« Boule et Bill 2 » sur nos Ecrans



 

Avant le 1er Album
(c) « Dupuis »

 

Inspiré de son fils et de son chien, un cocker spaniel anglais, Jean Roba (Scaerbeek 1930-Schaerbeek 2006), admis au sein de l’équipe de l’hedomadaire BD« Spirou », en 1957, crée, en 1959, la bande dessinée « Boule et Bill » (d’abord sous la forme d’un mini-récit, publié dans le N° 1132 de « Spirou », intitulé « Boule contre les mini-Requins », scénarisé par Maurice Rosy), dont le 1er album (« 60 Gags de Boule et Bill ») fut publié, par les Editions Dupuis, en 1962, le 37ème album étant paru en 2016, aux Editions Dargaud, avec, pour la première fois, Jean Bastide, au dessin, et Christophe Cazenove, au scénario, qui, tous deux, succèdent à Laurent Verron, ancien assistant, pour quatre albums, de Jean Roba, dont il repris la série en 2003.

37ème Album (c) « Dargaud »

Dix ans plus tard, après plusieurs séries télévisées en animation (1975,1981 et 2005, une 3ème ayant débuté en 2016), un 1er long-métrage sort sur nos écrans, sous le titre, tout simplement, de « Boule et Bill » (Alexandre Charlot & Franck Magnier/Fra.-Bel.-Lux./2013/85′), qui attira près de deux millions de spectateurs, même si les critiques furent loin d’être élogieuses.

En ce début des vacances pascales 2017, un second long-métrage, rassemblant plusieurs histoires des albums originaux, sort sur nos écrans, sous le titre, tout aussi simple, de « Boule et Bill 2 » (Pascal Bourdiaux/Fra.-Bel./2017/85’/tourné en Belgique), quelque peu mieux réussi que le film sorti en 2013, avec un nouveau réalisateur, qui en est à son 4ème long-métrage, son 3ème, « Mes Trésors » (Fra./91’/avec Jean Reno) , étant sorti en salles il y a seulement trois mois.

A l’exception de Franck Dubosc, dans le rôle du père, et de Bill, le cocker, de nouveaux acteurs apparaissent à l’écran, telle Martine Seigner, la maman, qui retrouve ainsi Franck Dubosc, qu’elle avait côtoyer, avec bonheur, dans « Camping » (Fabien Onteniente  /Fra./2006/95′), les deux acteurs offrant, ici, une belle complicité, faisant dire à Pascal Bourdiaux: « C’est important, quand on tourne une comédie, que l’ambiance entre les acteurs ne soit pas sinistre sur le plateau. J’aime avoir une ambiance détendue sur mon plateau, c’est essentiel pour moi. »

Quant au petit rouquin à bretellesBoule, son rôle est repris par Charlie Langendries., dont c’est la première expérience cinématographique. De ce jeune acteur, Pascal Bourdiaux confie à l’un de nos collègues: « Nous avons vu beaucoup d’enfants pour le rôle, autour de 400, et c’était très compliqué de trouver le bon. Pour des raisons de coproduction, il fallait qu’il soit belge, mais sans accent, qu’il soit roux, qu’il ait le bon âge, qu’il joue… Et puis j’ai vu les essais de Charlie, qui avait les cheveux bruns et qui auditionnait pour un autre personnage. Il dégageait quelque chose de particulier, de fort: il jouait vraiment. Et une fois ses cheveux bouclés teints en roux, le tour était joué.« 

… Et le cocker? …  Bill est le propre chien du dresseur, Manuel Senra. A noter, par ailleurs, que de nombreux trucages et effets spéciaux relatifs aux animaux (six chiens, un oiseau, un chat et une tortue étant présents dans ce film) ont été utilisés pour ce deuxième long-métrage consacré à « Boule et Bill » (incrustation de fonds verts, raccords en post-production, …).

Synopsis: « La nouvelle éditrice du papa de Boule refuse son travail car il sent trop le bonheur. Du coup, ce dernier décide d’exploser son bien-être familial en quittant le foyer pour l’abri de jardin dans l’espoir de créer une histoire triste. Il va bien sûr pousser son attitude absurde jusqu’à l’extrême, ce qui provoque des gags en pagaille. Mais Boule est tombé amoureux … »

Certes, certains gags, un peu lourds à notre goût, du père de Boule sont du pur Franck Dubosc, comme cet instant où il enlève son slip, dans le jardin, et le pose sur ses cheveux, … mais bon que l’on se rassure, la petite famille mène une existence aussi heureuse que paisible (malgré une explosion chez leurs voisins), Bill y étant parfaitement intégré, Boule travaillant bien à l’école (attention, néanmoins, à ne pas suivre son exemple, en jouant avec une grenade ou en se faisant tracter, par Bill, en rue sur son « skateboard »), sa maman donnant des cours de piano à domicile et son papa continuant à être un dessinateur reconnu, … même pendant et après son « exil » dans leur abri de jardin, … en n’oubliant pas qu’au départ, en bandes dessinées, en 1959, le papa, c’était Jean Roba lui-même...

… Un film sympathique, sans prétention, à voir en famille, … sachant qu’il est surtout pensé pour nos enfants de 7 à 10 ans! … Pour les adultes, à chacun de retrouver son âme d’enfant! …

Yves Calbert.

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