L’industrie alimentaire wallonne se penche sur son gaSpillage

L’industrie alimentaire wallonne se penche sur son gaSpillage:
20.000 TONNES DE DENREES PERDUES/an


Ce mercredi, FEVIA Wallonie et le Ministre wallon de l’Environnement et de la Transition écologique Carlo DI ANTONIO ont présenté les résultats d’une étude relative aux pertes alimentaires dans le secteur de la transformation dans les locaux de la Chocolaterie Bruyerre à Gosselies.

Cette étude, pilotée par le Service Public de Wallonie, à laquelle la chocolaterie a participé, s’inscrit dans le cadre du Plan REGAL (Plan wallon de Lutte contre les Pertes et Gaspillages alimentaires – 2005). Il prévoit une analyse des sources du gaspillage alimentaire en Wallonie pour mieux lutter contre ce phénomène.

L’extrapolation des résultats des audits réalisés au sein de 17 entreprises wallonnes, de taille et d’activités différentes, employant au total 1.000 équivalents temps plein, indique qu’environ 20.000 tonnes de denrées alimentaires seraient perdues chaque année par les industries alimentaires wallonnes.

En moyenne, chaque entreprise perdrait 2.3% de sa production sous la forme de déchets alimentaires comestibles sur l’entièreté de sa chaîne de production sans compter les flux organiques jugés impropres à la consommation humaine comme le babeurre, le lactosérum ou encore les épluchures de pommes de terre.

Au-delà de quantifier pour la première fois en Wallonie, les pertes alimentaires générées par ce secteur, le bureau d’études Comase a également pu établir les 10 causes principales des pertes alimentaires dans les industries alimentaires auditées :

1) Erreurs humaines
2) Interruption de la production
2) Limites des machines en termes d’efficacité et d’efficience
4) Forme, aspect et/ou couleur du produit final
5) Transport mal ajusté et/ou mal conçu
6) Etat du parc de machines et de son niveau d’entretien
7) Eléments liés au transports
8) Autres aspects de qualité du produit final
9) Echange de produits sur une même chaîne de production
10) Taille et/ou poids du produit final

Les denrées perdues finissent principalement en alimentation animale, biométhanisation, compostage ou encore incinération avec récupération d’énergie.

Forte de cette étude scientifique, la Fédération de l’Industrie Alimentaire, représentée par la Secrétaire générale, Anne REUL, a déclaré vouloir réduire les pertes alimentaires dans ce secteur de 15% d’ici à 2020.

Le Ministre wallon de l’Environnement et de la Transition écologique Carlo DI ANTONIO insiste sur l’intérêt de ce type d’audits, qui ont également été réalisés dans le secteur de l’Horeca.

« Cet audit a permis d’identifier 10 bonnes pratiques facilement applicables dans d’autres entreprises pour réduire les pertes alimentaires. Les méthodes d’analyse seront également diffusées et accessibles à l’ensemble des entreprises affiliées à la FEVIA en vue de mutualiser les outils et les enseignements qui découlent de cette étude » a expliqué le Ministre.

Ainsi, les 10 mesures les plus populaires pour réduire les pertes alimentaires dans le secteur de la transformation sont :

1) Traiter et refaçonner les produits en interne
2) Sensibiliser le personnel
3) Mesurer et suivre les pertes alimentaires
4) Assurer la maintenance et modifier les infrastructures
5) Utiliser des indicateurs clés de performance (KPI)
6) Optimiser la gestion des stocks
7) Consulter les clients
8) Donner aux banques alimentaires et/ ou organisations à finalité sociale
9) Consulter les fournisseurs
10) Collaborer avec d’autres industries alimentaires

Brochure à consulter : https://www.fevia.be/fr/domaines-dexpertise/environnement-et-energie/dechets-et-materiaux/gaspillage-et-pertes-alimentaires

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