Le PTB dépose une proposition de loi pour réduire le salaire des parlementaires

French Prime Minister Manuel Valls speaks during a debate on a vote of no confidence over a key package of reforms designed to energise the country's sluggish economy, at the National Assembly in Paris, on June 18, 2015. The conservative opposition proposed the motion after Prime Minister Manuel Valls used a rare constitutional device earlier this week to push through the reforms without MPs being given the chance to vote. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY / AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

Le PTB dépose une proposition de loi pour réduire le salaire des parlementaires

mercredi 24 mai, le PTB dépose officiellement au Parlement fédéral deux propositions de loi pour un renouveau politique. Le parti de gauche veut d’une part diminuer drastiquement le salaire des parlementaires, et d’autre part restreindre, et même dans certains cas interdire, le cumul (financier) des mandats occupés par des politiciens.
« Il est urgent que la Chambre lance un signal crédible, estime le député fédéral PTB Marco Van Hees. Aujourd’hui, certains partis politiques acceptent le renouveau seulement quand cela ne les concerne pas de trop près. Les gens trouvent cela inacceptable. »
Concrètement, le PTB propose de limiter le salaire des députés fédéraux à deux fois le salaire médian de la population belge. Le plafond absolu, y compris pour les ministres, revient à trois fois le salaire médian. « Dans la pratique, cela signifie une diminution de moitié du salaire net actuel pour les parlementaires », précise Van Hees.
Le PTB estime que les politiciens auront dans ce cas toujours un revenu plus que confortable. « Ils se rapprocheront un peu du monde dans lequel vit le citoyen moyen. Aujourd’hui, au Parlement, personne ne ressent les conséquences des décisions antisociales qu’ils prennent eux-mêmes. Cela ne va pas. »
Les parlementaires du PTB vivent avec une fois le salaire médian. « Nous vivons comme nous pensons, sinon, comme les autres partis, nous commencerons à penser comme on vit : dans le luxe. »
D’autres propositions s’ajoutent à cette mesure. Le cumul de postes par les politiciens est ainsi strictement limité. Occuper un siège dans l’un ou l’autre conseil d’administration ou de direction d’entreprises cotées en bourse, de multinationales ou de banques est interdit. Même chose pendant une durée de cinq ans après un mandat de député ou de ministre. « Les portes tournantes entre le monde des entreprises et le monde politique sont une forme croissante de lobbying et de conflits d’intérêts. Nous voulons y mettre fin », explique Van Hees.
Le PTB propose également que les mandats privés soient comptés dans le plafond salarial des parlementaires.

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