La médiation reçoit une place à part entière au sein de la justice

Le Ministre de la Justice, Koen Geens, a donné ce matin le signal de départ de la Mediation Week. Il avait déjà indiqué dans son Plan Justice qu’il fallait miser davantage sur la médiation parce qu’une solution négociée implique la conciliation des parties. Ainsi, il formule des propositions concrètes pour promouvoir le choix en faveur de la médiation. Si des personnes refusent la médiation, elles devront motiver leur décision et pourront être questionnées à ce propos. En outre, le Ministre veut abaisser le seuil pour la médiation et informer mieux et plus rapidement les parties concernées sur les possibilités dont elles disposent pour résoudre le conflit. Le Ministre veut valoriser et protéger la profession de médiateur et moderniser la structure et la mission de la Commission fédérale de médiation.

Lorsque, pour résoudre un conflit, les différentes parties engagent un dialogue plutôt que d’exiger immédiatement l’implication d’un juge, la solution négociée emportera davantage leur adhésion. En effet, l’issue ne sera pas une mesure imposée par un juge mais un compromis qu’elles auront passé. La médiation mène à des solutions équilibrées et durables pour des intérêts divergents.

Un meilleur accompagnement et une meilleure information feront baisser le seuil à franchir pour que les citoyens recourent à la médiation.

Les chiffres du baromètre de la médiation de 2016 montrent que la médiation a le vent en poupe. On peut voir qu’en 2015, il y a eu 17 % de médiations en plus qu’en 2013. Il est toutefois possible de faire encore beaucoup mieux. Au cours de la Mediation Week (du 17 au 21 octobre), la Commission de la médiation veut faire porter l’attention sur la médiation.

Ministre de la Justice Koen Geens : « Je veux donner à la médiation une place à part entière au sein de la justice. La médiation en tant que mode de résolution des conflits doit être soutenue. Aussi, j’entends y oeuvrer par des incitants dans différents domaines. Les parties concernées doivent connaître quelles sont les alternatives de résolution des conflits et le seuil à leur recours doit être abaissé. ».

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