Aux « Grignoux », à Liège, jusqu’au 03 Avril



Ce jeudi 30 mars, au « Cinéma Sauvenière », à Liège, à 20h, avant-première du film « La Région salvaje » (Amat Ascalante/ Mex./2017/100’/« Lion d’Or de la Mise en Scène », à la « Mostra de Venise » 2016), projeté dans le cadre de la décentralisation de l’ « Offscreen Festival » et présenté par Christophe Mavroudis, de « Mefamo Arts ».

Synopsis: « Une jeune femme, Veronica, est allongée dans une pièce sombre, dans une cabane en bois, visiblement en train d’éprouver un plaisir intense. On voit des tentacules enlacer ses bras, ses jambes, ses seins, ce qui a pour effet d’accentuer encore sa jouissance. Quand elle quitte enfin les lieux, elle constate qu’elle est blessée à l’aine. À l’hôpital, elle dit à l’infirmier qui la soigne, Fabian, qu’elle s’est fait mordre par un chien errant… »

« La Region salvaje »

Ayant reçu, en 2013, le « Prix de la Mise en Scène« , du « Festival de Cannes » et le « Gran Coral » du « Festival de La Havane », pour son film « Heli » (Mex.-All.-Fra.-P.-B./ 2013/105′), concernant « La Region salvaje », un long métrage qui mixe sexualité, chronique réaliste et fantasmagorie, le réalisateur, enfant terrible du cinéma mexicain; a confié à notre collègue Nicolas Bardot, de « Chic Planète »: « C’est ma vision de la lutte vers l’indépendance d’une femme et ses deux jeunes enfants dans une société où règne la culture du machisme, de la misogynie et de l’homophobie, ainsi que de ce qui se passe lorsque la réponse à tous nos problèmes est quelque chose qui vient d’ailleurs ».

« La voie proposée par le cinéaste est celle du fantastique. C’est d’abord un pari de cinéma: rendre palpable cette inquiétante étrangeté qui gronde autour des personnages, dans la nature, dans les bois, dans la cabane qui s’y cache. Formellement, le film ‘La Region salvaje’ est stupéfiant. Le sens du cadre, du montage, de la rupture nimbe en permanence les images de mystère et d’incertitude. C’est, en quelque sorte, la libération que le cinéaste suggère cette fois non pas à son héroïne mais au public: une approche poétique, surréaliste du réel, peuplée de visions perturbantes (dont l’une, animalière, assez cauchemardesque). On s’engage dans la brume comme ce personnage en début de film, lors d’une séquence visuellement scotchante » (c) Nicolas Bardot.

« Super Ska » (c) « Fête de la Musique »
Jacques Pirotton
(c) « Homerecords »

Si vous préférez assister à un concert, ce même mercredi 30 mars, à 20h30, à la « Brasserie Sauvenière », venez écoutez le groupe de jazz « Super Ska », à l’occasion de la sortie de leur deuxième album « Live Studio », avec le guitariste liégeois Jacques Pirotton, en musicien invité. « Une soirée entre haute voltige et haut voltage, dédiée aux grooves saccadés et solos enflammés », nous écrit « Les Grignoux »

En première partie de cette soirée, un concert donné par les trois cuivres et la batterie du groupe « The Brums ».(groove, hip hop contemporain et jazz d’avant-garde).  Prix d’entrée: 12€.

Au « Cinéma Churchill », ce lundi 03 avril, à 20h15, projection unique d’ « Aube dorée: une Affaire personnelle »(Angélique Kourounis/Grè./2017/90′), en présence de la réalisatrice, une journaliste grecque, qui, dans son documentaire, approche la question d’« Aube Dorée » via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs.

« Aube dorée: une Affaire personnelle »

Synopsis: « Comment un parti raciste qui obtient des années durant moins de 0,2% des votes peut se retrouver au parlement avec 18 députés? Comment un parti qui prône, la violence, la haine, le sexisme et le meurtre peut augmenter son score à chaque pogrom? Comment, alors qu’il n’aurait jamais pu exister en l’état en France ou en Belgique, ‘Aube Dorée’ peut-il rester, en Grèce, depuis quatre ans, la troisième force politique du pays? Que se passe t-il dans la tête d’un de ses membres? »

« L’effondrement économique, l’instabilité politique, et les relations familiales sont au premier plan de ce long métrage qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des membres de ce parti politique grec, … qui se posent en victimes du système » (c) « CADTM » (« Comité pour l’Abolition des Dettes illégitimes »).

Yves Calbert.

 

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