Et si ce bazar annonçait la fin des vieux piliers politiques?

Ce grand bazar politicien est loin de mes préoccupations quotidiennes. Dans les réalités qui exigent toute mon attention et mon énergie, il est question de sécurité, de santé, de permettre à nos entreprises de se développer et de créer de l’emploi ! Rien que du concret qui exige de l’écoute, du pragmatisme, du savoir-faire et une capacité de synthèse pour mettre en place des solutions. C’est ce que je fais avec les pompiers, avec les agents publics, avec les entrepreneurs, avec les acteurs du secteur de la santé.
Assainir la vie politique ? Oui bien sûr ! Mais la fin des pratiques scandaleuses ne se décrète pas. Il faut décumuler les rémunérations, veiller à une juste proportion rémunération/responsabilités, appliquer les principes d’éthique et de bonne gouvernance dans le pilotage de toutes les institutions et organismes publics. Pour DéFI, ce sera le principe préalable à toute nouvelle majorité. Mais quelle majorité ?
L’imbroglio politique provoqué par le CDH a provoqué une véritable pétaudière ! Cette situation qui nous est imposée par un seul parti pourrait perdurer.
Je refuse que Bruxelles soit prise en otage. On ne va tout de même pas faire table rase du travail réalisé depuis trois ans par le Gouvernement bruxellois et s’empêcher de faire ce qui doit encore être fait ! Quelle gabegie ce serait ! L’échéance électorale régionale c’est mai 2019. Il appartiendra alors aux électeurs de choisir leurs élus et les projets pour Bruxelles.
Le Gouvernement bruxellois peut très bien continuer à soumettre des ordonnances et des décrets aux assemblées des parlementaires. Et chacun prendra alors ses responsabilités à l’égard des réformes qui seront mises sur la table.
Plus difficile ? Peut-être. Mais notre démocratie, trahie par la cupidité de quelques-uns, a besoin de renouveau, en dehors des clivages traditionnels. C’est l’occasion de construire autre chose. Car les affaires qui éclatent et qui nous écœurent tous sont peut-être le signe de la fin du règne des vieux piliers qui sclérosent notre démocratie depuis trop longtemps.
La démocratie impose une gestion rigoureuse et éthique de ses institutions. Sans cela, même les engagements tenus s’estompent et s’installe la désillusion et la suspicion.
Alors ouvrons les portes de l’avenir et profitons de cette crise pour lancer de nouvelles dynamiques.
Cécile JODOGNE

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