Aux « Grignoux », à Liège et à Namur, ces 27 et 28 Mars

 

 

« Voyage en Italie »

A Namur, au « Caméo », ce mardi 28 mars, à 12h et à 20h, dans le cadre des « Classiques du Mardi » du Secteur Cinéma de la Province de Namur, projection de « Voyage en Italie » (Roberto Rossellini/Ita./1954/97’/avec Ingrid Bergman). Synopsis: « Un couple de riches Anglais se rend à Naples pour vendre une maison dont le mari, pragmatique homme d’affaires, a hérité, lui qui est aussi bien indifférent au monde qui l’entoure qu’à son épouse, qui ne lui inspire plus aucune passion, cette dernière vivant dans le souvenir d’un jeune poète décédé, dont elle avait été la maîtresse. La froideur et la rigidité de ces grands bourgeois contrastent avec la sensualité, la nonchalance et la chaleur de la région et de ses habitants… »

Reconnu, de nos jours, comme l’un des plus éclatants fleurons de la modernité cinématographique, considéré par plusieurs critiques des « Cahiers du Cinéma » comme étant le premier « film moderne », ce « Voyage en Italie » était sorti, au milieu des années ’50, dans une relative indifférence.

« Voyage en Italie »

Une occasion de revoir à l’écran la grande actrice suédoise que fut Ingrid Bergman (1915-1982), qui fut l’épouse de son réalisateurRoberto Rossellini (1906-1977) de 1950 à 1957. Ce dernier reçu le « Grand Prix » du « Festival de Cannes » (1946/« Rome, Ville ouverte »), le « Grand Prix » et le « Prix du meilleur Scénario » du « Festival international du Film de Locarno » (1948/« Allemagne, Année Zéro »), ainsi que le « Lion d’Or » de la « Mostra de Venise » (1959/« Le Général Della Rovere »).

Quant à Ingrid Bergman, ses récompenses ne se comptent plus, elle qui reçut trois « Oscars de la meilleure Actrice », en 1945 (« Hantise ») et en 1957 (« Anastasia »), ainsi que « dans un second Rôle », en 1975 (« Le Crime de l’Orient-Express »). Outre un « César d’Honneur », en 1976, elle reçu, également, entre autres, quatre « Golden Globe Awards », trois comme « meilleure Actrice dans un Film dramatique », en 1945 (« Hantise »), en 1946 (« Les Cloches de Ste.-Marie ») et en 1957 (« Anastasia »), ainsi qu’un comme « meilleure Actrice dans une mini-Série ou un Téléfilm », en 1983 (« A Woman called Golda »).

En partenariat avec l’ « Oeuvre Nationale des Aveugles », la Ville de Namur et « Namur Confluent Culture », ce mercredi 29 mars, à 14h, projection, ouverte à tous, en audiodescription du film « Tous les Chats sont gris » (Savina Dellicour/Bel./2014/84’/avec Anne Coesens et Bouli Lanners). Synopsis: « Paul a 46 ans. Il est détective privé. Dorothy a presque 16 ans. Elle est en pleine crise identitaire. Il vit en marge de la société bienpensante bruxelloise, elle a grandi en plein dedans. La seule chose qui les lie est le fait que Paul sait qu’il est le père biologique de Dorothy… »

Ce film drôle, triste et émouvant, éclaboussant de fraîcheur, est parfaitement maîtrisé. Sa réalisatrice ayant eu l’art d’innerver de bout en bout une quête énigmatique, reçu le « Magritte du meilleur premier Film », en 2016, et le « Best international Film Award » du « Festival international du Film de Santa Barbara », en 2015.

« Tous les Chats sont gris »

A signaler qu’Anne Coesens reçut, pour ce film, en 2016, le « Magritte de la meilleure Actrice dans un second Rôle », ayant été honorée, pour son interprétation dans « Illégal », du « Magritte de la meilleure Actrice », en 2011, et du « Bayard d’Or de la meilleure Comédienne » du « FIFF », à Namur, en 2010.

Quant à Bouli Lanners, doit-on rappeler qu’il fut le grand lauréat des « Magritte du Cinéma », en février 2017, son film « Les Premiers, les Derniers » remportant les « Magritte du meilleur Film », « de la meilleure Réalisation », « du meilleur Acteur dans un second Rôle » (David Murcia), « des meilleurs Décors » (Paul Rouschop) et « des meilleurs Costumes » (Elise Ancion). Cinq « Magritte », pardonnez du peu!

Déjà, en 2012, pour « Les Géants », il remportait quatre « Magritte du Cinéma« , ceux « du meilleur Film », « de la meilleure réalisation », « de la meilleure Actrice dans un second Rôle » (Gwen Berrou) et « de la meilleure musique originale » (Bram Van Parys).

Fait « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres », à Paris, en 2010, il remporta deux « Prix Label Europa Cinémas du meilleur Film européen », en 2008 (« Eldorado ») et en 2016 (« Les Premiers, les Derniers »), recevant, aussi, pour ce dernier film leur « Prix oecuménique », ainsi que le « Swann d’Or du meilleur Réalisateur » du « Festival du Film de Cabourg« .

A Liège, ce mercredi 29 mars, à 20h, au « Cinéma Sauvenière », projection du film « Chez Nous », avec un débat sur l’ « Extrême droite et droite extrême, vieilles Rectettes, nouvelles Casseroles »?. Pour plus de détails, vous référez à notre article publié ce lundi 26 mars.

 

Ce même mercredi 29, mais à 20h15, au « Cinéma Le Parc », projection, en présence de son réalisateur, du film « Sage Femme » (Martin Provost/Fra./2017/114’/avec Catherine Deneuve, Catherine Frot et Olivier Gourmet), « une exaltation du métier de sage-femme, filmée en partie dans des hôpitaux liégeois, doublée de la rencontre au sommet entre une Catherine Frot, austère, mais pleine de bonté, et une Catherine Deneuve, fantasque et inconséquente. » (C) « Les Grignoux ». Synopsis: « Claire est la droiture même. Sage-femme, elle a voué sa vie aux autres. Déjà préoccupée par la fermeture prochaine de sa maternité, elle voit sa vie bouleversée par le retour de Béatrice, ancienne maîtresse de son père disparu, femme fantasque et égoïste, son exacte opposée… »

Pour la « RTBF », Cathy Immelen a rencontré Martin Provost, qui lui confia, évoquant les personnages joués par Catherine Frot et Olivier Gourmet; « J’avais écrit ces rôles pour eux et dès que l’on s’est rencontrés, c’était évident qu’il allait se passer quelque chose. Je me demande d’ailleurs comment il ne s’est pas rien passé entre eux dans la vie parce qu’ils étaient vraiment faits l’un pour l’autre. Et ça marche. Un film c’est aussi les bons acteurs pour le bon film. Dans ce cas, j’avais écrit pour eux trois: Catherine Deneuve, Catherine Frot et Olivier Gourmet, et les trois m’ont dit  » oui « . C’est une grande chance… »

« Sage Femme »

Parlant des deux Catherine, il dit: « Elles sont très différentes, donc c’était vraiment intéressant, on était au cœur du sujet. En effet, Catherine Frot est très bosseuse, très organisée alors que Catherine Deneuve, c’est complétement l’inverse. J’avais donc vraiment la cigale et la fourmi et ça a été un réel échange. J’ai vu, au fur et à mesure du travail, Catherine Frot s’ouvrir complètement, lâcher prise parce que Catherine Deneuve apporte quelque chose de tellement fort et elle a une telle expérience que le contrôle habituel, même pour moi, était remis en question. Et je pense que tout cela a donné beaucoup au film ».

« Sage Femme » (c) Michaël Crotto

Evoquant l’origine de son film, il évoque: « Le point de départ, c’est une histoire qui m’est arrivée car j’ai été sauvé par une sage-femme à la naissance. Je ne devrais pas être en vie, finalement. Elle m’a donné son sang, enfin, c’est une histoire assez compliquée, mais l’une des scènes dans le film parle un peu de ce qui m’est arrivé. J’ai voulu rendre hommage à une profession absolument magnifique, le deuxième plus vieux métier du monde, comme on dit, et qui est souvent laissé dans l’ombre » (lire l’article complet sur: https://www.rtbf.be/culture/cinema/detail_l-interview-de-martin-provost-pour-sage-femme?id=9562388).

Assurément, de bien beaux films à découvrir, en ce début de printemps, … après le coucher du soleil…

Yves Calbert (avec des extraits de textes des « Grignoux » et de la « RTBF »).

 

 

 

 

 

 

 

 

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