La Semaine du Rythme Cardiaque démystifie la mort subite et initie des

La Semaine du Rythme Cardiaque démystifie la mort subite et initie des centaines de Belges dans chaque province aux gestes qui sauvent !
La 8ème Semaine du Rythme Cardiaque, une campagne de sensibilisation nationale de la Belgian Heart Rhythm Association (BeHRA), débute officiellement aujourd’hui pour se poursuivre jusqu’au 2 juin et peut déjà être qualifiée de succès retentissant. Douze écoles et plus de 30 hôpitaux à travers tout le pays participent à conscientiser la population à propos de ce drame qui frappe environ 30 Belges chaque jour !
L’association de cardiologues peut compter sur le soutien de notre Manneken-Pis national en tant qu’ambassadeur pour lancer officiellement la Semaine du Rythme Cardiaque.
Bruxelles, le 29 mai 2017 – Pour sa 8ème Semaine du Rythme cardiaque, la Belgian Heart Rhythm Association a décidé de se concentrer sur l’arrêt cardiaque – dit mort subite – pour succéder au thème de la fibrillation atriale en tant que pierre angulaire des éditions précédentes.
Les chiffres belges
La Belgique s’en sort relativement mal en termes de survivants à l’arrêt cardiaque par rapport à beaucoup d’autres pays en Europe. Chaque année, on compte chez nous environ 11.000 victimes de cette affection, soit une trentaine de Belges chaque jour dont moins de 10% survivront sans séquelles sérieuses. Parmi ces derniers, seulement la moitié ne souffriront d’aucune séquelle (soit moins de 5% du total). Dans de nombreux pays européens (Pays-Bas, Suisse, Chypre, Slovénie, Danemark, Allemagne, Portugal, Espagne, Pologne, …), les chances de survivre à un arrêt cardiaque sont bien plus élevées avec, pour les meilleurs, des chiffres jusqu’à 4 fois supérieurs à ceux de la Belgique. Il y a donc un grand retard à combler !
Une chose est certaine : des milliers de vies supplémentaires pourraient être sauvées dans notre pays en améliorant la prise en charge de l’arrêt cardiaque. Une intervention immédiate et adéquate est capitale : les chances de survie d’une victime d’arrêt cardiaque diminuent en effet de près de 10% à chaque minute qui passe. Une réanimation et une défibrillation dans les premières minutes peuvent dès lors faire passer les chances de survie de 10% à près de 50% !
Les gestes de réanimation de base et l’utilisation du défibrillateur
« Le sondage grand public* que nous avons réalisé auprès de plus de 3.700 Belges montre que, malheureusement, près de 2/3 de nos concitoyens n’ont jamais suivi une formation en réanimation de base et sont dès lors incapables d’exécuter correctement les ‘gestes qui sauvent’ », explique le Dr. Blankoff, cardiologue au CHU de Charleroi et Vice-Président de la BeHRA. « Pourtant, l’on remarque que nos concitoyens connaissent en théorie assez bien les réflexes à adopter en cas de mort subite. Cela prouve bien que des changements structurels doivent être mis en place afin de permettre à chacun de se former pour pouvoir pratiquer correctement une réanimation de base ».
Il ressort en outre de l’enquête que près de la moitié des répondants pensent n’avoir jamais vu un Défibrillateur Externe Automatisé (DEA). Parmi ceux bel et bien familiers avec l’appareil, beaucoup n’oseraient pas l’utiliser en cas de nécessité. Ce chiffre s’améliore par contre radicalement dès que les personnes sondées apprennent que le défibrillateur prodigue des instructions claires à voix haute !
Face à ces constats alarmants, l’association de cardiologues a mis en place 24 séances gratuites d’initiation à la réanimation de base et à l’utilisation d’un DEA à travers toute la Belgique. « Nous avons commencé par initier près de 2.000 élèves du second cycle secondaire un peu partout dans le pays », poursuit le Dr. Ivan Blankoff. « Dans l’optique de toucher un public aussi large que possible, nous organisons également des sessions similaires à destination du grand public pendant la Semaine du Rythme Cardiaque. Chacun peut s’inscrire gratuitement via www.monrythmecardiaque.be et ainsi apprendre les gestes qui sauvent face à une affection qui cause plus de décès que le sida, le cancer du sein et le cancer du poumon combinés ! »
Un ambassadeur de renom
Cette année encore, la Semaine du Rythme Cardiaque peut se réjouir du soutien de notre emblème national Manneken-Pis. Ne manquez pas d’aller faire un tour dans le centre de la capitale ce lundi 29 mai où vous pourrez le voir déguisé en docteur, plébiscitant ainsi notre cause auprès des passants !

Il reste encore des places disponibles pour les séances d’initiation à la réanimation : inscrivez-vous dès aujourd’hui gratuitement sur www.monrythmecardiaque.be!

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