Restructuration du monde bancaire

Restructuration du monde bancaire : la Région bruxelloise demande l’application de l’accord de coopération de 2005 concernant la mobilité interrégionale des chercheurs d’emploi

Les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemblent malheureusement dans le monde bancaire. Ce lundi 3 octobre, ING a annoncé son intention de procéder à un licenciement collectif. Pas moins de 3.158 équivalent temps plein sont directement concernés tant au siège que dans les 709 agences de la Banque.
Bruxelles risque d’être particulièrement touchée puisqu’historiquement, la Région bruxelloise est le siège des entreprises bancaires qui occupe quelques 30% de Bruxellois.
« En tant que Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle à Bruxelles, je souhaite mobiliser sans tarder tous les acteurs publics autour de la situation d’ING mais avec une vision plus large incluant les autres entreprises du secteur bancaires qui vont ou pourraient suivre le même processus, explique Didier Gosuin. Dès lors, dans les jours qui viennent, nous allons solliciter les Ministres et acteurs wallons et flamands de l’emploi et de la Formation professionnelle en application de l’accord de coopération de 2005 concernant la mobilité interrégionale des chercheurs d’emploi. Objectif : constituer la cellule de crise en vue de l’établissement d’un plan d’urgence social de reclassement de travailleurs victimes d’un licenciement collectif ».
Pour rappel, cet accord de coopération a été signé par tous les pouvoirs – Régions et Communautés – suite à la faillite de la Sabena. Son objectif : coordonner les actions et les intervenants pour assurer une reconversion aux victimes attendues.
Depuis plusieurs mois, nous faisons face à une évolution majeure du secteur bancaire sur fond de deux enjeux :
1. le secteur bancaire opère une mutation numérique et digitale qui a des conséquences sur l’emploi ;
2. le secteur bancaire, pour réduire ses coûts dans un contexte financier tendu, fait malheureusement du facteur humain la seule variable d’ajustement.

La combinaison de ces deux enjeux donne un résultat effroyable en matière d’emploi.
Dans ce cas, comme d’autres, la procédure de la Loi Renault est enclenchée. Un travail entre la direction d’ING et les interlocuteurs sociaux est initié. Sans tirer de conclusions hâtives, il va falloir attendre l’issue des négociations entre la direction d’ING et les interlocuteurs sociaux mais ce seront, sans doutes, les leviers habituels qui seront actionnés.
« Nous ne resterons pas dans l’inaction et nous n’attendrons pas la phase de notification du licenciement collectif. Si le secteur fait face à sa restructuration, nous devons penser aux membres du personnel qui seront concernés », conclut Didier Gosuin.

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