Soupçons de corruption à l’ISPPC : l’intérêt public doit primer sur l’intérêt privé !

Soupçons de corruption à l’ISPPC : l’intérêt public doit primer sur l’intérêt privé !
Quelque temps après l’affaire Publifin, de nouvelles révélations secouent le Pays de Charleroi avec des soupçons de corruption et de détournement d’argent public dans un hôpital public de la région. « Un service public tel qu’un hôpital public doit être dirigé par des gens qui servent réellement l’intérêt public plutôt qu’eux-mêmes. Dès le mois de février, des révélations ont concerné Philippe Lejeune, le directeur général des hôpitaux de l’ISPPC. Sa double casquette, l’illégalité de son salaire confirmé par un bureau d’avocats et maintenant la possible utilisation des cuisines à des fins privées, cela fait beaucoup », explique Sofie Merckx, conseillère communale PTB à Charleroi. Pour la représentante du parti de gauche, « il est temps que l’éthique en politique revienne au centre du débat ».
L’ISPPC est une structure très importante et très grande. 5000 membres du personnel y travaillent. Cela représente un chiffre d’affaires de plus de 400 millions d’euros par an. « Cette structure doit être gérée comme un bon service public : de façon transparente, éthique et sociale. Nous saisirons le conseil communal du 29 mai prochain pour en débattre. La Ville de Charleroi via ses multiples mandataires a une responsabilité importante dans la gestion de l’ISPPC », lance la conseillère communale PTB, Sofie Merckx. « La position du directeur semble intenable dans la situation actuelle. Une prise en main ferme par le ministre de tutelle semble nécessaire. Nous demandons aussi un remaniement du conseil d’administration. Tous les partis d’opposition ainsi que les représentants du personnel doivent être admis dans celui-ci. »
Si les révélations anonymes se confirment, elles nous renvoient vers les affaires qui ont secoué la région de Charleroi il y a plus de 10 ans. Pour Sofie Merckx, il y a urgence : « alors qu’on nous avait promis que tout cela n’existait plus, on parle ici à nouveau de possibles trucages des marchés publics, d’abus de biens sociaux à des fins privées… Nous demandons que la lumière soit faite au plus vite. »
Ces révélations sont d’autant plus choquantes qu’elles portent un coup dur à l’image et au rôle social de l’hôpital public qu’est l’ISPPC. « Des sommes à hauteur de 800.000 € récupérés chez des patients ayant du mal à payer leurs factures n’auraient même pas été reversées à l’ISPPC. Tous les jours, je côtoie des patients qui ont du mal à payer les frais d’hospitalisation. Si cela se confirme, ce vol d’argent public est une injure faite à tous ceux qui ont dur à payer leurs soins de santé ainsi qu’à ceux qui, à l’intérieur de l’hôpital, se battent pour faire de cet établissement hospitalier un service public, social et de qualité à la population », fait remarquer amèrement Sofie Merckx.
PTB

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