Les voitures bientôt autonomes et intelligentes ?

Les voitures bientôt autonomes et intelligentes ?

Selon une enquête de l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR), les jeunes seraient davantage convaincus des bienfaits de la voiture autonome que les plus de 55 ans.

Près de 2 personnes sur 3 sont déjà convaincues que notre parc de véhicules sera un jour composé majoritairement de voitures entièrement autonomes. La peur d’abandonner leur liberté de conduire ne concerne plus que 4 Belges sur 10, mais seulement un jeune conducteur sur 3. Les premiers modèles de voitures autonomes sont annoncés pour 2020… C’est bientôt !

Un véhicule autonome est un véhicule apte à rouler dans la circulation sans intervention d’un conducteur. L’autonomie comporte plusieurs stades, du niveau 0 actuel au niveau 5 (véhicule entièrement autonome; un conducteur n’est même pas requis).

La sécurité routière
Le plus gros avantage de la voiture autonome est-il la sécurité routière ? Près d’1 Belge sur 4 croit en sa moins grande implication dans les accidents.

Conduite plus détendue
Le fait que la voiture autonome permette de rouler de manière plus détendue est cité par 1 Belge sur 5.

La liberté de conduire
4 Belges sur 10 estiment que le plus grand désavantage de la voiture autonome est la perte de liberté. Ils aiment avoir le contrôle de leur véhicule et ne souhaitent donc pas abandonner les commandes à un « ordinateur ». Cet argument est toutefois nettement moins cité par les jeunes conducteurs que par les plus de 55 ans.

Le constructeur automobile responsable
En cas d’accident avec une voiture autonome, la moitié des personnes interrogées estiment que la responsabilité du constructeur automobile est engagée. Néanmoins, plus d’1 Belge sur 3 pense au contraire que le propriétaire de la voiture est en faute.

La voiture autonome de moins en moins utopique
Moins de 4 Belges sur 10 seulement estiment que le parc automobile ne sera jamais constitué majoritairement de véhicules entièrement autonomes. Ce qui fait encore débat, c’est la date à laquelle elle arrivera. Pour une personne interrogée sur 3, cela ne sera pas avant 2050 ; pour 1 sur 4, pas avant 2035.

Conclusion
Même si bon nombre d’obstacles se dressent sur la route de la voiture autonome, elle représente, parait-il, l’avenir de la sécurité routière. Les constructeurs prédisent que des voitures permettant au conducteur de “passer la main” sur certaines portions de leurs trajets feront partie du paysage routier à partir de 2020.

Selon les experts, les premières voitures entièrement autonomes feront leur apparition à partir de 2020. Il y aura ensuite une période de transition pendant laquelle elles côtoieront les véhicules conduits manuellement. En 2035, on estime qu’elles seront majoritaires dans le trafic.

Moins d’accident ?
Il est impossible d’éviter totalement les accidents. Des études américaines prévoient une baisse de 80% du nombre d’accidents grâce aux voitures autonomes. Si une collision est inévitable, la vitesse au moment de l’impact sera de toute façon plus faible grâce aux systèmes de sécurité.

Conduire après quelques verres ?
Le conducteur devra être capable de reprendre les commandes à tout moment. Pas question donc de conduire sous l’influence de l’alcool. Pas question non plus de s’installer sur le siège arrière et de laisser la voiture rouler seule !

Moins d’embouteillages…
Les véhicules autonomes peuvent contribuer à réduire les embouteillages. Comme tous les véhicules communiqueront entre eux, ils pourront conserver une distance de sécurité suffisante et maintenir une vitesse équivalente, ce qui accroîtra la capacité de nos routes.

Un permis sera-t-il toujours indispensable pour une voiture automatisée ?
Oui, bien entendu. A tout moment, le conducteur doit pouvoir reprendre les commandes du véhicule en cas de problème. La formation à la conduite devra donc certainement être adaptée afin de mieux préparer les candidats à la conduite d’une voiture autonome.

Responsabilité en cas d’accident ?
La responsabilité du constructeur va s’accroître. On se dirigera alors vers une « responsabilité sans faute » : un fabriquant pourrait être tenu responsable, mais il lui appartiendrait éventuellement de prouver que l’accident n’est pas dû à un capteur défaillant, un problème mécanique ou encore un bug de l’algorithme.

En cas d’accident inévitable que se passera-t-il quand la voiture devra choisir entre plusieurs options ?
Le dilemme de la voiture autonome en cas d’accident inévitable, c’est par exemple le choix entre renverser un piéton ou heurter un mur avec les passagers… Mais il existe de plus en plus de technologies dont le but est d’éviter la collision à tout prix (ex.: freinage d’urgence).

Assurance obligatoire !
L’assurance auto devra être revue en profondeur. Le profil du conducteur ne sera plus aussi important à terme s’il n’est plus amené à diriger le véhicule. Il faudra sans doute repenser également les formules, en insistant moins sur les dégâts matériels et plus sur l’assistance, par exemple.

Atteinte au respect de la vie privée ?
La voiture autonome abritera un ordinateur de bord enregistrant certaines données propres au conducteur : trajets, style de conduite, etc. La question de la protection de ces données doit être étudiée avant la mise en circulation des véhicules.

André Decorte

Source : Institut Belge pour la Sécurité Routière.

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