Evénements des « Grignoux », à Liège et à Namur

Ce mardi 06 juin, à 20h, au « Caméo », à Namur, et ce lundi 12 juin, à 20h également, au « Cinéma Sauvenière », à Liège, projection de « Burn out » (Jérôme Le Maire/Bel./2016/85′). A Namur, en partenariat avec la « Ligue Wallonne pour la Santé Mentale ». la projection sera suivie d’une rencontre sur le Burn-Out au travail, avec Jérôme Le Maire, le réalisateur, Jean-Pierre Lebrun, psychiatre et psychanalyste, et Thomas Périlleux, sociologue et intervenant en clinique du travail.

« Burn out »

A Liège, dans le cadre du ciné-club « Image Santé »nous compterons sur les présences, outre celle du réalisateur, Jérôme Le Maire, du philosophe Pascal Chabot, auteur de « Global Burn-out » (Ed. « Puf »), un ouvrage à l’orignine de la réalisation de ce documentaire, et du Dr. Pierre Firket, fondateur du « Cites », une clinique du stress et du travail.

« Loin de la vision glamour et romanesque qu’on expose dans les séries télé, l’hôpital de Saint-Louis nous apparaît d’abord dans toute sa banalité : avec sa lumière crue qui n’embellit rien et ses blocs opératoires qui, loin d’héberger un suspense cinématographique intense, accueillent chaque jour une dizaine d’interventions portant les noms aussi peu attractifs qu’« abcès » ou « amputations ». Ces salles qu’il faut aussi, de manière très pragmatique, penser à nettoyer, et vite, car il y a toujours d’autres patients à opérer! »

« Burn out »

« L’hôpital est aussi régi par toute une série d’obligations administratives et soumis à une gestion efficace et optimale du temps dont dépend un personnel allant du chirurgien en chef aux petites-mains qui vérifient que tout est bien à sa place. Malgré tout, il n’en reste pas moins un lieu où chaque jour des médecins, anesthésistes, infirmiers manipulent des corps et sauvent des vies humaines, un lieu où se manifeste régulièrement ce qu’on peut nommer l’héroïsme du quotidien. » 

Mais à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, les médecins sont forcés de pratiquer des opérations à la chaîne, réalisant un maximum d’opérations sur un minimum de temps…

Jérôme Le Maire ayant suivi pendant deux ans l’unité chirurgicale de cet hôpital, il n’a pû que constater le surchargement des blocs et à quel point les membres du personnel médical perdent, peu à peu, le sens et le goût de leur travail, les menant, peu à peu, à l’épuisement, au « burn out »

« Burn out »

… Cela, au nom de la rentabilité, ce nouveau mal du siècle… « Hors, il y a des domaines qu’on aimerait ne pas voir accaparés par les logiques du marché, et celui de la santé en fait partie. Là où l’humain occupait il y a peu une place centrale, les considérations financières et administratives ont pris le dessus… »

Ayant d’abord poursuivi des études en journalisme et communication, à l’ « U.L.B. », à Bruxelles« , Jérôme Le Maire sort de l’ « Institut des Arts de Diffusion », à Louvain-la-Neuve, en 1995. A souligner que pour son long métrage « Le Thé ou l’Electricité » (Bel./2012/84′), témoignant de l’arrivée de l’électricité dans un village enclavé au coeur du Haut Atlas marocainil reçoit plusieurs prix dont le « Magritte du meilleur Film documentaire » (2013) et le « FIFOG d’Or » du 8ème « Festival du Film Oriental », à Genève, ce dernier prix ayant été attribué « pour sa haute qualité technique, sa dense valeur symbolique et l’attachement aux personnages que suscite ce magnifique conte populaire », selon l’appréciation du jury.

« Les trois Jours du Condor »

Ce même mardi 06, à 12h et 20h, au « Caméo », à Namur, dans le cadre des « Classiques du Mardi », du « Secteur Cinéma » de la Province de Namur, projection du film « Les trois Jours du Condor » (Sydney Pollack/USA/1975/117’/avec Faye Dunaway et Robert Redford).

Synopsis: « Joseph Turner est un agent de la CIA chargé de réunir un maximum d’informations dans les livres d’espionnage afin d’en glaner des idées et de trouver les fuites quant aux pratiques de l’agence de renseignements. Sa vie va changer lorsqu’il retrouvera tous ses collègues assassinés pendant la pause-déjeuner… (c) « Allociné ».

Cette fiction, adaptée d’un roman écrit par James Grady, un journaliste d’investigation,  fut tournée quelques mois seulement après le scandale du Watergate, aux Etats-Unis d’Amérique. L’on y découvre un  jeune écrivain, Joseph Turner (Robert Redford), qui, étant, aussi, employé par la « CIA » possède le nom de code « Condor »

« Les trois Jours du Condor »

« Son emploi consiste à lire toute la littérature d’espionnage mondiale afin d’y découvrir d’hypothétiques messages codés qui impliqueraient de possibles menaces extérieures à l’encontre des États-Unis. Un jour, le danger prend corps. Son origine, en revanche, est plutôt inattendue… (Une question s’impose:) lorsque l’on mène une vie de mensonge et de dissimulation, comment savoir à qui confier la vérité le jour où cela devient vital?… »

Et si, dans ce film, on évoque le « Watergate » et la « CIA », … L’actualité pourrait, sous peu, rejoindre cette fiction, d‘autres journalistes d’investigation étant, aujourd’hui au travail, concernant l’actuel résident de la « Maison Blanche »

Tourné à New York (notamment au sein des tours jumelles du « World trade Center »), à Wasington D.C., en Virginie et à … Hoboken (une ville du New Jersey), ce long-métrage a obtenu quatre prix, en 1975, celui du « meilleur Acteur dans un second Rôle », pour Max von Sydow, au « Kansas City Film Critics Circle », en 1976, celui du « meilleur Acteur », pour ce même Max von Sydow, au « Festival international du Film », à Carthagène des Indes, en Colombie, ainsi qu’aux Etats-Unis, le « Prix Edgar-Allan Poe » du « meilleur Scénario de Film », pour David Reyfiel et Lorenzo Semple Jr., sans oublier le « Prix spécial » du « David di Donatello », l’équivalent italien de nos « Magritte », pour Sydney Pollack.

« Sur le Chemin de la Crèche »

Le mercredi 07, à 20h, au « Cinéma Le Parc », à Liège, projection unique d’un moyen-métrage de Maria Castillo Carmen, une réalisatrice espagnole, diplômée, en 2010 de l’ « INRACI » (« Institut de radioélectricité et de cinématographie »), à Bruxelles: « Sur le Chemin de la Crèche » (Bel./2017/52′), suivie d’une rencontre avec l’équipe de la Crèche d’Herstal, cette dernière étant la plus grande de la « Fédération Wallonie-Bruxelles ».

Ce documentaire n’a  pû être réalisé qu’avec l’accord, de l’ensemble d’une centaine de parents et du personnel, de pouvoir filmer en toute liberté ce qui se joue en ce lieu: « le développement d’êtres humains émancipés et épanouis. Le regard porté est respectueux, simple et émouvant. De quoi nous donner un peu d’espoir en l’humanité… »

« Née il y a 40 ans des revendications des ouvrières de la « Fabrique Nationale », cette crèche s’est développée autour d’un projet pédagogique novateur pour l’époque, et encore éminemment pertinent à l’heure d’aujourd’hui: considérer l’enfant, quel que soit son âge, comme une personne et un partenaire compétent, selon les termes mêmes d’Emmi Pikler,pédiatre hongroise ayant mis au point au cours du 20ème siècle des techniques pédagogiques pour le plus jeune âge, favorisant le sentiment de sécurité qui permet le développement optimal des capacités, la libre motricité, l’attention privilégiée d’un adulte référent, … » 

« Django »

Retour à Namur, au « Caméo », le jeudi 08, à 20h, avec, au programme: « Django » (Etienne Comar/Fra./2016/117’/avec Cécile de France et Reda Kateb), dont le projection sera suivie d’une rencontre intitulée: « Django, entre musique, histoire et clichés, qui sont les Gens du Voyage? », avec la participation d’Etienne Charpentier, représentant des « Gens du Voyage de Belgique » et d’Ahmed Ahkim, directeur du « Centre de Médiation des Gens du Voyage et des Roms en Wallonie », partenaire pour l’organisation de cet événement.

Si nombre de personnes savent que Django Reinhardt (1910-1953) est né en Belgique (à Liberchies, pour être précis), bien peu ignore ce qu’il a enduré, lui le gitan, avec ses proches, durant la seconde guerre mondiale, ce que ce film, relatant des faits réels, quelque peu adaptés, nous révèle, durant près de deux heures, … durant lesquelles la brutalité des Nazis, à l’encontre des tziganes, est quelque peu tempérée par la qualité de l’interprétation du jazz manouche de ce brillant musicien trop tôt disparu.

« Django »

Si ce film est programmé, en séance régulières, jusqu’à la fin juin (cfr.: www.grignoux.be) tant au « Caméo », à Namur, qu’au « Cinéma Sauvenière », à Liège, la rencontre de ce jeudi 08 nous permettra de mieux comprendre la vie actuelle des « gens du voyage », des roms, tentant d’évacuer certains clichés négatifs à leur encontre. Un événement du « Caméo » et des « Grignoux » à ne pas manquer!

Synopsis:« En juin 1943, dans une forêt des Ardennes, un camp tzigane est attaqué par des soldats allemands qui tirent à vue, tuant notamment un vieux chanteur aveugle. Ce n’est qu’ensuite que l’on découvre Django (Reda Kateb), déboulant totalement saoul sur scène. Mais une fois assis avec sa guitare, il retrouve toute sa maestria pour divertir Parisiens aisés et officiers allemands qui l’applaudissent à tout rompre…Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse aidé par une de ses admiratrices, Louise de Klerk (Cécile de France). Pour passer, il se rend à Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, avec sa femme enceinte, Naguine, et sa mère, Negros… »

« Django »: Cécile de France et Reda Kateb

« Producteur d’Abderrahmane Sissako sur (un autre film de qualité, ndlr) « Timbuktu », Etienne Comar signe un film profond, puissant tout en restant toujours dans la retenue… À travers le personnage de Django Reinhardt, c’est en effet, en creux, le génocide de la communauté tzigane par les Nazis dont il est question. »

Pour les prix d’entrées et la programmation régulière des quatre cinémas des « Grignoux », consultez: www.grignoux.be.

Yves Calbert (avec de larges extraits de textes des « Grignoux »).

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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