Bianca Debaets: “L’ambition d’avoir un autre type de commerces sur le piétonnier, ce n’est que du vent!”

Bianca Debaets: “L’ambition d’avoir un autre type de commerces sur le piétonnier, ce n’est que du vent!”

Lors du Conseil communal de la Ville de Bruxelles, ce lundi soir, la conseillère communale Bianca Debaets a interrogé le Collège de la Ville au sujet des commerces situés sur les boulevards du centre. Le Collège l’avait annoncé : l’offre commerciale dans le centre allait être davantage tournée vers les familles. Les boulevards du centre devaient devenir une ‘Belgian Avenue’ avec des magasins belges de qualité. De tout cela, il apparaît que rien n’a encore été réalisé. “A ma demande de savoir où se trouvaient les magasins de qualité, le bourgmestre n’a pu me parler que de la venue d’un Carrefour. C’est un bilan bien maigre », déplore la conseillère communale Bianca Debaets.

La transformation en piétonnier des boulevards du centre devait selon le Collège de la Ville de Bruxelles aller de pair avec une nouvelle orientation de l’offre commerciale vers les familles. Les boulevards du centre devaient attirer des commerces belges de qualité et devenir ainsi – selon les propres termes du Collège – une ‘Belgian Avenue’. Le Collège avait désigné à cette fin un bureau d’étude (Upcity). Fin septembre, cette étude devait être terminée.

“Je constate que la Ville ne se trouve encore nulle part. L’étude n’est pas prête. Et sur les boulevards du centre, il y a très peu de nouveaux commerces qui sont arrivés. Le bourgmestre Yvan Mayeur parvient juste à citer l’arrivée d’un supermarché Carrefour. C’est très décevant. Cela prouve bien que la Ville continue de sous-estimer et de négliger le dossier des boulevards du centre », précise la conseillère de l’opposition Bianca Debaets.

D’un point de vue global, la Ville de Bruxelles est propriétaire d’énormément d’espaces immobiliers commerciaux. Elle dispose donc bel et bien de leviers pour réorienter l’offre commerciale.

Le Collège a fait savoir que récemment 20 commerces avaient ouvert dans le centre-ville. Ce ne sont toutefois pas des commerces situés sur les boulevards du centre. D’autre part, ces 20 commerces ont pris la place de 20 autres qui sont partis ou ont fermé. Si l’on compte bien, on arrive alors à un opération nulle.

“La Ville devrait agir de manière beaucoup plus active pour diversifier l’offre commerciale sur le piétonnier. Les espaces commerciaux qui deviennent disponibles doivent être accordés selon des critères qui tiennent compte avant tout de la qualité. La concentration actuelle de fastfoods et de snackbars ne contribue pas au rayonnement du centre-ville. De plus, la Ville devrait fournir davantage d’efforts pour soutenir les commerces qui connaissent des difficultés. Je plaide en faveur d’un plan directeur pour le commerce du centre-ville”, ponctue Bianca Debaets.

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