A Paris, les loyers ont cessé de grimper



A Paris, les loyers ont cessé de grimper
Le PTB s’est rendu à Paris ce lundi 22 mai. Objectif de la visite : tirer des leçons de la politique de logement parisienne. Les constats sont sans appel : depuis deux ans, les loyers se sont stabilisés. Les investissements privés ne chutent pas. Et grâce à l’intervention de la Mairie, 7000 logements sociaux sont produits chaque année.
Une délégation du PTB, composée notamment de la députée bruxelloise Mathilde El Bakri revient d’une journée d’étude sur l’encadrement des loyers à Paris. La délégation était accompagnée du Syndicat des locataires.
Les conclusions sont frappantes: depuis deux ans, les loyers se sont stabilisés dans la capitale parisienne. Les locataires parisiens peuvent contester leur loyer auprès de la Commission départementale de conciliation. En deux ans, 90% des recours entrepris ont donné gain de cause aux locataires qui ont vu leurs loyers baisser entre 40 et 150 euros par mois. Une sacrée bulle d’oxygène !
Cette mesure est extrêmement populaire parmi les locataires parisiens. Et contrairement aux idées reçues, elle n’a pas fait fuir les investisseurs immobiliers. Paris reste une des villes les plus attractive pour eux.
« Un des objectifs de cette journée d’étude était de tirer les leçons de l’expérience de Paris pour appliquer la meilleure formule à Bruxelles. Les constats sont clairs: l’encadrement est un premier pas en avant mais doit être amélioré. Les élus locaux plaident pour une mesure contraignante accompagnée d’un contrôle, pour la suppression de la marge de 20 % au-dessus du loyer de référence et enfin, pour étendre la mesure sur l’ensemble de la capitale. Pour eux, il faut renforcer cette mesure car le rapport de force entre locataires et propriétaires est trop déséquilibré », précise Mathilde El Bakri, députée du PTB.
« Parallèlement, les élus de la majorité de gauche (PS-PCF) ont mis en place une politique volontariste pour accélérer la création de logements sociaux. Résultat : une moyenne de 7.000 logements sociaux produits par an. Tous les outils sont bons pour agrandir le parc de logement social: droit de préemption de la ville, reconversion de bureaux vides mais aussi une politique budgétaire ambitieuse avec un investissement de 3 milliards d’euros sur l’ensemble de la législature. Un contraste flagrant avec Bruxelles qui créée en moyenne 110 logements sociaux par an depuis 12 ans », continue la députée de gauche.
Pour José Garcia, du Syndicat des locataires, « Paris nous montre que tout est une question de volonté politique. Des pas en avant ont été faits. Le plus difficile était de faire passer une première loi, de mettre le pied dans la porte. C’est ce qu’on doit faire à Bruxelles aussi: ouvrir le débat et mettre en place des solutions concrètes pour les locataires. Sans si, Paris a mis en bouteille la hausse des loyers »
L’exemple de Paris nous montre que baisser les loyers, c’est faisable et cela fonctionne. Il n’y a aucun argument valable pour ne pas encadrer les loyers. Paris nous prouve également qu’une mesure contraignante accompagnée de contrôle est nécessaire pour faire baisser les loyers. La seule question qu’il reste : de quel côté la ministre se situe-t-elle ? Du côté des centaines de milliers de locataires bruxellois ? Ou d’une poignée de multipropriétaires ?
PTB

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