Nouvelles conditions pour pouvoir donner du sang

Loi à dispositions diverses santé

Maggie De Block modifie les conditions pour pouvoir donner du sang

Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique a proposé de modifier les conditions pour pouvoir donner du sang. Elle souhaite désormais tenir compte de tous les comportements à risque, comme avoir plusieurs partenaires sexuels au cours d’une même période, pouvant mener à des maladies infectieuses transmissibles par le sang qui mettent en péril la sécurité des patients. Sa proposition a reçu le feu vert du conseil des ministres, aujourd’hui le 28 avril 2017.
Maggie De Block : « Notre priorité en matière de don de sang est la sécurité des patients qui ont besoin d’une transfusion sanguine. A cet égard, c’est le comportement sexuel à risque qui importe. L’orientation sexuelle n’a pas d’importance ».

Le projet de loi met ainsi fin par exemple à l’exclusion à vie des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, qui pourront à présent également donner leur sang dans un cadre sécurisé.

Comportements à risques
Le projet de loi prévoit une exclusion temporaire pour chaque comportement du donneur ou de son partenaire sexuel qui implique un risque de contracter une maladie infectieuse. Sont par exemple considérés comme comportement à risque : avoir un contact sexuel avec un autre homme, en échange d’argent, ou encore avec un partenaire ayant consommé des drogues par voie intraveineuse ou intramusculaire.

La période d’exclusion est de 12 mois, sauf pour les personnes ayant un contact sexuel avec un nouveau partenaire. Cette période s’élève alors à quatre mois après le premier contact sexuel.
Les critères d’exclusions temporaires sont fixés sur la base des connaissances médicales et scientifiques actuelles et seront évalués au moins tous les deux ans par l’agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), l’Institut scientifique de Santé Publique (ISP) et les établissements de transfusion.

Lorsqu’une personne veut donner son sang, elle doit répondre à un questionnaire détaillé grâce auquel il est possible de juger si son état de santé actuel lui permet de donner son sang. Ces questions sont posées par du personnel tenu au secret médical et dans le respect de la vie privée.
Maggie De Block : « Il est indispensable que les candidats donneurs répondent de manière honnête et complète à ces questions afin d’assurer la sécurité des transfusions ».

Hémochromatose
Le projet de loi prévoit également l’extension du don de sang aux personnes atteintes d’hémochromatose héréditaire dès qu’elles se trouvent dans la phase d’entretien.
L’hémochromatose est une maladie génétique due à une absorption intestinale excessive de fer entraînant le dépôt de cet élément au niveau de différents organes comme le foie, le cœur et la peau.

Jusqu’à présent, les personnes atteintes d’hémochromatose étaient exclues du don de sang car le prélèvement de sang à des fins thérapeutiques n’était pas considéré comme un acte altruiste. Le sang prélevé dans ce cadre était donc détruit.
Le projet de loi adopté aujourd’hui met fin au caractère altruiste du don de sang par les personnes atteintes d’hémochromatose.
Ces patients pourront désormais donner du sang, sous certaines conditions à fixer par le Roi, dès qu’elles se trouvent dans la phase d’entretien et pour autant qu’elles remplissent les autres conditions légales afin de pouvoir être donneur de sang.
Concrètement, cela signifie qu’elles auront le libre choix de donner leur sang après un prélèvement sanguin.

Le projet de loi va maintenant être transmis au Conseil d’Etat pour avis et sera ensuite discuté au Parlement.

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