Cinéma : “Ce qui nous lie” et “Tueurs”

 

“Ce qui nous lie”

Organisée dans le cadre de la “Journée internationale des Personnes handicapées”, une projection, en audio-description, de “Ce qui nous lie” (Cédric Klapisch/Fra./2017/113’/avec Ana Girardot), ouverte à tous, est programmée, à Namur, au “Caméo”, ce dimanche 03 décembre, à 11h, en partenariat avec  l’ “ONA”, le Service de la Cohésion sociale de la Ville de Namur et sa programmation de “Namur Confluent Culture”.

“Ce qui nous lie”

Synopsis : “Il y a dix ans, Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale, afin d’effectuer un tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient sur la terre de son enfance, retrouvant sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie… Avant le début des vendanges, leur père décède, et en l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchainent, ces trois jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et murissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent…”

“Ce qui nous lie”

Comme il le réalise depuis ses premiers films, Cédric Klapisch nous entraîne au cœur des liens que la vie tisse entre les gens, ces liens solides et pérennes qui attachent et enracinent même ceux que le vent emporte ailleurs. Tandis que le temps fait tomber les feuilles des arbres et jaunir les vignes, faisant grandir les enfants et mourir les parents, il permet au vin, quant à lui, de se bonifier…

Cédric Kaplisch

… Ainsi, au fil des saisons, au milieu d’extérieurs magnifiques, nous découvrons la vie du domaine vinicole, le processus de vinification, les enjeux contemporains de la fabrication d’un des meilleurs vins de Bourgogne, … ainsi que l’histoire de ces trois enfants qui ont grandi dans le vin et pour le vin… Santé! …

(c) “Musée Art et Marges”

A noter que cette projection sera précédée d’une animation proposée par le “Créahm, une association dont l’objectif est de révéler et de déployer des formes d’art produites par des personnes handicapées mentales, le “Musée Arts et Marges”, sis rue Haute, à Bruxelles, près de la Porte de Namur, valorisant les créations de ces artistes.

Pour cet événement, au “Caméo“, les entrées seront, exceptionnellement, gratuites, sur réservation préalable, jusqu’à ce vendredi 1er décembre, par téléphone au N° 081/24.72.54 ou via l’adresse cellule.egalitedeschances@ville.namur.be. Et, pour que la fête soit complète, après avoir, par l’image, cotoyé les vignobles de Bourgogne, un verre nous sera offert au “Caféo”, le café-brasserie du “Caméo”

“Tueurs”

A 20h, ce même dimanche 03, au “Cinéma Sauvenière”, à Liège, ainsi que le mercredi 06, au “Caméo”, à Namur, nous pourrons assister à l’avant-première de “Tueurs” (Jean-François Hensgens & François Troukens/Bel.-Fra./2017/86′), suivie d’une rencontre avec les deux réalisateurs de ce film, … leur premier long-métrage.

“Tueurs”

Synopsis : “Alors que Frank Valken (Olivier Gourmet) réalise un casse fabuleux, un commando de tueurs entre en action et exécute tous les témoins. On relève parmi les cadavres celui de la magistrate qui enquête sur cette affaire des tireurs fous et qui était sur le point de révéler l’implication de hauts fonctionnaires de l’État dans ces faits de terrorisme. Trente ans plus tard, ils semblent être de retour. Arrêté en flagrant délit et face à la pression médiatique, Frank n’a d’autre choix que de s’évader pour tenter de prouver son innocence…”

“Tueurs”

“Tueurs” tient son tempo de bout en bout. Les scènes d’action sont d’une fulgurance sèche et ciselées jusqu’à l’os, les ambiances nocturnes étant intimement liées au récit de ce carnage savamment orchestré, un braquage de haut vol, millimétré, foudroyant.

“Tueurs”

Présenté à la dernière édition de la “Mostra de Venise” ce thriller belge francophone sidère par sa partition scrupuleusement documentée : une immersion dans la préparation d’un braquage et dans les mécaniques d’horlogerie des transports de fonds, ainsi qu’une brève, mais intense, incursion dans le milieu carcéral

François Troukens

… Un milieu que ce réalisateur – né à Nivelles, la ville des “tueurs du Brabant wallon”, d’une mère, professeur de littérature et d’un père, chanteur d’opéra, il est l’aîné d’une famille de sept enfants – a connu durant dix ans, suite à avoir participé à différents braquages, lui qui avait reçu une formation paramilitaire, se spécialisant dans le tir de combat et le déminage, avant d’être engagé comme garde du corps, puis convoyeur de fondsArrêté à Paris, en 2004, il est incercéré à la Prison de la Santé, … où il entamme une … licence en lettres modernes, organisée par l’ “Université Paris-Sorbonne”. Extradé en Belgique, il écrit, en prison, pour le Cinéma et la BD, réussissant un “CAP” en restauration et une agrégation en psychopédagogie

 

Toujours incarcéré, il obtient un contrat avec les “Editions du Lombard”, en mai 2012 , signant le scénario d’un roman graphique, “Forban”, illustré par un dessinateur suisseAlain Bardet… Libéré en juillet 2014, il milite contre le radicalisme, via son association “Chrysalibre, qui plaide pour pouvoir offrir plus de Culture en  milieu carcéral, lui-même ayant pu se réconcilier avec la société grâce à ses études, qui lui permirent de … “s’évader” en pensées… Ayant monté une agence spécialisée dans le monde de la communication, il est repéré par “RTL”, devenant chroniqueur radio, aux côtés de Patrick Weber, pour l’émission “On refait le Monde”, avant de débuter à la télévision, pour présenter “Un Crime Parfait”, le magazine judicaire hebdomadaire de “RTL-TVI”

Toujours en rapport avec la criminologie, il réalise son premier court-métrage, “Caïds” (Bel./2015/9′), dont voici le synopsis : “À la suite d’un coup qui a mal tourné, un vieux truand prend la direction des opérations et dicte à deux petits caïds les règles du milieu. Confronté à la mort, l’un d’eux tente de se rebeller au risque de sa vie…”

“Tueurs”

… Un bel échauffement, avant de réaliser son polar musclémachiavéliquement construit“Tueurs”, avec la complicité de Jean-François Hensgens, leur premier long-métrage étant porté par d’excellents acteurs belges, tels Anne Coesens (“Bayard d’Or de la meilleure Comédienne“, au “FIFF”, pour “Illégal”, en 2010, “Magritte de la meilleure Actrice“, pour ce même film, 2011, et “Magritte de la meilleure Actrice dans un Second Rôle“, pour “Tous les Chats sont gris, en 2016), Natacha Reignier (qui pour “La Vie rêvée des Anges” obtint le “Prix d’Interprétation féminine “- avec Elodie Bouchez-, au “Festival de Cannes”, en 1998, et leCésar du meilleur Espoir féminin”, en 1999), Olivier Gourmet (ancien Président d’Honneur du “FIFF”, “Prix  d’Interprétation masculine”, au “Festival de Cannes”, an 2002, et au “Festival de Téhéran”, en 2003, pour “Le Fils” ; ce même Prix au “Festival de Shanghai, pour “Sauf le Respect que je vous dois”, en 2006, et au “Festival international du Film de Karlovy Vary”, pour “Un Ange à la Mer”, en 2009 ; et “Magritte du meilleur Acteur”, pour “L’Exercice de l’Etat”, en 2014), et Bouli Lanners (“Magritte du meilleur Acteur dans un second Rôle”, pour “De Rouille et d’Os”, en 2013), ce dernier tronquant, ici, sa bonhommie légendaire, pour camper un flic vachard.

Yves Calbert.

 

 

 

 

 

 

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