Bianca Debaets: “Il est grand temps de s’attaquer à la #mendicité et à l’#ivresse publique dans le centre-ville”

Bianca Debaets: “Il est grand temps de s’attaquer à la mendicité et à l’ivresse publique dans le centre-ville”
Le nombre de mendiants sur les boulevards du centre et autour de ceux-ci prend des proportions de plus en plus grandes et petit à petit cela devient problématique. Si l’on ajoute à cela la situation globalement morose des boulevards du centre, cela génère un sentiment grandissant d’insécurité dans le centre-ville. Cette semaine, deux incidents graves s’y sont encore produits : une grosse bagarre à la station de métro De Brouckère et, à la Bourse, des passants ont été menacés avec un couteau. Les habitants du centre-ville sont littéralement désabusés par rapport à ces nuisances. Mais pour les touristes aussi, ces mendiants et ivrognes ne donnent pas de la capitale une image reluisante. C’est la raison pour laquelle Bianca Debaets veut à présent un plan de sécurité pour les boulevards du centre, où est intégrée l’utilisation effective des instruments existants comme le règlement de police et le règlement relatif aux SAC.

Bianca Debaets plaide pour un plan d’action composé de quatre volets.
1. Les services de police doivent faire davantage attention à la problématique de la mendicité et de la présence d’ivrognes qui végètent dans le centre-ville.
2. Si la police constate que des personnes sont importunées ou qu’elles sont harcelées par des mendiants insistants, il faut interpeller ces mendiants ou ivrognes en vue d’une audition. Ensuite, si nécessaire, ils doivent être dirigés vers un service social ou un centre pour sans-abri. Et là-bas, ceux qui en ont besoin peuvent ainsi bénéficier de soins appropriés et d’un accompagnement.
3. Mieux identifier les réseaux professionnels de mendicité. Mendier avec des enfants par exemple, c’est totalement interdit et cela s’apparente d’ailleurs à de la traite d’être humains. Ce sont des situations que notre société ne peut pas tolérer.
4. Instaurer au centre-ville des zones où la mendicité est totalement interdite. Et adapter le règlement communal des SAC de manière à contrecarrer la mendicité.

D’autre part, il faut vraiment s’attaquer à l’ivresse publique qui pour certains est devenue la nouvelle norme sur les boulevards du centre.

La conseillère communale Bianca Debaets interrogera le Collège de la Ville sur le sujet lors du prochain Conseil communal. « Mais dès à présent, il apparaît évident que la situation actuelle sur les boulevards du centre ne peut pas perdurer. Les aménagements promis pour faire du centre-ville un endroit agréable sont à ce jour un échec. Le nombre croissant de sans-abri et de mendiants occupant l’espace public ont transformé les boulevards du centre en une zone pas du tout attrayante, bien au contraire. Des commerçants sont par exemple venus me dire que quasiment chaque matin ils doivent eux-mêmes enlever des excréments humains qui tapissent le trottoir juste devant leur porte d’entrée. Et j’entends de plus en plus de femmes qui disent éviter les boulevards du centre dans leur itinéraire pour retourner à domicile en soirée. Sans parler des touristes qui ont sans doute du mal à croire qu’il s’agit là du centre de la capitale de la Belgique et de l’Union européenne. Bref, pour l’image de Bruxelles, tout ceci est très néfaste ».

« J’exhorte le bourgmestre à agir très rapidement pour faire de Bruxelles une ville propre et sûre. Les boulevards du centre doivent redevenir un endroit agréable, dynamique et vivable au cœur de notre capitale. Un endroit dont nous devons à nouveau être fiers », ponctue la conseillère communale.

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