Aux « Grignoux », ce Mardi 25, à Liège et à Namur

A Namur, ce mardi 25 avril, à 12h et à 20h, au « Caméo », dans le cadre des « Classiques du Mardi », du « Secteur Cinéma de la Province: « La Paysanne aux Pieds nus » (« La Ciociara »/Vittorio De Sica/Ita.-Fra./1960/ 100’/avec Sophia Loren, Eleonora Brown, Jean-Paul Belmondo et Ralf Vallone), ce film étant une adaptation d’un roman d’Alberto Moravia, basé lui-même sur des faits réels.

« La Paysanne aux Pieds nus »

Synopsis: « En 1943, une jeune femme, veuve, décide de fuir Rome avec sa fille adolescente pour retrouver le calme de son village. Les deux femmes sont prises dans la tourmente de la seconde Guerre mondiale, alors que l’Italie est envahie à la fois par les Allemands et les Alliés… »

Le titre original italien de ce drame, puissant et subtil, « La Ciociara », provient du nom d’une région montagneuse, située tout près de Fondi, dans le sud du Latium, à mi-chemin entre Rome et Naples.

« La Paysanne aux Pieds nus »

Pour sa brillante interprétation, Sophia Loren (°1934) fut la première actrice non anglophone à recevoir, en 1962, l’ « Oscar de la meilleure Actrice », à Hollywood, un an après avoir remporté le « Prix d’Interprétation féminine », au « Festival de Cannes« .

A ses côtés, nous retrouvons Jean-Paul Belmondo (°1933), « César du meilleur Acteur », pour « Itinéraire d’un Enfant gâté » (Claude Lelouch), en 1989… Mais doit-on encore présenter cet acteur talentueux? …

Vittorio De Sica
Vittorio De Sica

C’est, aussi, avec grand plaisir que nous retrouvons, le réalisateur, Vittorio De Sica (1901-1974), lauréat, entre autres, de deux « Oscars du meilleur film étranger », en 1946, pour: « Sciùsà », et un, en 1949, pour: « Le Voleur de Bicyclette », ce dernier film ayant reçu de fort nombreuses autres récompenses, dont celle de « meilleur film en langue étrangère », du « Kinema Jumpo Award », en 1951, au Japon; remportant, en 1949, le « Prix spécial du Jury », au « Festival  International du Film » de Locarno; et le « NBR award du meilleur réalisateur », au « National Board of Review of Motion Pictures », à New York. en outre, pour « Miracle à Milan », il reçut, en 1951, le « Grand Prix »,  au « Festival de Cannes« .

En ce même mardi 25, à 20h, à Liège, au « Cinéma Sauvenière », avant première de « Je suis resté dans les Bois » (Michaël Bier, Erika Sainte & Vincent Solheid/Bel./2016/90′).

Synopsis: « Vincent, artiste plasticien, prépare sa nouvelle exposition. Il a décidé de reconstituer des moments peu glorieux de son passé pour en faire des tableaux vidéos. Il embarque sa copine, ses amis et quelques barbus dans son projet, ce qu’il n’aurait peut-être pas dû faire… »

« Je suis resté dans les Bois »

L’avis critique des « Grignoux »; « Avec un art consommé d’une autodérision jamais tapageuse, les réalisateurs nous installent dans une intimité qui se bricole sous nos yeux. Par exemple, il n’est pas simple de remonter dans le temps avec des adolescents de 2015, amenés à danser des slows langoureux dans un bal de village, à imiter des approches amoureuses d’une autre époque.

Le film réussit cet incroyable tour de magie d’entrelacer le souffle rafraîchissant de l’improvisation à une série de tableaux graphiques particulièrement colorés. Cette griffe artistique décomplexée qui lorgne vers notre part d’enfance nous montre à quel point notre cinéma national peut se frotter à de l’expérimentation enjouée et jubilatoire, susceptible de s’adresser à un large public. »

A l’issue de la projection de cette réalisation, composée de douze tableaux, une rencontre est prévue avec l’équipe du film.

Yves Calbert.

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