Mieux gérer les égouts à Bruxelles

 

Chercheurs à l’École Polytechnique de Bruxelles, Nicolas de Ville et Michel Verbanck ont étudié… les égouts bruxellois! Leur étude, publiée dans la revue Brussels Studies, s’est focalisée sur un des collecteurs alimentant la station d’épuration nord de Bruxelles: en cas de trop grands afflux, un déversoir de protection prévoit la décharge des eaux usées directement dans la Senne, sans passage par la station d’épuration. Les deux ingénieurs ont cherché à mieux comprendre les facteurs à l’origine de la multiplication de ces évènements polluants, en se basant sur les données de Flowbru, le réseau de surveillance quantitatif des eaux de surface et des eaux usées.

Ils ont tout d’abord mis en évidence une infiltration d’eaux propres parasites dans le réseau des égouts, une infiltration qui surcharge le réseau. Ils suggèrent dès lors de limiter cette infiltration en étanchéifiant mieux les collecteurs par exemple. Cependant, cette infiltration contribue à un processus d’autonettoyage des égouts et la réduction de ce processus pourrait donc aussi contribuer à un encrassement accru des égouts par sédimentation. Or, c’est précisément le deuxième facteur soulevé par les chercheurs: l’accumulation des sédiments. L’étude démontre que la couche de sédiment au fonds du collecteur étudié est aujourd’hui cinq fois plus épaisse que ce que l’on observait au milieu des années 1980, ce qui favorise les surcharges du collecteur.

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