A Liège et à Namur, événements des « Grignoux », ces 10 et 11 Avril

 

A Liège, au « Cinéma Sauvenière », débutera ce lundi 10 avril, à 20h, en leur présence, une rétrospective de l’œuvre de Jean-Pierre (°Engis, 1951) et Luc Dardenne (°Awirs, 1954).

Au programme de cette première séance, leur troisième long-métrage, « La Promessse », (Bel./1995/93’/Prix André Cavens 1996 du meilleur Film belge de l’ « Union de la Critique du Cinéma »/avec Olivier Gourmet & Jérémie Renier).

Synopsis:  » Dans la banlieue liégeoise, Igor, quinze ans, apprenti mécanicien et fou de karting, impliqué dans les combines de son père, Roger, qui trafique dans l’immigration clandestine, ne se pose pas trop de questions, jusqu’au jour où, à cause d’une promesse, il va devoir choisir. Mais peut-il dire la vérité sans trahir son père? Rapports tendus, assurément!… »

Dans « Les Inrocks »Frédéric Bonnaud écrivait: « Déjouant magistralement toutes les embûches d’un sujet piège – bons sentiments, humanisme démonstratif, manichéisme –, Luc et Jean-Pierre Dardenne tirent leur matériau réaliste vers la fiction la plus haletante grâce à la stylisation d’une mise en scène à la fois brute et survoltée, ne jugeant jamais ce qu’elle montre et plaçant le spectateur en état d’alerte permanent. La promesse est ici largement tenue ».

« Une bouffée de nostalgie qui nous rajeunit de vingt ans. Mais pas seulement.  La naissance d’un regard, d’une voix, d’un style à l’influence incontestable » (« Les Grignoux »), qu’il convient de découvrir ou de revoir.

A souligner la capacité qu’ont les frères Dardenne, quant à découvrir de nouveaux acteurs acteurs talentueux. Ainsi, ici, tant Olivier Gourmet (°Namur, 1953) que le jeune Jérémie Renier (°Bruxelles, 1981) en sont seulement, chacun, à leur second long-métrage. Deux réelles découvertes pour le Cinéma belge, bientôt reconnus en France, « La Promesse » ayant réellement marqué le réel début début de leurs carrières d’acteurs.

Trois « Magritte », en 2015 (c) « Le Soir »

Quatre ans après avoir signé ce film, promesse de grandes carrières tant pour les acteurs que pour les réalisateurs, ces derniers obtinrent deux « Palme d’Or », au « Festival de Cannes », en 1999, pour « Rosetta », et, en 2005, pour « L’Enfant ». A Cannes, il obtinrent, également, en 1978, le « Prix du Scénario », pour « Le Silence de Lorna », et, en 2011, le « Grand-Prix », pour « Le Gamin au Vélo »… Et ce n’est qu’en 2015, qu’ils furent, enfin, consacrés, à Bruxelles, recevant les « Magritte du Cinéma » du « meilleur Film et de la meilleure Réalisation », Fabrice Rongione recevant celui du « meilleur Acteur ».

Notons encore, à l’occasion de cette intéressante rétrospective des « Grignoux », des photos de Christine Plenus seront exposées à la « Galerie Satellite » du « Cinéma Churchill »  et à la « Brasserie Sauvenière ».

A Namur, au « Caméo », dans le cadre des « Classiques du Mardi » du Secteur Cinéma de la Province de Namur, ce mardi 11, à 20h, à 12h et 20h, projection de « L’Audience » (Marco Ferreri/Ita./1972/112’/avec Claudia Cardinale, Michel Picoli et Ugo Tognazzi).

Synopsis: « Originaire du Nord de l’Italie, le jeune Amedeo se rend à Rome pour obtenir une audience avec le Pape. Mais son insistance suscite la méfiance des autorités du Vatican, qui vont tout faire pour l’empêcher d’arriver à ses fins… »

Le premier plan de ce long-métrage découvre son unique horizon: le Vatican, déjà bien présent sur l’affiche du film. Inspiré du roman « Château » (Franz Kafka/1926/édité à titre posthume), ce film de Marco Ferreri (° Milan,1928) « montre la fossilisation de la religion sous l’effet d’une bureaucratie sourcilleuse jusqu’à l’absurde. Plus que la foi, c’est le pouvoir qui est combattu ici, dans la lignée des grandes remises en question de l’après-Mai 68. Mais on est dans un cinéma des idées, de la réflexion, ouvert paradoxalement à une certaine forme de spiritualité » (« Les Grignoux »).

Porté par de sublimes acteurs, ce film demeure, néanmoins, nettement moins connu que celui que ce même réalisateur  tourna peu après, dans un style fort différent, « La grande Bouffe » (Ita.-Fra./1973/130’/avec Marcello Mastrianni, Philippe Noiret, Michel Piccoli et Ugo Tognazzi).

Yves Calbert.

 

 

 

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Avec Marco Ferreri à la réalisation, on se dit que c’est le loup dans la bergerie. Pas tout à fait. Le cinéaste n’était pas alors dans la veine furibarde et paillarde de La grande bouffe, qu’il signera deux ans plus tard. Ici, sa férocité se cache sous la rigueur et la tempérance d’un univers qui étouffe tout, les cris de révolte, les méchantes rumeurs, et parfois aussi les hommes : le Vatican…

 

Un homme aux mille talents

Le comédien Enzo Jannacci qui joue Amedeo, le personnage principal du film, avait de multiples talents ! En effet, il a suivi des études de médecine et il s’était spécialisé dans la chirurgie cardiaque, une profession qu’il a exercé toute sa vie. Il a fait partie de plusieurs groupes de musique tels que « Rocky Mountains » ou encore « I Due Corsari ». Il s’est aussi lancé dans la composition de musiques de film et il a été amené à travailler ave… Lire plus

 

 

 

 

 

2014 : Magritte du meilleur acteur pour L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller

 

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