L’école des femmes

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José Géal – Toone VII a adapté L’Ecole des Femmes avec la complicité de son ami d’adolescence, Jacques Courtois.
L’argument est le suivant : Arnolphe (Nolfke chez Toone) a recueilli une enfant de quatre ans, la petite Agnès (Gneske) et l’a élevée dans l’ignorance pour s’assurer la complète dévotion de la femme qu’elle deviendrait.
Toutefois, une réclusion de treize années n’empêchera pas la jeune fille d’écouter sa nature qui s’éveille au sentiment amoureux pour le séduisant Horace (Raske interprété par notre héros Woltje).
Tout se complique. En effet, Nolfke qui « va sur sa pension », songe à épouser sa pupille qui « lui fait des chatouilles dans le coeur, » Il connaît les tourments de l’âme que révèle la fameuse scène de jalousie : Quelles nouvelles ? (Wa neuws ?). Le petit chat est mort ! (De kat es duud !).
Les protagonistes sont entourés d’Oronte (Rontje), père de Raske et ami de Nolfke, et des valets Sus et Trinet. Le barbon éconduit se console avec une demi-gueuze dans un estaminet où surgit un comparse qui lui lance à la figure : Je suis un avocat / ik zaan nen babaleer (un causeur).
Bien sûr, l’action se passe à Bruxelles, tantôt rue des Bouchers, tantôt à la Bourse ou au Sablon.
Molière accable celui qui croit conquérir en imposant le joug.
Il donne raison aux jeunes amants enflammés. Toutefois, l’auteur parle en connaissance de cause. Molière a quarante ans quand il épouse Armande Béjart qui en a vingt ; déjà il souffre et peut s’attribuer les beaux alexandrins qu’il a écrits :
« J’étais aigri, fâché, désespéré contre elle ;
Et cependant jamais je ne la vis si belle. »
Pas une seule fois Molière n’est ridiculisé dans la parodie de Toone. Seuls les caractères sont accentués.
Entouré de ses six manipulateurs, Nicolas Géal – Toone VIII interprète toutes les voix comme le veut la tradition.
Les décors sont dus au talent de Raymond Goffin et les costumes à notre fée Lidia Gosamo.

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