L’Inami confirme que le modèle kiwi du PTB permet d’importantes économies



L’Inami confirme que le modèle kiwi du PTB permet d’importantes économies

Le PTB a récemment lancé une pétition pour l’instauration du modèle kiwi. Celui-ci permet de réduire le prix des médicaments, au profit des patients et de la sécurité sociale. L’Inami a passé en revue les calculs du PTB, et confirme qu’une économie substantielle peut être réalisée.
Début mai, le PTB et Médecine pour le Peuple ont lancé une pétition pour le modèle kiwi. Ils ont également organisé un voyage aux Pays-Bas pour montrer à quel point la différence de prix des médicaments était significative par rapport à notre pays. Cela a mis sur la table le débat autour du prix des médicaments, qui manifestement gêne la ministre de la Santé Maggie De Block.
Celle-ci estime le modèle kiwi mauvais et inefficace. Elle a avancé plusieurs contre-arguments, qui ont fait l’objet d’un factchecking détaillé par les spécialistes santé du PTB et médecins à Médecine pour le Peuple Sofie Merckx et Dirk Van Duppen.
L’Inami s’est lui aussi penché sur la question et a confronté son calcul à ceux du PTB. La ministre De Block essaie d’utiliser les résultats de l’Inami contre le modèle kiwi. Sofie Merckx : « Ce que nous constatons, c’est que, sur les 10 médicaments hors brevet qui coûtent le plus à la sécurité sociale, nous avions calculé une économie possible de 203 millions d’euros. L’Inami n’arrive qu’à 110 million. La première question qui vient à l’esprit est : pourquoi ne pas mettre en place cette économie ? »
En ce qui concerne, les chiffres, le PTB s’est basé sur les chiffres 2015 – les derniers disponibles. Il se peut que les chiffres actuels donnent un autre résultat. « Cependant, le résultat de l’Inami montre surtout que cela vaut bel et bien la peine d’introduire le modèle kiwi en Belgique, continue Sofie Merckx. Par ailleurs, nous avons calculé sur base des 10 médicaments hors brevet uniquement dans le Top 25 des médicaments qui coûtent le plus à la sécurité sociale. Mais il y a au moins une centaine de molécules remboursées hors brevet sur le marché. Il faut se demander quelle serait l’économie sur l’ensemble de ces molécules. Pourquoi la ministre De Block n’a-t-elle pas demandé à son administration de calculer sur l’entièreté des molécules hors brevet ? »
D’autre part, l’Inami fait remarquer à juste titre que le prix du Glivec a été diminué en Belgique depuis le 1er avril dernier, ce qui ramènerait l’économie pour ce médicament de 22 millions à 6,2 millions d’euros. Cette erreur dans l’étude du PTB s’explique par le fait que, justement, les derniers chiffres disponibles pour l’étude étaient ceux de 2015. « Cela dit, note Sofie Merckx, en Nouvelle Zélande, grâce à une application du modèle kiwi, ce même médicament est commercialisé à 370 euros par mois, contre 1000 euros par mois en Belgique malgré la diminution du 1er avril. »
La ministre Maggie De Block tente de décrédibiliser le modèle kiwi du PTB, mais force est de constater que, même avec les chiffres plus bas auquel arrive l’Inami, ce modèle est positif. « Le PTB se réjouit de l’étude de l’Inami et espère qu’une étude sur l’ensemble des molécules remboursées en Belgique pourrai être faite. Nous espérons aussi que la ministre De Block prendra a cœur les intérêts des patients et de la sécurité sociale davantage que ceux de l’industrie pharmaceutique, et qu’elle changera d’avis à propos du modèle kiwi », conclut Sofie Merckx.
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