Raoul Hedebouw (PTB) condamne le retrait des États-Unis de l’Accord climatique de Paris

Raoul Hedebouw (PTB) condamne le retrait des États-Unis de l’Accord climatique de Paris

Plusieurs sources indiquent que le président américain Donald Trump va se retirer de l’Accord de Paris sur le climat. « C’est un cadeau du président milliardaire à la grande industrie fossile, réagit Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. Cet acte est totalement irresponsable à l’égard de la planète et des générations à venir. Tout mon soutien va au mouvement climatique et à la population américaine. »
L’Accord de Paris est loin d’être parfait, mais c’était le premier accord mondial sur le réchauffement climatique qui insistait autant sur l’urgence de la situation que sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour rester sous le réchauffement de 2 °C. Les engagements pris par les divers pays, surtout par les pays occidentaux qui portent la plus grosse part de responsabilité, sont certes insuffisants, mais constituent quand même un début. Les États-Unis devraient prendre à leur compte 21 % des diminutions de rejets de CO2 prévus, ce qui est loin d’être négligeable.
« Cet accord a été obtenu grâce à la mobilisation du mouvement climatique international et des pays du Sud, explique Raoul Hedebouw. C’est une première victoire qui permettra d’en obtenir d’autres. Le fait qu’elle est désormais remise en question par la plus grande puissance économique mondiale constitue une déclaration de guerre directe au climat. »
« Il est important de faire entendre partout dans le monde que nous n’acceptons pas que notre climat soit sacrifié au profit de l’industrie fossile », poursuit le porte-parole du PTB. Selon lui, le problème va bien au-delà de la seule personne de Trump. « Cette décision illustre très clairement, hélas, les intérêts contradictoires inhérents à un système économique dans lequel le profit d’une minorité prime sur tout le reste. Il est temps de changer de logique et d’introduire une planification sociale, écologique et démocratique dans l’intérêt des peupes et de la planète. »
« Par ailleurs, cette décision de Trump peut inciter d’autres dirigeants à revoir leurs objectifs climatiques. L’Union européenne et notre gouvernement défendent l’Accord de Paris, mais nous avons aussi nos organisations patronales – comme la FEB – qui entendent revoir les ambitions climatiques prenant l’argument de la compétitivité. La ministre en charge de l’Environnement, Marie-Christine Marghem, veut elle-même reporter nos objectifs climatiques jusqu’en 2030, sous prétexte que « ce n’est pas le plus important ». C’est inacceptable. Il est temps de changer de logique et d’investir massivement dans l’énergie renouvelable, les transports publics et le logement, ainsi que de viser des objectifs réellement contraignant pour que les entreprises réduisent leurs rejets », conclut le porte-parole du PTB.

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