Préavis de grève de la police fédérale de la route DéFI avait mis le ministre de l’Intérieur Jan Jambon en garde !

 

 

DéFI réitère ses demandes au ministre de l’intérieur d’ouvrir un maximum d’emplois dans le cadre des prochaines mobilités pour combler le déficit et d’introduire un moratoire sur les détachements de ces policiers pour des missions autres que la sécurisation routière.

 

La Police fédérale de la Route (WPR) a activé un préavis de grève pour les fêtes de fin d’année. DéFI avait mis, il y a trois mois, le ministre de l’Intérieur N-VA Jan Jambon en garde quant à la sous-capacité opérationnelle dramatique de cette unité.

 

En effet, au 1er mars 2017, la Police fédérale de la Route enregistrait un déficit de personnel de plus d’un membre sur quatre (26,3%). Une situation intenable pour les policiers fédéraux, incapables d’assurer leurs missions de sécurisation routière. Un cas de figure sans précédent au sein de a Direction de la Police de la Route (DAH) sur une période de 4 ans !

 

Dans les postes de circulation (Pcirc/Verkp), les “chevilles ouvrières” de cette unité, le déficit en personnel atteint même 28,8% tandis que celui des Inspecteurs Principaux de police (INPP) de l’unité dépasse les 32 % !

 

DéFI a tiré la sonnette d’alarme dès juin 2017 face au risque d’une véritable paralysie. Si le ministre Jan Jambon ne prend pas ses responsabilités, la situation ne cessera, en effet, d’empirer. 35 % des effectifs de la Police fédérale de la Route ont plus de 50 ans, laissant supposer que plus d’un membre sur trois partira à la pension endéans les 5 à 10 prochaines années. 52 % des inspecteurs principaux de police (INPP) affectés à la Direction de la Police fédérale de la Route (DAH) approchent les 55 ans, ce qui laisse supposer que plus de la moitié du cadre dirigeant de cette direction partira à la pension endéans les 5 à 10 prochaines années !

 

Dans ce dossier comme dans le dossier du manque de personnel de la police des chemins de fer (SPC), le ministre Jambon joue dangereusement avec la sécurité des citoyens, comme en a témoigné l’accident de Recogne en juillet dernier.

 

Anne-Sophie Jiménez Rueda

Porte-parole

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