Au secours ! C’est la fédération des entreprises qui gouverne notre pays !!!! Pour le PS, les masques tombent ! Dorénavant, nous avons un gouvernement MR-NVA-FEB

Ce matin, L’Echo publiait les chiffres de la fédération des entreprises de Belgique (FEB) censés prouver l’efficacité de la politique antisociale menée par le gouvernement de Charles Michel.

 

Le PS n’est guère surpris. La FEB justifie les mesures qu’elle a elle-même préconisées. En effet, le programme mis en œuvre par le gouvernement Michel correspond point par point au mémorandum de la FEB publié lors de la campagne électorale de 2014.

 

Oui. La FEB dicte la politique socioéconomique du gouvernement fédéral.

 

Quelques exemples :

 

  1. La FEB demande de revoir l’âge de la retraite et la durée de carrière pour partir à la pension. Le gouvernement Michel s’exécute. Il porte l’âge légal de la pension à 67 ans et durcit les conditions d’âge et de carrière pour l’accès à la pension anticipée.

 

  1. La FEB demande une organisation du travail à la carte. Le gouvernement Michel obtempère. La loi Peeters sur le travail faisable et maniable introduit une flexibilité non négociée des travailleurs (remise en cause de la semaine de 38h par le biais d’augmentation des heures supplémentaires sans sursalaire et sans repos compensatoire, annualisation du temps de travail, etc.) et des statuts précaires et flexibles (flexi-jobs et travail « zéro taxe, zéro cotisation et zéro droit du travail »).

 

  1. La FEB demande une diminution du coût du crédit-temps. Le gouvernement Michel s’en charge. Il supprime le crédit-temps sans motif.

 

  1. La FEB demande de réduire le « handicap salarial » d’au moins 10 points de pourcentage pendant la législature 2014–2019, en réformant la loi de 1996, en baissant les cotisations patronales et en réduisant les dépenses publiques. Le gouvernement Michel fait sienne ces revendications et les transposent avec zèle :

 

    • La réforme de la loi de 1996 encadrant les salaires réduit à terme de 10 points de pourcentage les salaires, portant atteinte au pouvoir d’achat des travailleurs.
    • Le gouvernement diminue les cotisations patronales dans le cadre du tax shift de 2,5 milliards d’euros à l’horizon 2019 (passage de 33 à 25% des cotisations patronales d’ici 2019), soit 2% de la masse salariale, menaçant le financement de la Sécurité sociale.
    • Le gouvernement procède à un saut d’index qui est une ponction de 2,5 milliards par an, soit 2% des salaires, au détriment de tous les travailleurs qui perdront en moyenne 400 euros par an pour le reste de leur carrière.
    • Le gouvernement impose, pour la durée de la législature, une modération salariale bien plus élevée dans notre pays que dans le reste de la zone euro, réduisant à nouveau le pouvoir d’achat des travailleurs.
    • Le gouvernement réalise des économies sur les services publics et procède à une réforme du financement de la sécurité sociale, réduisant d’autant les services aux citoyens, singulièrement dans le domaine des soins de santé.

 

  1. La FEB demande d’abandonner le chiffre de 1,9% d’investissement de la masse salariale en formation. Le gouvernement Michel s’exécute par la loi du 5 mars 2017 sur le travail faisable et maniable.

 

En définitive, le bulletin est-il si brillant que l’annonce la FEB ?

 

Non. Loin s’en faut. La Belgique connaît une croissance économique inférieure à celle de la moyenne des pays de la zone euro. Selon les dernières projections de la Commission européenne, l’emploi devrait croître de 5% en Belgique contre plus de 6% en zone euro sur l’ensemble de la législature.

 

La politique du gouvernement MR-NVA-FEB n’est donc pas la bonne ! Encore récemment, le professeur Gert Peersman déclarait que « la croissance de l’emploi en Belgique est due davantage à la conjoncture européenne qu’à la politique du gouvernement. »

 

Le PS plaide pour la mise en œuvre d’une autre politique socioéconomique. C’est l’un des objectifs de ses « 170 engagements pour un futur idéal » adoptés par le PS ce dimanche 26 novembre. Les chapitres consacrés à l’économie, à l’emploi et à l’écosocialisme exposent un modèle novateur incitant au développement d’une économie raisonnée et raisonnable et à la création d’emplois durables et de qualité.

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