Actions en Belgique, en France et en Grèce

Arrestation d’une organisation internationale de trafiquants d’êtres humains

Le jeudi 13 octobre 2016, la police judiciaire fédérale de Flandre Orientale a procédé à l’arrestation d’une bande internationale suspectée de faire passer des Syriens via la Turquie et la Grèce à destination d’autres pays européens. De faux documents d’identité étaient probablement utilisés dans ce cadre.
Des actions menées simultanément en Belgique, en France et en Grèce ont permis l’arrestation d’une dizaine de suspects.

Enquête
En 2015, la police judiciaire fédérale (PJF) de Flandre Orientale a ouvert une enquête à la demande du Parquet de Flandre Orientale concernant un Gantois se livrant vraisemblablement à du trafic d’êtres humains. Le juge d’instruction de Gand a été requis par le Parquet.

Après des recherches approfondies, les enquêteurs ont pu découvrir le mode de fonctionnement des trafiquants.
La bande enrôlait des réfugiés en Syrie, lesquels devaient alors se rendre en Turquie par leurs propres moyens. Une fois arrivés en Turquie, un membre de la bande de Gand les attendait pour les faire rejoindre une île grecque à bord de canots pneumatiques.
L’étape suivante consistait à transporter les réfugiés en Grèce continentale, où ils résidaient un certain temps et recevaient de faux papiers. Grâce à ces documents, ils parvenaient à prendre un avion à destination d’un autre pays européen (Belgique, France, etc.). L’organisation disposait de lieux de séjour (safe houses) dans plusieurs pays.

Arrestation de la bande
Le jeudi 13 octobre 2016, une opération internationale a été mise sur pied afin d’arrêter ces criminels. En Belgique, 8 perquisitions ont été menées (à Gand, Wetteren (2), Deinze, Anvers (2), Termonde et Flémalle). Des perquisitions ont également eu lieu en France et en Grèce.

Ces actions ont permis l’arrestation de 10 suspects : 8 en Belgique, 1 en France et 1 en Grèce.
Six suspects ont comparu devant la juge d’instruction. Cinq ont été placés sous mandat d’arrêt et un autre a été mis en liberté sous conditions.

Coopération internationale
Ce dossier a permis à la police belge de coopérer avec plusieurs services de police à l’étranger, notamment en France et en Grèce. Eurojust a veillé à la coordination des enquêtes, tandis qu’Europol a facilité l’échange d’informations entre les différents services de police.

Les enquêteurs sont parvenus à déceler le réseau jusqu’à l’étranger, ce qui a permis d’obtenir une vision claire de cette organisation et surtout de remonter jusqu’aux racines de cette bande criminelle.
La juge d’instruction va requérir l’extradition vers la Belgique des suspects arrêtés à l’étranger.

Il s’agit de la cinquième bande de trafiquants d’êtres humains arrêtée par la PJF de Flandre Orientale en 2016.
Au début de cette année, deux bandes de Kurdes avaient déjà été arrêtées. Elles faisaient passer des compatriotes en les dissimulant dans des espaces de chargement de poids lourds circulant sur la E40.
Une bande de trafiquants ukrainiens avait également été mise hors d’état de nuire au début de l’année.
Par ailleurs, il y a quelques jours, 16 suspects appartenant à une bande égyptienne avaient été arrêtés alors qu’ils faisaient passer des Syriens, notamment vers l’Angleterre via les parkings de Grand-Bigard et Wetteren sur la E40.

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