Le PTB se réjouit du NON belge au #CETA

Le PTB soutient le rejet de la Région wallonne et des autres entités fédérées des nouvelles propositions de la Commission européenne. « La crise actuelle et le report du sommet montrent la nécessité d’ouvrir enfin un vrai débat démocratique en Europe concernant ce traité réagit le président du PTB, Peter Mertens. Les menaces qu’il fait peser sur les droits sociaux, les réglementations environnementales, sanitaires et démocratiques mobilisent des millions de personnes en Europe, il est temps qu’elles soient entendues. »
Ce n’est pas une question wallonne ou belge, c’est une question de démocratie en Europe
« Cette affaire est très révélatrice de la façon dont fonctionne l’Union européenne : on commence par de longues années de négociations secrètes pour, ensuite, imposer en un minimum de temps un accord qui est à prendre ou à laisser et, pour finir, exercer du chantage et des pressions politiques sur les récalcitrants. Quel débat politique de fond y a-t-il eu sur cet accord en Europe ? Aucun. »
« Certains essayent à présent de faire croire qu’on est en présence d’un simple traité commercial et qu’il s’agit uniquement de jeux politiciens en Wallonie, mais rien n’est moins vrai. Tout comme le TTIP, le CETA est un traité de dérégulation et de mise sous tutelle des démocraties par les multinationales. Et ce que je vois aujourd’hui c’est un soutien très large de la société civile en Belgique, mais aussi en Europe et jusqu’au Canada. Ce n’est pas tous les jours que toutes les mutualités, syndicats, associations de défense des consommateurs, associations environnementales ou les ONG tant francophones que néerlandophones sont aussi unanimes. Même les petits indépendants et PME s’y sont mis. Et du côté canadien, plusieurs déclarations émanent aussi de la société civile et notamment de tous les syndicats canadiens, qui rejettent eux aussi le traité. »
Des engagements sans garanties et des lignes rouges pas rencontrées
Concernant les déclarations des derniers jours, il y avait un grand nombre de documents mis sur la table. La question était notamment de savoir si ce qui s’y trouve primera sur le contenu du traité lui-même. Tous les experts s’accordent pour dire qu’une simple déclaration interprétative de quelques pages ne permet pas de changer substantiellement ce qui a été bétonné dans les 1.600 pages du traité. Et encore d’autant moins quand il s’agit de déclarations européennes qui n’ont même pas réussi à obtenir l’aval du Canada. « Ce n’est pas une petite question, car cela veut dire que le contenu de cette déclaration par exemple sur les protections des réglementations sociales, environnementales et des services publics ont une valeur plus que douteuse. Le problème restait aussi entier concernant la question de l’arbitrage, de la coopération réglementaire ou sur le fait que le CETA représente un véritable cheval de Troie pour le TTIP et les multinationales américaines. »
« Il faut maintenant logiquement tirer les conclusions et annuler le sommet européen. Cela montre que la lutte paye, une première brèche a été percée. Il faut maintenant l’élargir, mener un vrai débat démocratique en Europe et obtenir le rejet de ces traités qui ont été faits sur mesure pour les multinationales. »

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