Régionalisation du bail

Régionalisation du bail : Tout n’est pas perdu, le PTB dépose une trentaine d’amendements
Le PTB a déposé une trentaine d’amendements pour modifier la proposition d’ordonnance sur le bail. Une série de ces amendements relaient des revendications portées par le monde associatif bruxellois actif sur la thématique du logement.
Avec la régionalisation du bail, le gouvernement bruxellois peut prendre des mesures concrètes pour lutter contre l’explosion des loyers. Mais la Ministre du logement, Céline Frémault (cdH), présente une ordonnance qui rate complètement sa cible. Pire, elle va même faire reculer le droit au logement. Il sera dès à présent légal d’exiger des documents tels que les fiches de salaire ou la composition de ménage. Une porte ouverte à plus de discrimination contre les ménages à bas revenus ou contre les familles monoparentales. Les baux à courte durée seront facilités. C’est un peu comme si on généralisait les contrats à durée déterminée -CDD- sur le marché du travail : de quoi précariser les travailleurs.
La bonne nouvelle, c’est que ce texte peut encore être modifié afin de résoudre les problèmes les plus importants des locataires, comme le prix des loyers. C’est pour cette raison que le PTB propose la mise en place d’une grille des loyers contraignante, pour faire baisser les loyers. Depuis 2004, les loyers ont augmenté de plus de 22 % en plus que le coût de la vie. Sur un loyer de 750 euros, c’est une augmentation de 150 euros, que rien ne justifie.
La lutte pro-active contre les discriminations sous toutes ses formes (revenus, origines, handicap,…) est aussi un élément central proposé par le PTB. Le parti de gauche propose la mise sur pied des testings de mise en situation afin de vérifier si des discriminations sont pratiquées sur diverses bases (origines, revenus, composition familiale, handicap,…).
Parmi les amendements relayant les revendications portées par le monde associatif : on retrouve une plus grande protection pour les locataires concernant les baux de courte durée, la lutte contre les expulsions illégales et celle pour un Fonds de Garantie locative universel.
« Ces amendements, c’est une invitation aux membres de la majorité à améliorer le texte de la Ministre. Ils ne peuvent plus se permettre de mettre la tête dans le sable : la crise du logement touche plus de 200.000 ménages à Bruxelles : c’est à leur réalité qu’il faut apporter des réponses concrètes. » explique la députée Mathilde El Bakri.
Lors du vote, le gouvernement pourra encore faire un choix très clair : soit se mettre du côté des 60 % des locataires, soit du côté des 3 % des multi-bailleurs qui possèdent 20 % du marché locatif privé.
PTB

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