Evénements au “Caméo”, à Namur, ces 09 et 10 Mai

"Parlons Femmes"

 

 

“Parlons Femmes”

Ce mardi 09 mai, à 12h et 20h15, au “Caméo”, les “Classiques du Mardi”, du Secteur Cinéma de la Province de Namur, proposent: “Parlons Femmes” (“Se permettete parliamo di donne”/Ettore Scola/Ita./noir et blanc/1964/107′), avec, fait rarissime, un acteur, Vittorio Gassman, tour à tour grandiose et pathétique, sublime et ridicule, interprétant pas moins que neuf personnages. nous offrant, les différentes déclinaisons du mâle italien, selon Ettore Scola

Synopsis: “Un cavalier mystérieux fait escale dans une ferme isolée, un dandy urbain se fait passer pour un mari modèle, un prisonnier naïf se voit accorder une permission grâce aux stratagèmes de sa femme, un fils à maman pleutre est chargé de défendre l’honneur de sa sœur…”

Avec ce premier film réalisé par Ettore Scola, c’est toute la saveur de l’âge d’or de la comédie italienne qui est déclinée, dans une enfilade de huit sketches assassins et désopilants, nous présentant autant de manières de rire des obstacles qu’hommes et femmes se plaisent à dresser entre eux.

Dans ce film, le réalisateur “plonge sa caméra-scalpel au cœur de la société italienne de son époque et esquisse un portrait aux multiples facettes de la parade amoureuse, égratignant, avec, néanmoins, une certaine tendresse, le mâle italien, (tout en) composant une fresque protéiforme de la femme” ((c) “Les Grignoux”).

Au “Caméo”, toujours, ce mercredi 10, à 20h, “Les Grignoux” programment “I am not a Negro” (Raoul Peck/USA-Fra.-Sui.-Bel./ 2016/95′), dont la projection sera suivie d’une rencontre avec sur les droits civiques, avec Philippe Hensmans, directeur d’ “Amnesty international Belgique francophone”.

Synopsis: “À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies.”

Nommé aux Oscars, au titre de meilleur documentaire, en 2017, ce long métrage, “essai pamphlétaire et poétique, rend vivante la parole de l’écrivain James Baldwin en reprenant un de ses textes, laissé inachevé, (qui) envisageait de raconter l’histoire de l’Amérique à travers trois figures de la lutte des droits civiques, chacun ayant été assassiné sur une période de cinq ans: Medgar Evers, Malcom X et Martin Luther King.” 

“I am not a Negro”

“Désirant échapper à la ségrégation raciale, James Baldwin émigre en France en 1948. Quelques années plus tard, il éprouve le besoin de rentrer aux États-Unis pour s’engager lui aussi dans la mobilisation aux côtés de ces trois leaders, avec comme volonté première d’écrire l’histoire, d’en être son témoin. Raoul Peck prend le relais de la pensée de James Baldwin et se fait lui aussi témoin, en circulant à travers différentes temporalités qu’il superpose.”

“Les images d’archives retracent, par exemple, l’exploitation esclavagiste mais brandissent surtout les témoignages d’oppression et de résistance militante des années 50 à 70, … (avec,) ensuite, d’autres images de violences, plus récentes, celles des agressions policières raciales de Ferguson et de Baltimore, en 2014 et 2015, ou bien à cette série de portraits d’enfants et d’adolescents, tués ces 20 dernières années.”

“I am not a Negro”

“La problématique n’a pas pris une ride et c’en est terrifiant. Pour le réalisateur, chacune des phrases de l’écrivain est ‘une grenade dégoupillée’. La collision des mots et des images fait l’effet d’une gifle, elle réactualise le discours et réactive la nécessité et l’urgence d’un questionnement auquel James Baldwin renvoie constamment: ‘Les blancs doivent chercher pourquoi, dans leur cœur, la figure du nègre leur était nécessaire. Je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Je suis un nègre car vous en avez besoin… Vous devez comprendre pourquoi. L’avenir du pays repose sur cette volonté d’y réfléchir… On ne peut pas changer tout ce qu’on affronte, mais rien ne peut changer tant qu’on ne l’affronte pas.” ((c) “Les Grignoux”).

Cet intéressant document nous  invitant “à mieux penser le monde dans lequel nous vivons, à aiguiser notre regard, questionner nos choix et nos engagements” est également programmé, à six reprises, en séances ordinaires du “Caméo”, du mercredi 10, à 20h, au mardi 16, à 12h et 20h. Pour le programme détaillé, les synopsis et les prix d’entrées, consultez le site www.lecameo.be.

Yves Calbert (avec extraits de textes des “Grignoux”).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Votre avis nous intéresse!

Avis