Evénements des « Grignoux », à Liège et à Namur, jusqu’au 20 Avril

 

 

Au « Cinéma Churchill », à Liège, le mardi 18 avril, à  20h (projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, Hilde Van Mieghem), et au « Caméo », à Namur, le mercredi 20, à 20h (projection suivie d’une rencontre avec le scénariste et auteur du livre, Tom Lanoye), avant-première du film flamand « Sprakeloos » (« La Langue de ma Mère » (Hilde Van Mieghem/Bel./ 2017/105′).

Synopsis: « La rondeur charmante d’un théâtre amateur dans la Flandre profonde. On y joue Le malade imaginaire de Molière. Le public endimanché semble captivé et ravi. Et puis, il y a les retrouvailles autour d’un verre. Toute la famille est venue saluer la performance de leur mère Josée dans le rôle d’Argan. L’euphorie est de courte durée. Josée va être frappée par une attaque cérébrale qui la rend aphasique. S’exprimant désormais dans un baragouin furieux et peu intelligible, elle est en colère avec ses proches. Son fils cadet, écrivain reconnu, se rend compte à quel point sa langue était son centre de gravité. Il va se rapprocher d’elle pour tenter de conjurer la maladie, faire en sorte qu’elle retrouve la parole ou du moins des bribes. »

« Sprakeloos »

A noter que le scénaristeTom Lanoye, a ainsi collaboré à la réalisation des versions cinématographique et théâtrale de son propre roman. Figure majeure de la littérature, en Flandres, digne fils spirituel de Hugo Claus, il nous offre, ici, avec le réalisatrice Hilde Van Mieghem, une œuvre magistrale flamande, chanson d’amour à l’héroïne de ce long-métrage, cette mère radieuse et diva des faubourgs.

Le mardi 18, également à Liège, mais au « Cinéma Sauvenière », en collaboration avec le ciné-club « Image Santéprojection unique d’un autre film en néerlandais, un film nous venant des Pays-Bas, cette fois, « Ik ben Alice » (« Je suis Alice »/Sander Burger/documentaire/P.B./ 80’/2015), un bel exemple de la manière dont la technologie peut se mettre au service des personnes âgées. Une petite révolution médicale, … qui n’est pas sans controverses…, le personnage central étant un … robot soigneur!

« Ik ben Alice »

Synopsis: « Le robot peut-il construire une relation « humaine » avec quelqu’un ? Quels problèmes éthiques cela pose- t-il ? Trois dames âgées, chacune vivant dans leur propre maison, aux Pays-Bas, accueillent Alice, le robot soigneur,  devenant, contre toute attente, très attachées au petit robot… »

Un robot soigneur créé par la société « Selemca », qui délégua ses experts pour travailler avec le personnel médical et les familles, qui, ensemble, tentent de découvrir comment le robot Alice pourrait parler et réagir afin de pallier les effets de la solitude sur les personnes âgées

Dans le présent documentaire, nous suivrons trois dames âgées, chacune vivant aux Pays-Bas, dans sa propre maison, aux Pays- Bas, qui, accueillant Alice, … deviennent, contre toute attente, très attachées au petit robot

« Ik ben Alice »

La projection de ce documentaire sera suivie d’une rencontre: « Les nouvelles technologies pour les personnes âgées », avec François Van Lishout, ingénieur spécialisé en intelligence artificielle, Philippe Coucke, chef du Service universitaire de radiothérapie et Mylène Maigray, kinésithérapeute en chef au « CHR », un hôpital dans lequel un robot soigneur est déjà en cours d’utilisation… Une occasion pour les spectateurs  opposés à l’utilisation de robots, en médecine ou dans d’autres domaines, de questionner ces trois spécialistes, sur leur fiabilité, … à une époque où l’on dit vouloir lutter contre le chômage

Autre question: un robot peut-il construire une « relation humaine » avec quelqu’un? Quels sont les problèmes éthiques? Trois dames âgées, chacune vivant dans leur propre maison, aux Pays- Bas, accueillent Alice. Et deviennent, contre toute attente, très attachée au petit robot…

Toujours au « Cinéma Sauvenière », le mercredi 19, à 20h, avant-première de sa sortie en salles, après avoir été présent au « FIFA » (« Festival International du Film d’Amour »)de la fiction française « Un Profil pour deux » (Stéphane Robelin/Fra./2016/ 99’/avec l’inusable Pierre Richard/présent) en présence de l’équipe du film, les différents protagonistes attendant nos questions à l’issue de la projection.

Synopsis: « Pierre, veuf et retraité, ne sort plus de chez lui depuis deux ans. Il découvre les joies d’internet grâce à Alex, un jeune homme embauché par sa fille pour lui enseigner les rudiments de l’informatique. Sur un site de rencontre, une ravissante jeune femme, Flora63, séduite par le romantisme de Pierre, lui propose un premier rendez-vous. Amoureux, Pierre revit. Mais sur son profil il a mis une photo d’Alex et non la sienne. Pierre doit alors convaincre le jeune homme de rencontrer Flora à sa place, un quiproquo déjà bien assez embarrassant pour Alex, qui reçoit des confidences qu’il ne voudrait sans doute pas entendre. Mais les ennuis ne font que commencer… »

« Un Profil pour deux »

Quel plaisir de retrouver, 45 ans plus tard, celui qui fut « Le grand blond avec une Chaussure noire » (Yves Robert/Fra./1972/ 90’/ avec Mireille Darc, Bernard Blier, Jean Carmet & Jean Rochefort), interprétant, ici, un homme âgé, un type assez fantasque, qui voudrait que sa fille lui foute la paix et que sa petite-fille se remette avec son ex, ignorant que son professeur d’informatique est le nouveau compagnon de sa petite-fille…

P. Richard, « Magritte d’Honneur » 2015

… Une comédie sympathique, portée par un Pierre Richard grincheux et malicieux, lui qui reçut un « Prix du meilleur Acteur » (pour son interprétation dans « Les mille et une Recettes du Cuisinier amoureux »/Nana Djordjadze/Fra./ Géorgie/USA/1996/100′), au « Festival de Karlovy Vary« , en Rép. Tchèque, en 1996; un « Prix Hommage » du « Festival Juste pour rire »« , à Montréal, en 2004; un « César d’Honneur », à Paris, en 2006; un « Magritte d’Honneur », à Bruxelles, en 2015; sans oublier qu’il fut admis par décrets français, comme « Officier de l’Ordre du Mérite », en 1996, et « Officier de la Légion d’Honneur », en 2016.

Ce même mercredi 19, à 20h15, au « Caméo », à Namur, « Et les Mistrals gagnants » (Anne-Dauphine Julliand/documentaire/Fra./2016/79′), projeté avec sous-titres, pour les personnes sourdes et malentendentes, suivie d’une rencontre avec la réalisatrice.

Synopsis: « Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l’instant. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie.  Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme nous montrent le chemin du bonheur. Un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement. »

« Et les Mistrals gagnants »

Ces cinq enfants nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves. Ils vivent dans l’instant. Avec l’humour et surtout l’énergie optimiste de leur âge, ils mènent un combat contre des maladies très graves et/ou évolutives. Malgré les traitements lourds, malgré les douleurs parfois insoutenables, ils font preuve d’un appétit de vivre incommensurable, d’une énergie communicative.

Ils embrassent la vie, sans s’apitoyer sur leur sort, sans nier non plus ce qu’ils éprouvent. Leçon de courage et d’optimisme comme le résume Tugdual: « Quand on est malade, cela n’empêche pas d’être heureux ». La vie avec la maladie reste la vie, avec ses hauts exaltants et ses bas terribles. En célébrant les premiers, sans oublier les seconds, ce documentaire évite, ainsi, l’écueil de la sensiblerie pleurnicharde, autant que de l’angélisme béat, sans céder à aucun moment à la tentation de la démonstration ou de l’exhibitionnisme. Le regard de la réalisatrice, respectueux des enfants et des familles, l’est aussi du spectateur qui se sent concerné, ému, transporté par ces témoignages, sans jamais avoir l’impression d’être voyeur ou manipulé.

« Volcan Merapi, Enfer et Paradis »

Episode d’une série intitulée « Volcans et dérive des continents », un autre documentaire nous est proposé, cette semaine, par les « Grignoux », en projection unique, le mardi 18, à Liège, cette fois, au « Cinéma Le Parc »: « Volcan Merapi, Enfer et Paradis » (Daniel Moyano/documentaire/ Bel./ 2016/ 100′), suivie d’une rencontre avec le réalisateur, qui a épié et filmé ces convulsions géologiques hallucinantes, même s’il n’est pas volcanologue de son état, ce qui n’enlève rien à la qualité et la beauté plastique de son long-métrage.

Synopsis: « Au coeur de l’île de Java, au nord de Yogyakarta, en Indonésie, nous sommes confrontés au volcan Merapi (« montagne de feu », en français/2.930 m d’altitude), qui, s’il nous paraît inoffensif de prime abord, est, en fait, un monstre sans états d’âme, qui tua 367 personnes, en 2010-2011, et près de 1.400, en 1930. Si nous ne sommes pas directement confrontés à ses coulées de lave, nous oservons ses nuées ardentes (mélange de gaz, de cendres, de roches portés à des températures avoisinant les 800 °C), qui déferlent des pentes de la montagne, à plus de 80 km/h, ces nuées brûlant tout sur leur passage: habitants n’ayant pu être évacués à temps, animaux et végétaux… Et si ce volcan connut 65 autres éruptions entre 190 et 2010, nourrissant l’imaginaire et les croyances des habitants qui le côtoient au quotidien, nous voyons qu’à proximité la vie continue sur des marchés locaux des plus colorés, au sein d’une nature luxuriante… »

Notons encore que les informations scientifiques livrées par ce documentaire s’inscrivent dans une logique pédagogique éclairante, le spectateur étant captivé par une réelle tension régionale dramatique, bien captée par Daniel Moyano, qui utilisa ses caméras essentiellement en dehors des chemins balisés de la production traditionnelle, pour concrétiser ses rêves et obsessions: donner à voir la turbulence des volcans et la manière dont les hommes doivent négocier leur survie à leurs côtés. A nous d’assister par l’image à cette danse entre la vie et la mort au-dessus d’un des volcans  les plus dangereux du monde

Retour à Namur, pour vous confirmer que le film « La Vallée des Loups » (Jean-Michel Bertrand/Fra./2016/ 90’/« Prix du Jury Jeune », au 25ème « Festival du Film de Sarlat », en novembre 2016/présenté, en octobre 2016, en première mondiale, à Jambes, en soirée ce clôture du « FINN », le « Festival International Nature-Namur »), sera bien au programme du « Caméo », ce mardi 18, à 20h, suivi d’une rencontre avec des représentants de « Natagora« , « Forêt Wallonne » & « Ferus-Belgique ». Pour plus d’informations sur cette expérience humaine assez exceptionnelle, au sein d’un superbe décor alpin, consultez notre précédent article:

http://www.bruxelles-news.be/ la-vallee-des-loups-a-liege- et-a-namur-les-12-et-18-avril/

« La Vallée des Loups »
« La Vallée des Loups »

Synopsis« Il existe encore, aujourd’hui en France, des territoires secrets. Ce film est une quête personnelle, l’histoire d’un pari fou tenté par un passionné rêveur, un anti héros capable de briser toutes les barrières pour parvenir à son but: rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel. Après trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n’importe quel temps, le réalisateur parvient à remonter la piste des loups. Petit à petit, il observe, se rapproche et finit par se faire accepter par la meute. Contre toute attente les prédateurs magnifiques offrent alors un peu de leur intimité à ce drôle de personnage. Mais le film pose aussi la question des limites de cette intimité… »

Yves Calbert, avec des extraits de textes des « Grignoux », de Dany Habran notamment.

 

 

 

 

 

 

 

 

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