Ce Dimanche 28 Mai, « Namur en Mai »

Par ce beau soleil d’été, « Namur en Mai », le « Festival des Arts forains », nous attend, du Quartier des Carmes (une nouveauté) à la Place d’Armes, pour sa 3ème et dernière jornée de son édition 2017, l’accueil et la vente des « Nems » (unité monétaire remplaçant le « Sou »,  un « Nem » s’y obtenant contre 2€50) se déroulant sur la Place St.-Aubain, à côté du« Chapiteau des Cabarets ».

D’une manière totalement subjective, nous conseillons particulièrement 4 spectacles, ce dimanche 28 mai:

« Le Grenier à Pépé »
(c) « K.Bestan »

* « Le Grenier à Pépé » (« Compagnie K. Bestan/France/50′), à 19h, aux « Bateliers », à 200m de la Place St.-Aubain. Synospis »: « Grand-Père, ancien artiste de cirque, a laissé au grenier toutes ses males et valises. En décidant de ranger ce lieu, au fond d’une malle, son petit-fils découve une marionnette, plutôt particulière… Dès lors le temps s’arrête! Fouillant dans sa mémoire, il retrouve les gestes de son ‘Pépé’, redonnant vie, petit à petit, à sa marionnetteCirque, théâtre et musique s’entremèlent pour un voyage empreint de drôleries et de poésie, dans ce monde de l’éternelle enfance. Un duo où la souplesse rejoint la légèreté de la jonglerie«  (c) « Cie. K-Bestan ».

« Le Grenier à Pépé »
(c) « K. Bestan »

Dans la cour ombragée (important ce dimanche) du « Musée Groesbeek de Croix » (actuellement en rénovation), nos regards sont, d’entrée de jeu, attirés par une superbe scénographie, présentant une scène du début du 20ème siècle.

Une fois la malle ouverte par le petit-fils, interprété par Anthony Plas, la marionnette (Céline Arblay), du grand-père se met en mouvement, avec un incroyable talent. Captant l’attention du public par son regard, elle se met à se déplacer sur ses mains, le petit-fils effectuant des jongleries et d’autres performances circassiennes fort bien réussies… En fin de spectacle, la marionnette est rangée dans sa malle, mais, par le miracle du théâtre, le tableau du décor tombant, à la surprise générale, elle réapparait, dans l’encadrement du tableau, en chantant, d’une bien jolie voix. A voir et à entendre, assurément!

« Merci d’être venus » (c) « Cie. Volpinex »

* « Merci d’être venus » (« Compagnie Volpinex »/France/65′), à 14h15 et 16h45, sous le chapiteau des « Baladins du Miroir », Place Maurice Servais.  Synopsis: « Elle, stricte et pincée et lui, débraillé et foutraque. Ce duo improbable nous emmène sur les traces de Schéhérazade et les Mille et Une NuitsPas peu fiers, Marie-Carole et Jean-Frédéric ouvrent, une à une, sept valises, pour en dévoiler le contenu: les ‘sept voyages de Sindbad le Marin’bricolés selon un procédé différent à chaque fois. Théâtre de papier, d’ombres, d’objets, vidéo ou autres formes inattendues et décalées, ces deux conteurs-bidouilleurs déjantés ne reculent devant rien pour tenir en haleine l’auditoire.Un clin d’œil burlesque aux liens historiques unissant deux cultures, celles du Moyen-Orient et de l’Occident. »

« Dans ‘Merci d’être venus’, Marielle Gautheron et Fred Ladoué déploient leur génie de la bricole et leur humour impertinent. On rit beaucoup, et au-delà de ce plaisir on redécouvre la richesse de ces contes orientaux et l’importance de continuer à regarder vers d’autres cultures » (c) « Midi Libre » (04 janvier 2017), ce qui est vraiment très important, dans notre vraie vie actuelle…

« Merci d’être venus » (c) « Cie. Volpinex »

A souligner, également, la qualité de la bande son, qui nous invite à écouter aussi bien le bruit des vagues ou de la musique classique, en passant, pour la 4ème valise, à Eric Morina, interprétant « Oh mon Bateau ».

Ce spectacle commence en dehors de la scène, les deux comédiens dialoguant avec leur public, avant que Jean Frédérique n’offre un verre de thé à la menthe à une spectatrice, qui lui restituera le verre, à l’arrivée de la 3ème valise, celui-ci étant utilisé pour représenter, en ombres chinoises, les colonades d’un Palais oriental

Imagination encore avec la 7ème et dernière valise qui nous apprend que, cette fois, « Simbad le Marin », fatigué par ses nombreux naufrages, ne regagne pas Bagdad par la mer, mais à dos de dromadaire, par le désert… Et pour illustrer cela, une caméra miniature projette sur un écran le dromadaire peint sur un paquet de couscous, afant de filmer le mot fin (qui est utilisé pour le dit emballage pour exprimer la qualité du couscous), sous les applaudissements nourris du public.

"Tronches de Vie" (c) Vincent Pagé
« Tronches de Vie » (c) Vincent Pagé

* « Tronches de Vie » (Vincent Pagé, mis en scène par Xavier Diskeuve/Belgique/83′), à 13h30, sous le « Chapiteau des Cabarets », Place St.-Aubain, interprété, seul en scène, par un acteur fidèle de « Namur en Mai », authentique facteur de « B Post », un namurois bien connu, Vincent Pagé, qui créa ce spectacle en octobre 2016, à Namur, au « Théâtre Jardin Passion », où toutes les places de toutes les représentations étaient vendues avant la première. 

Sur scène, « une dizaine de tableaux où les envolées dans l’imaginaire le plus débridé et les voyages en absurdie restent toujours ancrés dans le quotidien le plus truculent et le plus prosaïque, joué par un comédien-narrateur hors-pair, ayant un don imparable pour croquer, en un quart de seconde, des personnages qu’il rend immédiatement familiers: flic borné, organisateur de spectacle africain, serveur de restaurant chinois, ouvrier albanais, alpiniste bavard en détresse, cosmonaute wallon, … » (c) « Viva Cité-RTBF ».

« Tronches de Vie » (c) Vincent Pagé

Quoique « seul en scène », Vincent Pagé nous donne l’impression, avec une folle énergie, de nous confronter à une foule de personnages bien typés, tel le patient d’un anesthésiste désinvolte, qui évoque l’utilité d’une « spermothèque », nous questionnant: «Y a-t-il plus beau cadeau d’anniversaire à faire à son épouse qu’une vasectomie?». S’étant inquiété d’avoir dû faire « son deuil de mâle reproducteur », ce dernier finit par se réjouir de ses capacités retrouvées: « alleluia, la bête revit » (sic)! Ce spectacle d’un facteur-acteur est à découvrir ou à revoir!

"Peplum" (c) "Cie. La Salamandre"
« Peplum » (c) « Cie. La Salamandre »

* « Peplum » (« Compagnie La Salamandre »/France/30′), à 21h45, dans la cour de l’Ecole Ste.Marie, rue du Président, afin de pouvoir clôturer en beauté l’édition 2017 de « Namur en Mai ».

« Peplum » (c) « Cie. La Salamandre »

 

Hier, samedi, ce sont près de 1.000 spectateurs, selon l’organisateur, qui ont réservé une « standing ovation » de plus de 5′ à ces 9 brillants interprètes, dégoulinant de sueur, de cet éblouissant spectacle, qui les voit dépenser une follé énergie à manipuler le feu de toutes les manières possible, seul, en duos, à trois, à quatre (femmes ou hommes, voire en couples), à six ou à huit.

Programme complet, avec localisations et prix des spectacles (de nombreuses représentations, en rues, étant gratuites ou « au chapeau), sur: www.namurenmai.org.

Yves Calbert.

 

 

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