le PTB appelle la population à tirer la sonnette d’alarme



Plan pension du gouvernement : le PTB appelle la population à tirer la sonnette d’alarme

Le PTB lance aujourd’hui une action citoyenne : « Nos pensions sont en danger, tirons ensemble la sonnette d’alarme ». Le parti de gauche veut sonner l’alerte dans tout le pays. Avec cette action, chacun pourra apporter sa pierre à l’opposition contre le plan pension du gouvernement. Pour cela, il lance entre autres le site Internet www.pastoucheanospensions.be.
« « Nous n’en pouvons plus. Le gouvernement nous oblige à travailler plus longtemps. Et, maintenant, il veut baisser le montant de notre pension. Nous avons travaillé pour ces pensions. Ils n’ont quand même pas le droit d’y toucher ! » Voilà le type de messages que nous recevons en nombre depuis que les gens commencent à comprendre le contenu des accords gouvernementaux de cet été », explique Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.
Pour le PTB, la colère et l’inquiétude des gens est compréhensible et légitime. En particulier, quand on voit la liste des attaques que le gouvernement a déjà prise contre les pensions et celles qu’il envisage de prendre.
« Les pensions en Belgique sont déjà trop basses, explique Kim De Witte, spécialiste pensions du PTB. Nos pensions légales sont jusqu’à 40 % inférieures à celles de nos pays voisins. Et le fossé grandit. Le gouvernement a décidé cet été de couper dans la pension des demandeurs d’emplois de plus de 50 ans : jusqu’à 165 euros par mois de pension en moins. Comme nous l’avons déjà expliqué, cette mesure est non seulement injuste mais aussi illégale. Et le gouvernement ne veut pas s’arrêter là. La mesure discutée cet été rapporterait à peine 20 millions et il veut encore en trouver près de 300 autres d’ici 2019. En outre, tout ceci s’ajoute aux mesures déjà décidées ces trois dernières années. Le gouvernement a notamment supprimé le bonus pension, ce qui fait perdre 83,2 euros par mois à des gens qui restent actif jusque 65 ans et 187,2 euros à ceux qui restent actif jusque 67 ans. L’assimilation des périodes pour les crédits temps non motivés a aussi été supprimée. »
« Résultat : nous devons tous travailler plus pour gagner moins, poursuit Kim De Witte. L’âge de la pension a été reculé à 67 ans. L’accès à la pension anticipée a été rendu plus difficile. À partir du 1er janvier 2019, on devra avoir travaillé 42 ans pour pouvoir prendre une pension anticipée à 63 ans. Mais, actuellement, trois femmes sur quatre n’arrivent pas à atteindre 42 ans de carrière. Et on apprend qu’en plus de cela, le gouvernement veut prendre encore des nouvelles mesures pour rendre l’accès à la pension anticipée plus difficile. Avec pour conséquence, pour un grand nombre, en particulier les femmes, de devoir travailler jusque 64, 65, 66, 67 ans. Ce n’est pas tenable. »
« Tout ceci, ce n’est pas un sauvetage de nos pensions, conclut Raoul Hedebouw. C’est un démantèlement progressif de notre droit à la pension. Mais nous n’allons pas nous laisser faire, nous allons résister vigoureusement contre ces plans. »
Parmi les réactions possibles, le PTB a déjà annoncé qu’il n’hésiterait pas à dénoncer devant la Cour constitutionnelle l’accord de cet été sur les pensions. L’action lancée aujourd’hui contribuera à élargir encore la pression contre les plans pensions du gouvernement.

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