Echos du « FIFA » de Mons, avec le Gala de Clôture, le 17 Février

 

Belle ambiance, à Mons, aux entrées des Cinémas « Plaza Art » et « Imagix », à l’occasion du 33ème « Festival du Film d’Amour »,(« FIFA »), dont le « Gala de Clôture » se déroulera le vendredi 17, à 20h, – « sold out », comme chaque année -, au « Théâtre Royal », avec le film « Un Profil pour deux (Flora 63) » (Stéphane Robelin/Fra.-All.-Bel./2017/104’/avec Pierre Richard).

Pierre Richard 2015, « Magritte d’Honneur »
« Un Profil pour deux (Flora 63) »

Synopsis« Pierre, veuf et retraité, ne sort plus de chez lui depuis deux ans. Il découvre les joies d’Internet grâce à Alex, un jeune homme engagé par sa fille, pour lui enseigner les rudiments de l’informatique. Sur un site de rencontre, une ravissante jeune femme, Flora63, séduite par le romantisme de Pierre, lui propose un premier rendez-vous. Amoureux, Pierre revit. Mais sur son profil, il a mis une photo d’Alex et non la sienne. Pierre doit alors convaincre le jeune homme de rencontrer Flora à sa place. »

Scénariste et réalisateur français, diplômé de l’ « Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle » (« ESRA ») à Nice. Réalisateur de  documentaires pour « France 2 », Stéphane Robelin avait déjà compté sur le talent de Pierre Richard, à l’occasion de son  second long-métrage, « Et si on vivait tous ensemble? » (Fra.-All./ 2012/96′), ayant réussi à réunir à ses côtés Guy Bedos, Géraldine ChaplinJane Fonda et Claude Rich.

Dans le même temps, à 21h, au « Paza Art », projection du film lauréat en compétition internationale.

Soulignons encore, de 11h à 13h, ce même vendredi 17, l’organisation, dans la salle de conférence du « Congres Hôtel Van der Valk », d’une « masterclass » donnée par Fabienne Bichet, qui présentera son métier de directrice de casting.

De 12h à 19h, au « Magasin de Papier », rue de la Clef, 26, ne manquez pas de visiter, sur deux étages, l’exposition de l’édition 2017 du « FIFA »« Marc Bo et les légendes du cinéma italien », des photographies réalisées par Marc Bo, lors de nombreux Festivals, de Cannes à Bruxelles et Mons, en passant, entre autres, par Montréal.

Mais revenons sur la programmation de deux sections, commençant par celle de la « Compétition Européenne », le « FIFA »  accordant une importance capitale au cinéma européen, afin de permettre aux jeunes réalisateurs de se positionner sur la scène internationale. Et c’est un jury de jeunes professionnels du cinéma qui évaluera les premières œuvres de ceux qui demain, seront peut-être, les incontournables du cinéma européen. Voici les 10 films en compétition:

De cette précédente section, soulignons, notamment, la valeur de trois films:

"Afterlov"
« Afterlov »

 

« Afterlov » (Stergios Paschos/Grè./2016/94′), présenté au « FIFA », ce mardi 14, à 18h, en présence des deux acteurs grecs, Iro Bezou et Haris Fragoulis, qui rencontrèrent longuement leur public après la projection. La programmation de ce film le jour de la St.-Valentin ne pouvait mieux tomber, car ce huis clos, particulièrement chaud, sans tomber dans le voyeurisme, nous met en présence d’un échange fort, tant verbalement que physiquement, entre une femme, Sofia, et un homme, Nikos, un an après leur rupture, ce dernier essayant de comprendre pourquoi il a vu sa compagne le quitter. En découle, un règlement de comptes, ponctué de jeux, de batailles, de rires et d’introspection. A voir, assurément!

« Scarred Hearts »

« Scarred Hearts » (Radu Jude/Rou.-All./2016/141′), fut projeté le lundi 13, à 19h, en présence du jeune réalisateur, d’un Doyen de Faculté, de médecins du « CHU Ambroise Paré » et de quelques-uns de leurs … patients, qui purent continuer à rencontrer leur staff médical, dans la salle, puis autour d’un verre de l’amitié offert par l’hôpital montois. Une question d’un spectateur: « Boit-on toujours autant d’alcool à ‘Ambroise Paré’ « ? La réponse semble évidente, mais le film nous plongeant à une époque où les antibiotiques n’existaient pas encore, des moments conviviaux étaient organisés. Ainsi, voit-on des « patients » boire des  spiritueux, alors que des médecins fument … en salle d’opération!!! … Une autre époque, assurément, … mais un fort bon film, d’autant pour un premier long-métrage! … Emouvant!

Synopsis: « Roumanie, 1937. Emanuel, atteint d’une maladie grave, est contraint de séjourner dans un sanatorium des bords de la Mer noire. Il raconte ses efforts et ceux de ses compagnons de misère pour lutter contre la maladie, ainsi que les dégâts qu’elle peut causer sur le corps. Il évoque aussi le pouvoir de l’esprit, qui refuse d’abandonner. »

« Cessez le Feu » (c) Alberto Bocosgil

« Cessez le Feu » (Emmanuel Courcol/Fra.-Bel./2016/103′), projeté, lui aussi, au « Plaza Art », le lundi 13, à 20h30, après une intéressante « table ronde », intitulée « Rencontrer ‘L’Ennemi’: dire la Guerre, créer l’Empathie », organisée, dès 18h, un peu plus bas dans la rue de Nimy, au « Mundaneum »

Pour lancer le débat, quelques questions étaient posées par le photojournaliste belge Karim Ben Khelifa: « À quoi peuvent donc servir les images de guerre si elles ne changent pas le rapport des gens à la guerre, aux souffrances qu’elles engendrent, à la violence ? À quoi servent toutes ces images si elles ne changent pas les opinions ? À quoi servent-elles si elles ne créent pas la paix »? Tentent d’y répondre l’auteur de ces questionsEmmanuel Courcol, le réalisateur français de « Cessez le Feu », et Olivier Standaertdocteur en sciences de l’information et de la communication, à l’ « UCL », la « table ronde » étant animée par le journaliste Quentin Noirfalisse.

« Cessez le Feu »

Lauréat, en 2009, du « Prix Jacques Prévert » pour son scénario de « Welcome »  (Philippe Noiret/Fra./2009/110’/avec Vincent Lindon), Emmanuel Courcol nous présentait, lui aussi, un premier long métrage de qualité, « Cessez le Feu », une fiction commençant par des images particulièrement violentes d’une tranchée de  la « grande guerre ». Quelques années plus tard, nous retrouvons le personnage principal, incarné par Romain Duris, tout à la fois, combattant, baroudeur, amoureux et traumatisé, avec des tournages au Burkina Faso et au Sénégal

Synopsis« Ce drame historique se passe en 1923, suivant le parcours de Georges, soldat de la Guerre 14-18, revenu d’Afrique où il s’est exilé pendant 4 ans, pour fuir son passé de poilu. A son retour en France, il retrouve sa famille, dont son frère, invalide de guerre muré dans le silence. Il rencontre surtout une professeure de langue des signes, Hélène, avec qui il va développer une relation amoureuse tourmentée. »

Parmi les autres programmations, 20 films, en provenance d’Afrique, d’Asie, des Amériques nord et sud, ainsi que d’Europe, bien sûr, sont présentés au sein de la section, hors compétition« Cinémas du Monde »:

« The Train of Salt and Sugar »

Issu de cette section, ce vendredi 17, à 18h, au « Plaza Art », projection de « The Train of Salt and Sugar » (Licínio Azevedo/ Mozambique-Fr./Por./Afr. du Sud/Brésil), le réalisateur brésilien, également écrivain et journaliste, s’étend tourné vers le cinéma, après avoir été invité à l’ « Institut National du Cinéma du Mozambique », … un pays dont il nous dévoile de jolis paysages dans ce film, où l’on voit un officier s’attacher à une jeune passagère du train, la protégeant des avances d’un soldat brutal, prêt à la violer… La suite à l’écran!

Synopsis« En pleine guerre civile, au Mozambique, il n’existe qu’une façon d’obtenir du sucre: prendre le seul train qui relie Nampula au Malawi. Un voyage long et périlleux sur des sections de lignes sabotées attend la centaine d’hommes et de femmes inconnus qui choisissent d’embarquer au péril de leur vie. À bord, entre les attaques et les rires, la vie continue et des histoires s’écrivent, tandis que le train roule jusqu’au prochain arrêt. »

Notons encore la présence, à Mons, ce vendredi 17, de différents invités, ainsi:

  • à 14h30, à l’ « Imagix », pour « Aurore Tabort », la réalisatriceBlandine Lenoir, et l’actriceAgnès Jaoui;
  • à 17h00, à l’ « Imagix », pour « Le Ruisseau, le Pré vert et le doux Visage », le réalisateur,  Yousry Nasrallahet l’actrice,  Leila Eloui.
  • à 17h30, au « Plaza Art », pour «  Trop noire pour être française », la réalisatrice, Isabelle Boni-Claverie.

Dans l’attente de la proclamation du Palmarès du 33ème « Festival du Film d’Amour », bonnes dernières séances et rencontres, à Mons.

Prix d’entrée pour le « Plaza Art » et « Imagix »: 7€ (étudiants et par personne en groupe de 20: 5€ / séances pédagogiques: 4€ / réduction pour les enseignants: – 1€). Galas de Clôture, au « Théâtre Royal »: 15€ (quelques places encore disponibles au balcon)

Prix d’un « Pass » pour 4 séances: 20€ (non nominatif, n’incluant pas l’accès au Gala de Clôture.

Yves Calbert.

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