« Ilot Sacré: un signal fort envoyé par la Ville »

Bruxelles, 17/10/16 : la cellule contrôle de l’urbanisme à la Ville de Bruxelles, accompagnée de la police et de l’Echevin de l’Urbanisme et du Patrimoine ont effectués une descente dans l’Ilot Sacré afin de placer des scellés sur les tentes solaires des HORECA n’ayant pas respecté l’arrêté du bourgmestre entré en vigueur en mai dernier.

Aux alentours de 8h30 ce matin, les agents de l’urbanisme de la Ville de Bruxelles munis d’échelles, de colsons et de ruban adhésif, ont posés des scellés sur les tentes solaires problématiques en termes de sécurité des HORECA de l’Ilot Sacré.

Un signal fort envoyé par la Ville qui prend ainsi ses responsabilités face aux commerçants qui n’ont pas enlevé les éléments représentant un danger pour la sécurité publique en obstruant l’accès des véhicules de secours.

Les commerçants ont trois semaines (jusqu’au 7 novembre) pour se mettre en règle : ainsi, les éléments qui n’auraient pas été démontés après ce délai se verraient enlever d’office par les services de l’Urbanisme aux frais des commerçants.

Par ailleurs, Geoffroy Coomans de Brachène, Echevin de l’Urbanisme et du Patrimoine à la Ville de Bruxelles rappelle que « le fait de briser les scellés est en outre une infraction pénale passible d’amendes et de poursuites judiciaires. »

Redynamiser le quartier

« Le but final de l’opération est de redynamiser le quartier commerçant, de redonner un nouveau souffle à l’Ilot Sacré qui se situe dans la zone UNESCO Grand-Place. L’Ilot Sacré est un quartier au potentiel patrimonial incroyable, qui regorge de magnifiques façades qui ne demandent qu’à être dévoilées. Or celles-ci sont totalement cachées par les tentes solaires, porte-menus, bancs d’écaillers, chaufferettes, néons, tuyaux de gaz apparents et j’en passe. »

« Certains commerçants de l’Ilot Sacré ont déjà commencé de leur propre chef à démonter les éléments problématiques et à rénover leurs façades. Nous pensons à la Ville qu’il faut les soutenir et prendre les mesures nécessaires pour aller au bout du processus. Il n’est en effet pas normal que les bons établissements, respectueux des normes de sécurité et du patrimoine, soient obligés de subir les dérives de quelques autres. » Geoffroy Coomans de Brachène, Echevin de l’Urbanisme et du Patrimoine.

Un arrêté pris sur base d’un avis du Siamu

Pour rappel, l’arrêté entré en vigueur le 31 mai 2016 sur base d’un avis du Siamu des suites d’un incendie déclaré dans la rue des Bouchers en janvier 2016, imposait trois mesures : la première mesure stipulait que l’ouverture des tentes solaires était, à partir du jour de la notification de l’arrêté, interdite.

La deuxième sommait les exploitants de prendre les dispositions nécessaires pour démonter les auvents, marquises et tentes solaires dans les 4 mois à dater de la notification de l’arrêté.

Enfin, la dernière mesure entendait bannir parasols, chaufferettes, bancs d’écaillers, fûts, tonneaux, paravents ou tout autre mobilier lourd et encombrant qui pourrait entraver la circulation des véhicules de secours. L’exploitation des terrasses en façade n’est donc pas interdite mais seules les tables et les chaises sont autorisées.

Les commerçants avaient donc jusqu’au 1 octobre pour se mettre en règle.

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