre l’insatisfaction grandissante des travailleurs. Le CNP se penchait aujourd’hui sur le système à point que le gouvernement Michel souhaite introduire. Pour la FGTB, ce système à points est synonyme de recul social et de grande insécurité.

Après le relèvement de l’âge de la pension, le démantèlement des périodes assimilées, le saut d’index, la suppression du bonus pension et la limitation de l’enveloppe bien-être, le gouvernement souhaite maintenant instaurer un système à points pour les pensions. Un système à points qui remet en cause les conditions d’accès à la pension et à cause duquel le montant des pensions sera rendu incertain. Impossible de savoir à l’avance à combien s’élèvera votre pension.
Le système à points pour les pensions : 0/10
Avec le système à points que le gouvernement souhaite introduire, le travailleur épargne, tout au long de sa carrière, des points sur la base desquels sa pension sera calculée. Ce système engendre des incertitudes et représente un réel recul social :
• Le gouvernement déterminera chaque année lui-même le montant de pension perçu pour chaque point. L’économie se porte mal ou le budget est dans le rouge ? Les points vaudront moins.
• L’âge de la pension est automatiquement relevé. Le travailleur ne connaitra la date de son départ à la pension que deux ans à l’avance.
• Le gouvernement pourra également modifier le nombre de points accordés au travailleur incapable de travailler en raison d’une maladie, d’un accident, d’un crédit-temps ou d’une période de chômage.
• Une fois à la retraite, le gouvernement pourra geler les pensions pendant des années afin de redresser le budget de l’État.
• Pour le gouvernement, il s’agit d’un moyen « d’harmoniser » les régimes de pension des salariés, fonctionnaires et indépendants. Cela signifiera en réalité la diminution des pensions du service public sans pour autant revaloriser les pensions des autres travailleurs.
Il existe une autre solution : la pension garantie
Par le biais de son action, la FGTB souhaite marquer son désaccord avec ce projet et proposer une alternative concrète en matière de pensions. La prétendue concertation au Comité national des pensions sera l’objet d’un débat lors du comité fédéral de la FGTB qui se tiendra le 26 septembre prochain.
Les travailleurs ont le droit d’avoir la garantie d’une pension digne et juste pour chacun d’entre eux. Cela signifie :
• une pension de 1.500 € minimum ;
• sur la base de 75% du salaire moyen ;
• grâce à un financement alternatif via les revenus des capitaux.

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