“Congo, les Berges d’un Fleuve”/”Exploration du Monde”, jusqu’au 23/12

Dans le cadre d’ « Exploration du Monde », après nos précédent articles sur le Guatemala et sur Angkor, changeons, à nouveau, deContinent et rendons nous en Afrique, en République démocratique du Congo, avec une incursion en République du Congo, avec« Congo, les Berges d’un Fleuve », sur les pas de Philippe Lamairlicencié en histoire et ancien enseignant, ayant travaillé 25 ans pour la « RTBF », pour qui il couvrit les conflits en ex-Yougoslavie, au Kosovo et dans la région des Grands Lacs africains, ce qui l’amena à être lauréat, en 2003, du « Prix Bayeux des Correspondants de Guerre des Lycéens », pour son reportage sur les enfants soldats, àBunia, une localité sise dans la Province d’Ituri, à 30 km, vers l’ouest, du Lac Albert, … en République démocratique du Congo, déjà! …
En 2011, il produit et co-réalise, avec Tanguy Dumortier – Président du « Festival International Nature-Namur » (« FINN ») etcoordinateurprésentateur, à la « RTBF » du « Jardin Extraordinaire » – « Le Réveil des Virunga », un documentaire centré sur la faune(riche de nombreuses espèces: 220 de mammifères et 700 d’oiseaux) et la flore, évoquant les enjeux, les difficultés et les espoirs que représentent ce Parc National des Virunga, figurant sur la liste du « Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’UNESCO », mais situé, fort malheureusement, dans une zone de conflit parcourue par de nombreux groupes armés.
Pour « Exploration du Monde »Philippe Lamair nous invite à découvrir la vie quotidienne, le long des rives du majestueux fleuve Congo.  Un documentaire où l’homme et la nature cohabitent et s’opposent, filmé le long d’un fleuve qui, depuis toujours, dicte sa loi, lui qui, vers 1870, offrit aux yeux d’ Henry Morton Stanley (1841-1904) – 1er Occidental à descende son cours – sa nature brute et sauvage, parsemée de quelques rares villages de pêcheurs. Près de 150 ans plus tard, c’est un autre voyage, une autre vision des rives du fleuvequi s’offre à nous.
Ainsi, au fil de l’eau, nous nous laissons entraîner de Kisanganiancienne Stanleyville, chef lieu de la Province de Tshopo (partie, jusqu’en 2015, de laProvince Orientale), jusqu’à Mwanza, aux portes de l’Atlantique, là où le fleuve nourrit l’océan.
Tout en n’oubliant pas de parcourir la campagne, une escale nous est offerte à Kinshasa (Léopoldville, de 1881 à 1966), la capitale de l’ancienne colonie belge, dont la population augmente chaque mois de plusieurs dizaines de milliers d’habitants… D’où un projet immobilier hors normes, prévoyant la construction, sur le fleuve, de milliers de logements.
Avant d’affronter cette bruyante mégalopole, authentique jungle urbaine, au sens figuré de l’expression, nous réalisons une incursion au Congo-Brazaville, pour profiter de la nature encore vierge du Parc d’Ozala, avec ses éléphants, sesrhinocéros, ses gorilles, …, une faune tristement menacée par de trop nombreux braconniers, qui, sans le moindre scrupule, tuent lespachydermes pour s’emparer de leurs cornes, pour leur ivoire ou pour certaines fausses vertus aphrodisiaques.
Après ce bref passage en République du Congo, à la frontière des 2 Congo, et notre arrêt à Kinshasa, nous terminons notre voyage avec Philippe Lamair, sur l’ancienne riviera de l’époque coloniale, à Mwanza, histoire de profiter de ses plages ensoleillées, … nous réchauffant quelque peu, en ces journées assez froides que nous connaissons actuellement dans nos contrées.
Mais avant d’affronter à nouveau les rigueurs, pratiquement  hivernales, de notre climat, parcourons les 37 km du littoral de la République démocratique du Congo, où 4 espèces de tortues marines viennent annuellement pondre leurs oeufs.
Fort malheureusement, à ces bienfaits de la nature s’oppose la pollution par les installations pétrolières congolaises, traînée, jusqu’à la Côte, par le fleuve Congo et ses autres eaux territoriales, témoignant des besoins de l’être humain du 21ème siècle. Aux autochtones de protéger, dans les années à venir, dans l’intérêt de leur descendance, le luxuriant patrimoine naturel porté à l’écran par notre conférencier-cinéaste.
… Que nous pouvons retrouver, en novembre, au « Palais des Beaux-Arts » (« Bozar »), àBruxelles, le vendredi 25, à 14h.30 & 20h., et le samedi 26, à 16h.; au « Palais des Beaux-Arts », à Charleroi, le dimanche 27, à 15h.; au « Centre Culturel », à Woluwe St.-Pierre,  le mardi 29, à 20h.; et au « Théâtre Royal », à Namur, le mercredi 30, à 14h., 17h. & 20h.; ainsi qu’en décembre, au « C.C. Wauxhall », à Nivelles, le vendredi 02, à 18h.; au « Centre Culturel », à Uccle, le samedi 03, à 14h.30, & le mercredi 07, à 20h.15; au « C.C. Jacques Franck », à Saint-Gilles, le vendredi 09, à 14h.;  au « Cinéma Le Parc », àLiège, le samedi 10, à 14h. & 17h.; à l’ « Exhibition & Congress », àLibramont, le dimanche 11, à 14h.; au « Centre Culturel », à Auderghem, le lundi 12, à 20h.30, le samedi 17, à 14h.30 & le vendredi 23, à 20h.30; au« Hall des Sports », à Ganshoren, le mardi 13, à 20h.; à la « Salle Jules Bastin », à Waterloo, le mercredi 14, à 14h.30 et 20h.; à la « Salle du Logis », à Watermael-Boitsfort, le samedi 17, à 20h.15; à « Wolubilis », à Woluwe St.-Lambert, le dimanche 18, à 10h.; et à « Imagix », à Tournai, le jeudi 22, à 17h. et 20h. Pour d’autres lieux et dates, consultez le site http://www.explorationdumonde.be.
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Puisque nous évoquions les enfants soldats filmés par Philippe Lamair, lors d’un précédent reportage, signalons la sortie d’unintéressant documentaire, projeté en 1ère européenne, ce lundi 21 novembre, au « Cinéma Aventure », « Congo Paradiso » (Benjamin Géminel & Tristan Thil/Fra./ 2016/58′), dans le cadre du « Festival International du Film de Bruxelles » (« FIFB »).
Cet émouvant document nous révèle comment une metteuse en scène bruxelloise, Frédérique Lecomte, permet à ces garçons, ayant abandonnés leurs armes, mais aussi à ces trop nombreuses filles victimes de viols, d’être ramenés à une vie normale, en République démocratique du Congo et au Burundi, grâce à leur implication dans un travail théâtralen jouant et en chantant, pas seulement entre eux, mais également en présentant, de villages en villages, le spectacle qu’ils ont réalisé ensemble, au sein de l’association « Théâtre & Réconciliation ».
Comme l’écrit Frédérique Lecomte, auteure, en collaboration avec l’ « ULB » (Ewout D’Hoore, Marie-Soleil Frère & KarelVanhaesebrouck) de l’ouvrage « Théâtre et Réconcoliation, Pratique théâtrale dans les Zones de Conflits » (Ed. « La Lettre volée »/2016/25€): « dans une zone de conflit, mettre  des acteurs sur scène qui sont les protagonistes du conflit rend visible immédiatement et concrètement la possibilité de faire quelque chose ensemble. Au travers de la représentation publique, il y a un changement des a priori sur l’autre. Terminer quelque chose, aller jusqu’au bout nous apprend à mettre de l’énergie dans une réalisation, jouer devant un public, c’est une façon de s’affirmer vers l’extérieur, de poser un acte ».
Yves Calbert.

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