Des labels ABC pour les institutions publiques bruxelloises

Des labels ABC pour les institutions publiques bruxelloises
Hannelore Goeman (sp.a) estime que les institutions qui recrutent des Bruxellois méritent d’être mises à l’honneur.

Jeudi 30 novembre 2017 — Selon les chiffres consultés par la députée bruxelloise Hannelore Goeman (sp.a), seuls 53,8 % des fonctionnaires de la Région bruxelloise habitent à Bruxelles. C’est beaucoup moins que ce que s’est imposé le Gouvernement bruxellois. Le sp.a aimerait que des efforts supplémentaires soient fournis pour augmenter ce chiffre. Pour y parvenir, la députée bruxelloise Hannelore Goeman (sp.a) décerne un « label ABC » aux administrations qui obtiennent un bon score en la matière. ABC signifie Appellation Bruxelloise Contrôlée.

Dans l’accord gouvernemental, il est stipulé que le nombre de Bruxellois dans les administrations et agences régionales augmentera de 10 % en cinq ans. En 2013, il y avait 53,1 % de Bruxellois dans le corps de fonctionnaires. Quatre ans plus tard, il semble qu’il y en ait 53,8 %. Selon Hannelore Goeman, on peut faire beaucoup mieux :

« Les administrations bruxelloises doivent tout simplement recruter davantage de Bruxellois, point à la ligne. Les habitants sont davantage impliqués et comprennent mieux la réalité et les besoins de notre ville. Par ailleurs, davantage de Bruxellois doivent travailler et les pouvoirs publics ont absolument un rôle exemplaire à jouer dans ce domaine. Comment peut-on s’attendre à ce que les entreprises emploient des Bruxellois, si les pouvoirs publics optent de préférence pour des navetteurs ? Et enfin, ces navetteurs viennent trop souvent en voiture, des voitures que notre capitale ne peut clairement plus absorber. »
Afin d’encourager les services publics bruxellois dans ce domaine, le sp.a décerne désormais chaque année le label ABC aux administrations qui emploient au minimum 2/3 de Bruxellois. ABC signifie Appellation Bruxelloise Contrôlée, un jeu de mot inspiré de l’appellation d’origine contrôlée (AOC) en France, qui est notamment utilisée pour le vin.

Cette année, le label sera décerné à six services publics. Avec une médaille d’or pour Atrium.Brussels qui obtient le score le plus élevé, soit 80, 8 % de travailleurs bruxellois. Les services incendie et d’assistance (SIAMU) obtiennent le score le plus faible avec seulement 27,2 % de travailleurs bruxellois en service.

« Cela nous honore d’être, cette année encore, l’institution qui emploie le plus de Bruxellois, se réjouit Arnaud Texier, CEO d’Atrium.Brussels. Cela fait clairement partie de notre ADN : le commerce urbain ne peut être pensé et accompagné que par des gens qui vivent, expérimentent et incarnent au quotidien leur ville. Notre Agence ne serait pas si performante si elle n’était pas habitée par autant d’amoureux de Bruxelles. »
En outre, il existe aussi un label de qualité pour les administrations qui font de leur mieux : l’Aspiration Bruxelloise Contrôlée. Ce label est décerné sur base des nouveaux recrutements au cours de l’année précédente (2016). Plus de la moitié des services publics obtient ce label, avec une médaille d’or pour Citydev et le Port de Bruxelles, qui n’ont recrutés que des Bruxellois en 2016. Le service public régional (le ministère) n’enregistre qu’un score de 51,2 % des recrutements.

Les grandes différences entre les administrations démontrent, selon Hannelore Goeman, sont qu’il n’existe pas d’approche commune pour atteindre l’objectif de l’accord gouvernemental. C’est pourquoi le sp.a demande au gouvernement de développer un plan d’action global pour tous les services publics bruxellois.

« Chaque service public a sa propre approche, et y accorde sa propre priorité. Les services publics comme Atrium.Brussels et Bruxelles-Propreté démontrent qu’il est possible de recruter davantage de Bruxellois. Nous devons tirer les leçons de leur approche et l’appliquer aux autres administrations. », déclare Hannelore Goeman.

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