Médecins du Monde : fin du Plan Hiver

Médecins du Monde : fin du Plan Hiver

Alors que les Ministres de la Région bruxelloise viennent d’annoncer quelque 120 places d’hébergement d’urgence supplémentaires sur le site « Poincarré » du Samu social, Médecins du Monde fait un bilan du plan hiver 2016-2017.
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Avec plus de 1.700 consultations et 880 patients vus en six mois, il est plus qu’urgent de changer le système. L’ONG plaide pour un système plus efficace, et un abandon de l’exigence d’une adresse de résidence pour que les personnes sans abri puissent accéder à une aide médicale toute l’année.
Quelque 880 patients sont venus consulter les médecins et infirmiers/ infirmières bénévoles de Médecins du Monde pendant ce Plan hiver médical.
« Bien sûr que je suis inquiet de voir ce dispositif fermer à nouveau, » s’alarme le docteur Jean-Claude Bollaerts, médecin bénévole pour Médecins du Monde depuis quatre ans. « Je pense aux patients asthmatiques, qui vont retourner à la rue. Je pense aux diabétiques, qui ne pourront plus avoir le régime alimentaire dont ils ont besoin. Je pense à cette femme enceinte qui croyait faire une nouvelle fausse couche. C’était une ‘simple’ infection urinaire… Mais dans la rue, qui l’aurait soignée ? » Une question qui revient à chaque consultation pour les médecins du Plan hiver.
Chaque année Médecins du Monde reçoit de plus en plus de patients et la tendance ne devrait pas s’inverser.
Médecins du Monde insiste pour que des changements radicaux soient apportés au dispositif de lutte contre le sans-abrisme.
En premier lieu : la fin de la territorialité, qui exige d’une personne qu’elle renseigne une adresse de résidence pour recevoir une carte médicale. C’est à cette seule condition que l’ouverture et la continuité des soins pourront être assurées pour les publics les plus vulnérables, dont ceux du Plan hiver.

Médecins du Monde souligne et dénonce également la nature court-termiste du dispositif actuel.

Il est nécessaire de continuer à développer des solutions alternatives, pour apporter une réponse structurelle au problème du sans-abrisme à Bruxelles et en Belgique.

Même si la Région de Bruxelles-Capitale est particulièrement concernée, sans doute appartiendrait-il à l’Etat fédéral de se pencher sur la question.

André Decorte

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