Budget : la seule urgence, c’est de prendre des mesures justes et efficaces !

Les difficultés de mardi dernier à la Chambre ne doivent pas cacher l’essentiel : les mesures que ce gouvernement va prendre. Pour Elio Di Rupo, « Le gouvernement peut prendre quelques jours de plus pour boucler le budget ; ce qu’il faut, c’est un résultat juste, efficace, ambitieux pour le pays. »
Mais force est de constater que les mesures actuellement sur la table ne témoignent ni d’une vision d’avenir, ni d’un sens aigu de la justice sociale.
Le patient à nouveau pénalisé
La ministre MR du Budget confirmait hier 900 millions d’économies en soins de santé pour 2017, alors que la ministre libérale de la Santé avait annoncé qu’il n’y aurait pas d’économies supplémentaires et que le président du MR avait dit s’opposer à des nouvelles économies dans la Sécurité sociale.
« Au-delà du chiffre, c’est le contenu qui inquiète: après avoir augmenté le coût de la consultation chez le médecin spécialiste, le gouvernement MR N-VA veut augmenter le coût des antibiotiques. Ces économies auront aussi des conséquences sur le prix des hospitalisations, des autres médicaments… Une nouvelle fois, le gouvernement MR N-VA prend donc des mesures qui pénalisent le patient! », constate Elio Di Rupo.
Le budget totalement déséquilibré du gouvernement « N-VA / N-VA »
Selon certaines sources, le gouvernement Michel ferait porter les 2/3 de l’effort budgétaire sur la Sécurité sociale! « Conformément à la volonté de la N-VA, c’est bien chez les malades, invalides, handicapés, (pré)pensionnés… que le gouvernement Michel irait chercher la plus grande partie des moyens nécessaires pour combler son trou budgétaire! C’est inacceptable et c’est la preuve, s’il en fallait encore, que c’est en fait à un gouvernement « N-VA / N-VA » que nous avons affaire! »
Il est encore temps de redresser la barre
« Il est encore temps de redresser la barre. Le gouvernement Michel dispose de plus de temps que prévu pour boucler son budget. C’est le moment d’oser des mesures qui renforcent notre Sécurité sociale, améliorent le remboursement des soins de santé et le revenu des pensionnés, en mettant à contribution les détenteurs de capital. »
« Sous le précédent gouvernement, le PS avait obtenu la taxation des plus-values spéculatives réalisées par les sociétés, faisant tomber un verrou libéral très rigide. Après ce premier acquis, il faut maintenant saisir l’opportunité d’aller plus loin. Mais attention! La taxation des plus-values boursières doit permettre de prendre des mesures positives pour les citoyens. Pour le PS, elle ne peut servir à financer des cadeaux aux entreprises sans condition de création d’emploi! », conclut Elio Di Rupo.

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