Chez TOONE TYL UYLENSPIEGEL



TYL UYLENSPIEGEL
d’après Charles De Coster
jusqu’au 24 juin
www.toone.be
« A Damme, en Flandre, quand mai ouvrait leurs fleurs aux
aubépines, naquit Uylenspiegel, fils de Claes. »
L’écrivain belge Charles De Coster ouvre par cette prose poétique
La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses
d’Uylenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et d’ailleurs.
L’écrivain flamand d’expression française exalte la terre flamande.
De Coster va donner à Tyl un état civil et l’intégrer dans un cadre
historique : celui des troubles politiques et religieux des Pays-Bas
au XVIe. C’est notre histoire dans laquelle va fleurir un thème
cher à l’auteur : la Liberté. D’où la dimension universelle de cette oeuvre.
Tyl, soutenu par la passion de la belle Nele, éternelle fiancée mais aussi
passionaria, harcèle les troupes de Philippe II, à la tête d’une armée de gueux.
Le charbonnier Claes, père de Tyl, mourra sur le bûcher du duc d’Albe.
Si “les cendres de Claes battent” sur le coeur d’Uylenspiegel, c’est pour lui rappeler sa vengeance personnelle et sa mission de libérateur.
Tyl va venger son père et sa mère.
Mais les venger, c’est en même temps sauver la Flandre.
A l’occasion du centenaire de la parution de Tyl, Arthur et Elisabeth Fauquez proposent, en 1968, une adaptation personnelle et fidèle à l’oeuvre de Charles De Coster.
Ils adoptent l’orthographe néerlandaise d’Uylenspiegel. C’est le hibou qui selon la croyance populaire aurait donné son nom à Uylenspiegel : Uyl en Spiegel, hibou et miroir, symboles de la sagesse et de la comédie.
Dans un raccourci théâtral, fait de truculence et de lyrisme, ils présentent les personnages de leur naissance jusqu’à la prise de la Briele où Tyl trouve une mort héroïque, et ressuscite aussitôt dans la légende populaire.
Vingt ans après la création, José Géal fait appel à Serge Creuz pour renouveler la scénographie du spectacle. Creuz dira : « J’ai toujours aimé Toone. J’aime Tyl depuis toujours, aussi. Je l’ai lu, je ne sais combien de fois. Et chaque fois, j’y découvre non pas des détails, mais des fulgurances nouvelles (…). José Géal m’a fait entièrement confiance pour les marionnettes, pour le décor. J’ai essayé de respecter la tradition des marionnettes à tringle, mais sans les paralyser par cette tradition en introduisant d’autres gestes, d’autres matériaux… » (Martine Duprez, Le Soir, 18 septembre 1988).
Ces marionnettes d’une facture originale ont fait depuis l’objet d’une
acquisition par le service du Patrimoine de la Communauté française de Belgique.

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