Belfius: retour en arrière ou banque publique 2.0

Belfius: retour en arrière ou banque publique 2.0
L’assemblée générale de Belfius d’aujourd’hui est l’occasion pour le PTB de marquer son opposition ferme aux projets envisagés jusqu’ici pour la banque à participation 100 % publique. L’institution est à la croisée des chemins. Soit le gouvernement et la direction continuent dans leur entêtement à vouloir l’introduire partiellement en Bourse – et ils continuent donc dans la mise en œuvre de vieilles recettes qui ont prouvé leur échec – soit le gouvernement fait preuve d’innovation économique en s’orientant vers la mise sur pied d’une banque publique 2.0. Le PTB propose cette deuxième voie.
Comme Marco Van Hees l’explique : « Nous sommes partisans d’une banque publique version 2.0. Un nouveau modèle de banque où l’État est garant de l’argent de l’épargne, où l’on ne cherche pas de marchés à haut risque et où l’on ne rachète pas de crédits toxiques, où les rentrées retournent vers la société avec des investissements dans l’économie réelle, dans l’énergie verte, dans la mobilité et le logement. Une banque publique 2.0. pourrait nous aider à trouver les moyens pour les investissements sociaux dont notre pays à besoin. »
Le PTB appelle à tirer toutes les leçons de la crise bancaire de 2008. Dans leur quête de maximisation des profits, les banques ont spéculé avec l’argent des épargnants. Le député du PTB dénonce l’absurdité de la situation : « Quand ça fonctionne bien, les avantages vont à une poignée d’actionnaires privés. Et quand ça foire, c’est l’État qui doit supporter les charges. » Et de conclure : « Notre société ne peut plus se permettre une deuxième crise bancaire. »
La banque publique 2.0 doit prendre ce qu’il y a de meilleur de l’expérience des premières banques publiques qui ont connu une grande stabilité pendant plus de 130 ans. Mais elle doit aller plus loin. En alliant modernité du service et contrôle démocratique. Marco Van Hees : « Nous proposons des règles de gouvernance strictes. Sans cumul. Avec des rémunérations pour les administrateurs qui n’excèdent pas 3 fois les rémunérations moyennes dans la banque. Et avec un contrôle de la gestion de la banque et des rémunérations par les représentants du personnel et les associations de consommateurs. »
PTB

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