Dernier Week-End d’ « Anima », à Ixelles, Liège et Namur

Pour terminer en beauté le congé scolaire du « mardi gras », rendez-vous à Ixelles, au « Centre culturel Flagey », afin d’assister, à 19h30, à la remise des Prix du 37ème Festival « Anima« , ceux-ci étant décernés par les différents jurys et nous-mêmes, le public.

Cette cérémonie sera dirtectement suivie de la projection, au « Studio 4 », en présence de son réalisateur, de « The Shower » (« L’Averse »/Jae-hoon Ahn/Corée du Sud/2017/48’/à partir de 12 ans), une adaptation d’une nouvelle littéraire éponyme, publiée en 1952, qui, due à la plume de Hwang Sun-Won, est considérée comme l’un des plus grands chefs-d’oeuvre de la littérature coréenne, rendant à merveille la sensibilité de leur culture et étant toujours lue, de nos jours, par tous les enfants coréens.

« L’Averse »

Synopsis : « Une histoire toute simple, vécue par tout un chacun dans son adolescence, un amour naissant entre un jeune garçon et une jeune fille. »

A l’écran, nous découvrirons une campagne coréenne totalement magnifiée dans sa représentation picturale grâce à une incroyable palette de couleurs, à la finesse et à la subtilité de l’animation des décors naturels et à la minutie du
travail du réalisateur.  Transcendant la pureté des sentiments de ces adolescents, ce récit est d’une portée universelle.

Ensuite, à 22h, alors qu’acteurs, réalisateurs, producteurs et autres invités participeront au traditionnel cocktail de clôture, au « Studio 5 », les courts-métrages primés seront projetés (une séance recommendée à partir de 16 ans).

Mais, auparavant, soulignons, à 17h45, au « Studio 5 », la projection de six courts-métrages primés, lors ce la première cérémonie des « Emile Awards » – ce nom rendant hommage à deux pionniers français de l’image animée, Émile Reynaud (1844-1918) et Émile Cohl (1857-1938) -, cet évènement ayant été organisé à Lille, le 08 décembre 2017, récompensant les talents des professionnels du Cinéma d’Animation européen, l’ « EAA » (« European Association Awards ») ayant été créée à cette occasion.

« Shaun the Sheet – Spoilsport »
« The last Job on Earth »

Ce programme de 70 minutes, recommandé à partir de 12 ans, comprend les courts-métrages suivants :

  • « The Last Job on Earth » (« Moth Studio »/UK/2016/2′)
  • « Merlot » (Marta Gennari & Giulia Martinelli/Ita./2016/5′)
  • « Min Börda » (« Le Fardeau »/Niki Lindroth von Bahr/Suè./2017/14′)
  • « Shaun the Sheep – Spoilsport » (Will Becher/UK/2015/7′)
  • « Lastman, Episode 5 » (Jérémie Périn/Fra./2016/13′)
  • « Revolting Rhymes » (Jakob Schuh, Jan Lachauer Bin-Han To/UK/2016/29′)
« Early Man »

Dans l’après-midi, notons, entre autres, la programmation d’ « Early Man » (« Cro Man »/Nick Park/UK/2017/70’/à partir de 6 ans/en français, à 13h45, en « Studio 4 », et, en anglais, à 16h, au « Studio 5 »). Synopsis : « Durant la préhistoire, quand les dinosaures et les mammouths parcouraient encore la terre, l’histoire d’un homme des cavernes courageux, Doug, et de son meilleur ami, Crochon, qui s’unissent pour sauver leur tribu d’un puissant ennemi… »

Ce samedi 17, quelques points forts :

  • la « Nuit Animée », à partir de 16 ans, de 21h30 à 2h, au « Studio 4 », au « Flagey », mais aussi, de 21h à 1h30, au « Ciné Le Parc » de Liège et au « Caméo » de Namur, nous propose, en trois parties, 45 courts métrages, longs de quelques secondes à quelques minutes, variant les plaisirs, pour nous étonner, nous surprendre et, pourquoi pas, nous éblouir. Humour, déraison, amour, dérision, …, une pêche miraculeuse de petits bijoux du « 7ème Art », différentes animations étant prévues tant à Ixelles, qu’à Liège ou à Namur.
« Night is Short, Walk on Girl »
 » Ivan Tsarevitch et la Princesse changeante »
  • « Ivan Tsarevitch et la Princesse changeante» (Michel Ocelot/Fra./2016/63’/à partir de 6 ans/à 13h45, au  « Studio 4 », au « Flagey »). Synopsis : « Tous les soirs, une fille, un garçon et un vieux projectionniste se retrouvent dans un cinéma qui semble abandonné, mais plein de merveilles. Les trois amis inventent, dessinent, se déguisent et s’imaginent les héros de contes merveilleux. Des profondeurs de la terre, aux confins de l’orient, ils rivalisent d’imagination pour incarner princesses et aventuriers… » Notons que ce réalisateur français, Michel Ocelot, qui fut le Président de l’ « ASIFA » (« Association Internationale du Film d’Animation »), de 1994 à 2000, remporta, avec « Kirikou et la Sorcière » (Fra.-Bel.-Lux./1998/74′), le « Grand Prix du Long-Métrage » du « Festival du Film d’Animation d’Annecy », en 1999, ainsi que de très nombreux Prix, au Canada, en Colombie, en Egypte, aux Etats-Unis, en Indonésie, au Paraguay, en Tanzanie, en Tunisie, en Uruguay et dans plusieurs pays européens.
  • « Night is Short Walk on Girl » (Masaaki Yuasa/Japon/2017/93’/à partir de 16 ans/à 19h30, au « Studio 4 », au « Flagey »). Synopsis : « A Kyoto, une étudiante décide de faire une virée nocturne très alcoolisée. Au cours de cette nuit délirante, poursuivie par son soupirant, elle croise un obsédé d’estampes érotiques, un usurier bizarre, une troupe de théâtre anarchiste et le dieu du livre d’occasion… » Une comédie surréaliste, aux dérives visuelles éblouissantes ! 
  • « Where it Floods » (Joel Benjamin/USA/2017/50’/à partir de 16 ans/à 19h45, au « Studio 1 », au « Flagey ». Synopsis : « Bien que (presque) tout le monde ait quitté les lieux pour se mettre en sécurité, Calvin, sa femme Patty et leur fils Kenny essaient de garder leur ferme et de survivre dans un paysage du Middle West inondé… » Un film indépendant, qui dépeint une Amérique rurale et isolée et qui sonde les tréfonds de l’âme humaine. Précédant ce moyen-métrage, le clip « Modern Lives » (Bill Plympton/USA/2018).
  • « Estonian Dreams – White Dreams », la dernière série de courts-métrages estoninens présentés à « Anima », avec huit films, pour une durée totale de 84′ (à partir de 16 ans, au « Studio 5 », au « Flagey »). Au rendez-vous de cette séance, comme écrit dans le programme : « Imagination, fantastique, rêves et réalités sont les maîtres mots de ce programme porteur d’espoir. Abstraction et réalisme, passé et présent s’y côtoient, menant inexorablement vers un futur imprévisible… » 
    « Estonian Dreams, White Dreams »
« Where it Floods »

L’ Estonie étant donc mise à l’honneur, ne manquons pas de visiter, gratuitement, l’exposition « Le Studio Nukufilm ou la Stop Motion en Mode Talinn », un studio, qui, créée en 1957, était placé sous la coupe de l’Etat soviétique, jusqu’en 1992, devenant alors une société privée, sise dans une ancienne usine, à Talinn. Cette visite nous dévoile certains processus de création d’un film d’animation : poupées, décors, objets en tout genre, studios de peinture, de sculpture, de couture, plateau de tournage, tout un fourmillement d’activités dont la seule finalité est d’animer l’inanimé.

Une Marionnette du Studio « Nukufilm »

… Et si aujourd’hui, bien sûr, nous bénéficions de l’assistance d’ordinateurs, notons que les animateurs estoniens sont réputés pour leur virtuosité manuelle qu’ils cultivent encore à l’heure actuelle. Ainsi, nous apprenons qu’avant qu’une poupée (faite d’une armature métallique flexible, enveloppée de fines couches de mousse polystyrène et habillée de vêtements qui la personnalise) n’effectue un mouvement, elle est, en général attachée avec de petites épingles que l’animateur saisit avec une pince Tukanov, qu’il porte à sa ceinture…

A ne pas manquer, non plus, la visite, gratuite, d’une seconde exposition des plus intéressantes, intitulée « Loving Vincent », qui fut présentée à Utrecht, nous proposant quinze peintures réalisées pour le long-métrage « La Passion Van Gogh » (Dorota Kobiela & Hugh Welchman/Pol.-U.K./2017/95′), qui fut récompensé sur trois continents, en 2017, recevant les Prix « du Public », au « Festival international du Film d’Animation », à Annecy ; du « Film international le plus populaire », au « Festival international du Film », à Vancouver ; du « meilleur Film étranger d’Animation », aux « Golden Trailer Awards », à Los Angeles ; et du « meilleur Film d’Animation », au « Festival de Shanghai« .

L’un des 6.500 tableaux pour
« La Passion Van Gogh »

L’idée de base de ce film était d’entrer dans les tableaux de Vincent Van Gogh (1853-1890) et de les faire vivre comme si ce célèbre peintre néerlandais les avait animés lui-même, un pari fou, brillamment relevé par des animateurs d’une quinzaine de pays, qui ont minutieusement peint, à la main, les 65.000 tableaux utilisés pour ce long-métrage, filmés image par image, respectant le style de leur créateur, certains reprenant, sur une seule toile, deux compositions originales de Vincent Van Gogh, douze peintures à l’huile de ces artistes ayant été utilisées pour réaliser une seconde de ce film

Prix d’entrée, par séance : 8€ (pour les demandeurs d’emploi, les plus de 60 ans, les membres des Clubs « Knack », « Le Soir », « Vif », de la « Ligue des Familles », de « De Bond » et de l’ « Oko-Sectorpass » : 7€ / moins de 16 ans : 7€ et 6€). Prix du « minipass », non nominatif, pour cinq projections, éventuellement pour une même séance : 28€ (sans réduction, n’incluant pas la « Nuit Animée »). Prix d’accès à la « Nuit Animée » : 15€ (sans réduction). Programme (72 p.) : offert à l’accueil du « Flagey »Site web www.animafestival.be.

Yves Calbert, avec des extraits de textes d’ « Anima ».

 

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