La FGTB soutient la manifestation des organisations de jeunesse contre la précarité estudiantine

Ce vendredi 17/11, à l’initiative de la FEF, de nombreuses organisations de jeunesse se mobilisent pour défendre le droit des étudiants à un enseignement de qualité, émancipateur et libre d’accès. Les étudiants se mobilisent également pour protester contre la précarité dont ils sont malheureusement trop souvent victimes.

La FGTB soutient pleinement les jeunes étudiantes et étudiants dans leur lutte et les rejoint dans leurs préoccupations.

Ensemble, avec les Jeunes FGTB et l’Unions Syndicale Etudiante, nous condamnons la politique actuellement menée par le Gouvernement fédéral qui précipite notre jeunesse dans une précarité, voire une pauvreté intolérable.

En effet, les actions dogmatiques et rétrogrades de ce Gouvernement engendrent un accroissement important des inégalités sociales.

Ainsi, selon les derniers chiffres issus du baromètre interfédéral de la pauvreté, plus de 4 familles monoparentales sur 10 (41,4%) risquent de tomber dans la pauvreté.  Si l’on rapporte ce chiffre aux situations des ménages avec enfants et dont l’un des parents est sans emploi, on estime que plus de 80% de ces familles encourent ce risque.

La dégradation de vie de ces familles conduit les étudiants à devoir trouver un emploi, généralement précaire voire même non déclaré, pour subvenir à leurs besoins ou pour financer des études, de plus en plus onéreuses. Pire, le nombre d’étudiants bénéficiaires du CPAS explose ces dernières années, avec la double contrainte de devoir réussir ses études et de travailler comme jobistes en même temps. Cette situation doit cesser immédiatement !

Enfin, nous exigeons du Gouvernement de redonner de réelles perspectives d’avenir au millier de jeunes qui, chaque année, sortent diplômés et doivent galérer pour trouver un emploi décent et de qualité.  En effet, selon l’enquête de Solidaris sur les travailleurs pauvres, plus le diplôme est élevé, plus on affirme n’avoir pas encore connu d’emploi stable. Parmi les universitaires, il s’agit presque de la moitié d’entre eux.

Notre jeunesse mérite de pouvoir jouir d’un enseignement émancipateur, dans les meilleures conditions, qui les conduise ensuite vers des emplois correctement rémunérés, de qualité et décents. Nous revendiquons par ailleurs un enseignement  public, gratuit, de qualité, critique, indépendant, et adapté à chacune des personnes qui en bénéficient.

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